Geekeries et autres › Conférences, concerts et sorties

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mercredi 22 mars 2017

Lac des cygnes

Mes beaux-enfants (ça fait bizarre, j'en conviens, mais dire "mon beau-fils et ma belle-belle-fille" l'est encore plus). Bref donc, le fils de mon épouse et la sienne (je vous laisse vous dépatouiller avec ça) nous ont offert, à la Noël, des places pour le Lac des Cygnes. Nous y sommes allés il y a quelques semaines.

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dimanche 30 octobre 2016

Peuple de Berryer de Toulouse

La Conférence de Berryer délocalisée en notre belle région se tiendra le mercredi 2 novembre 2016 à partir de 20h30 à l'auditorium Saint Pierre des Cuisines.

L'invitée est Mme Catherine Lemorton, et les courageux candidats traiteront les sujets suivants :

  • Peut-on encore voir la vie en rose ?
  • Faut-il coiffer Sainte Catherine ?

La critique sera assurée par les Secrétaires de la Conférence des Barreaux de Toulouse et Paris. La contre-critique sera assurée par Maître Alexandre Martin, ancien secrétaire de la Conférence du Stage de Toulouse et par Maître Georges Sauveur, ancien Secrétaire de la Conférence du Barreau de Paris.

L’entrée est libre et gratuite. Aucune réservation n’étant possible, il est vivement recommandé d’arriver tôt.

lundi 25 mai 2015

Les fiancailles au couvent

Où mon personnage de midinette survoltée revenant d'un concert d'un quelconque boys' band refait surface. Pour placer un peu le sujet, c'est un opéra de Prokofiev qui en est la cause, chanté en russe parce qu'on le vaut bien.

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vendredi 27 février 2015

La reine morte

Nous avons savouré un très beau ballet ce dimanche. L'argument relate, en prenant quelques libertés avec la vérité historique, l'histoire de Don Pedro du Portugal et de Dona Inès de Castro. Jetez un coup d'oeil sur Wikipédia, ça vaut le détour. Mais revenons au ballet.

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jeudi 5 février 2015

Dessay - Naouri - Pikulski

Natalie Dessay a mis un terme à sa carrière d'opéra, mais cela ne signifie pas qu'elle abandonne le chant ou la scène. Hier soir, nous assistâmes, Chérie et moi-même, à un récital où Mme Dessay partageait la scène avec M. Naouri. Je dois malheureusement avouer que j'en suis sorti quelque peu mitigé.

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mardi 25 novembre 2014

Un contre-ténor, ça troue...

Nous avons assisté, hier soir, à un concert d'Il Pomo d'Oro, groupe instrumental remarquable spécialisé dans les instruments anciens. Les interprètes étaient excellents, avec une mention spéciale à Mme Anna Fusek. Celle-ci nous a charmé les oreilles avec sa flûte à bec[1]. J'ai été surpris par son attitude corporelle, plus proche de celle d'un saxophoniste en plein numéro que de celle d'une concertiste de haut niveau. Après réflexion, ces contorsions sont probablement naturelles afin d'offrir un flux d'air approprié à l'instrument.

Si la première pièce fut purement instrumentale, avec donc Mme Fusek à la flûte à bec, les trois autres pièces (Nisi Dominus de Vivaldi, un Salve Regina de Hasse et le Stabat Mater de Pergolèse) firent intervenir deux contre-ténors, MM. Valer Sabadus et Maarten Engeltjes. J'avais déjà entendu Philippe Jaroussky à la radio mais c'est la première fois que j'assiste en direct à la prestation d'un contre-ténor. Je ne sais s'ils sont tous bâtis sur le même modèle, mais pour ce qui fut d'hier, je dois avouer qu'il est déroutant de constater que ces deux grands gaillards, que l'on verrait très bien sur des terrains de basket, chantent dans un registre aussi élevé.

La maîtrise qu'ils ont de leur voix nous a stupéfaits. Même dans les parties les plus délicates du Stabat Mater, où les deux solistes ne produisent qu'un très mince filet vocal, chuchotant presque leur partition, ils demeuraient parfaitement audibles. Si l'accoustique de la salle aide, il n'en demeure pas moins que ce mélange de puissance, pour que la voix porte partout, et de retenue pour respecter la délicatesse de la partition est très impressionnant.

Deux rappels plus que mérités pour l'orchestre et les solistes.

Note

[1] Qui ne peut que rappeler de sinistres souvenirs de cours de musique en primaire.

vendredi 7 février 2014

Train, la promesse de Miyazawa

Madame et moi avons assisté, hier soir, à une représentation de théâtre québéco-japonaise, ou nippo-québéquoise, comme vous voulez. Un très grand moment de plaisir, malgré un thème plutôt délicat à manier.

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dimanche 1 décembre 2013

Dans les pas de Noureev

Nous revenons d'une représentation de ballet, nommée comme ce billet, et qui a repris cinq extraits d'oeuvres que Noureev a marquées de son talent. Le bilan est positif, mais mitigé quand même. Un spectacle qui est allé plus ou moins crescendo, ce qui fait que l'on repart sur un bon souvenir.

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lundi 7 octobre 2013

Manon

Lors d'un passage estival à Paris, la Dame qui m'hébergea m'a dit que Mme Dessay serait au théâtre du Capitole cette année, pour Manon. Me fiant au bon goût de mon amie, j'acquis à prix d'or ou presque deux places pour cet opéra.

C'était hier.

Bin mes aïeux j'en suis encore tout retourné. Chapeau bas à Nathalie Dessay (qui tenait le rôle de Manon) et à Charles Castronovo, qui nous a fait un chevalier Des Grieux en tous points remarquable. La scène de Saint-Suplice, notamment, m'en donne encore des frissons. Si je ne cite que ces deux-là, cela ne signifie pas que la distribution était en reste. Jusqu'aux décors qui alliaient un aspect minimaliste avec une parfaite pertinence. Il ne manquait rien, et il n'y avait rien de trop.

Merci encore à Celle qui m'a informé. Il eût été dommage de rater ça.

mercredi 26 juin 2013

Un silence glacial

Durant notre séjour à Saint-Pétersbourg, nous avons assisté à quatre concerts, dont trois qui entrent dans le registre dit classique.

Dimanche soir, nous sommes allés au Théâtre Mariinsky[1] pour une représentation de Gisèle. Très beau ballet, mais j'avoue que sans avoir connaissance du livret il est un peu difficile de suivre l'histoire. Arrivés la veille (samedi en milieu d'après-midi), nous n'avions pas encore changé d'euros et sommes donc allés à pied de l'appartement où nous résidions jusqu'au théâtre. Cinq kilomètres environ, une bonne heure de marche, avec la pluie, en talons hauts pour ma CeT, en chaussures-qui-tuent-les-talons pour moi. Evidemment, avec un tel handicap, nous avons raté le début (nous avons pu assister au premier acte, placés tout en haut du paradis). Le corps de ballet du Mariinsky, sincèrement, ça dépote.

Jeudi, ce fut le Lac des cygnes, au théâtre Mikhailovsky. Un presque incontournable si l'on va à Saint-Pétersbourg. Sauf que le niveau technique était bon, mais sans plus. Seul le danseur qui incarnait Siegfried ne s'est presque pas gauffré (il y a quand même eu une réception de saut douteuse dans le dernier acte). Dans les groupes de plus de trois ballerines, la synchronisation laissait quelque peu à désirer : ça ne tournait pas tout à fait à la même vitesse[2], ça sautait bien au même moment mais sans retomber ensemble[3]. Rien qui amènent à hurler à la mort, mais ça gâche le plaisir. J'ai eu l'explication un peu après : ce corps de ballet fait trois représentations par jour, et nous assistions à la dernière de la journée. Ils devaient être un peu morts de fatigue.

Vendredi, concert purement classique (Tchaïkovsky, Rachmaninov et Chostakovitch), sous la direction de Valery Gergiev, le demi-dieu du coin. Le concert était sublime, avec quelques incidents intéressants. Quand j'écris que M. Gergiev est le demi-dieu du coin, ce n'est qu'une légère exagération. Ne le connaissant pas personnellement, je me garderai bien d'en conclure quoi que ce soit sur son caractère en privé. Par contre, quand il dirige un orchestre, il est un demi-dieu dans son comportement vis-à-vis de la musique. Gare à qui, dans le public, commettrait un sacrilège. D'après l'amie qui nous recevait, M. Gergiev entre dans la salle quand il est prêt, quand il sent que l'orchestre est prêt, et quand il considère que le public est prêt. Il n'est pas là pour rigoler, mais pour faire ses dévotions à la Musique.

Ce vendredi, quelques secondes après l'entrée de M. Gergiev, avant même qu'il ne soit arrivé à son pupitre, des spectateurs sont entrés pour rejoindre leurs places. Tout, dans l'attitude de M. Gergiev, a manifesté une très vive réprobation, surtout que les retardataires étaient placés directement dans son champ de vision et se sont permis de papoter un peu entre eux pour se placer. Vous imaginez un demi-dieu confronté à des mortels insolents, et vous aurez le tableau. Tête baissée vers le sol, mains croisées devant lui, l'air de réfléchir s'il sort le lance-flammes ou s'il laisse vivre ces insectes impudents. Finalement il n'a pas attendu et a commencé alors que les retardataires étaient toujours en train de chercher leurs places.

Lors de l'entracte, dix minutes avant la fin de celui-ci, les ouvreuses[4] sont venues au bar dire Attention, dès que le chef d'orchestre entre dans la salle de concert, nous fermons les portes et aucun spectateur ne pourra plus entrer. Cela a déclenché un mouvement de panique du public, qui a englouti le contenu des verres et s'est rué dans la salle pour s'asseoir. On ne sait jamais.

M. Gergiev revient de l'entracte, prend sa baguette, lance l'orchestre sur Rachmaninov... et un téléphone portable sonne dans la salle. Une seconde, deux secondes... mouvement sec de M. Gergiev : il arrête l'orchestre. La température dans la salle perd environ cent degrés, on sent la Mort qui rôde et cherche sa victime. La sonnerie continue une ou deux secondes puis cesse. Mouvement de foule subtil, tout le monde s'assure que son téléphone est arrété ou muet. On ne sait jamais. Le concert reprend, et se terminera sans autre incident.

Je n'ai jamais assisté, faute d'être trop vieux, à l'énoncé d'une peine capitale par un tribunal. Mais je crois que j'ai eu un aperçu de l'ambiance qu'il peut régner dans le tribunal à ce moment-là. Je n'aurai vraiment pas aimé être à la place du porteur du téléphone.

Notes

[1] Anciennement théâtre Kirov.

[2] Quoi qu'on en dise, ça se voit beaucoup.

[3] On entend deux ou trois réceptions au lieu d'une seule.

[4] Qui ont dû se faire sonner les cloches bien gentiment.

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