Nuits de Chine, nuits câlines

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dimanche 13 novembre 2011

Un rangement performant

Les travaux sur le toit sont bientôt terminés, il ne reste plus qu'une ou deux journées de travail. C'est ce que les artisans me disent depuis trois semaines[1] Cela étant, je reconnais que l'essentiel du travail est fait : la volige a été changée et les tuiles sont en place et, pour la plupart, fixées.

M'enfin, il reste plein de choses à faire encore, dont notamment nettoyer le jardin. Parce qu'oublier qu'il faut évacuer les gravats et tout jeter en vrac[2] dans le jardin, ça le fait moyen.

Autant dire que les à-côtés du chantier sont tout à fait folkloriques. Et à ce titre...

Qui dit enlever le toit pour le refaire dit démonter les gouttières. Or, une gouttière, c'est vachement con. Plusieurs mètres linéraires d'un demi-tuyau en zinc, pas spécialement résistant à la torsion ou aux agressions physiques. Donc, il faut bien la démonter et, surtout, bien l'entreposer pour qu'elle ne s'abîme pas avant de la remettre en place. Ce qui, en l'espèce, représente deux fois dix mètres de gouttière à ranger quelque part. Le jardin aurait pu servir à cela, sous réserve d'y avoir pensé avant d'y entreposer tout le matériel et les gravats.

Rien n'arrêtant mes artisans, ils ont trouvé une solution dont je dois reconnaître qu'elle est élégante, à défaut d'être réellement pertinente pour cette situation.

Gouttière optimisée

Vous avez bien vu. Ils l'ont pliée.

Notes

[1] Et ils reviennent deux ou trois fois par semaine terminer le chanter.

[2] Du haut du toit.

mercredi 29 décembre 2010

J'me fait un p'tit joint

Je dois le reconnaître, la situation était idéale : un rapport qui me gonfle à rendre pour avant-hier, une température sympatique pour un 29 décembre, du soleil... Tout concourrait pour que je -délaisse mon rapport- prenne le temps de réfléchir à ce que je vais dire dans ce rapport.

Et donc je me suis attaqué à un petit projet qui me gonflait aussi depuis longtemps (mais moins fort que le rapport) : des joints de fenêtre à refaire. Je conçois dès à présent votre étonnement : en quoi de simples petits joints mériteraient-il une note ? A ma décharge, je doit souligner que ce sont des joints de fenêtres à double vitrage, ces dernières étant d'un seul tenant (en gros, 40 sur 120 cm).

Il s'avère que, sur les trois fenêtres (donc les six battants) de mon salon, le joint extérieur de bas de vitrage est très dégradé. Sans doute l'effet conjugué des intempéries et du soleil, la façade étant là tournée vers le sud-ouest. Tous les vieux du village (dont je fais maintenant partie) vous diront que le mauvais temps vient du sud-ouest.

Bref, ces joints sont à changer si je veux que l'eau ne s'infiltre pas entre le vitrage et le cadre en bois. Il ne s'agit pas d'un joint en silicone (c'eut été trop facile) ni en mastic, mais d'une lamelle en plastique, pratiquement comme les joints de calfeutrement que l'on place sur les embrasures de portes ou de fenêtres.

N'hésitant pas un instant devant la possibilité de ne pas avoir à payer quelque chose, j'ai interrogé le fabricant en parlant de garantie et de service après-vente. Après quelques échanges très aimables de courrier, et une visite sur son site de vente, il m'a fait parvenir un rouleau de joint. Niveau 1 terminé.

Ensuite, je me suis de nouveau rendu au site de vente afin de me faire expliquer l'opération de changement de joint. Parce que, malgré l'apparente simplicité de la manoeuvre, ça ne me semblait pas si trivial que ça. D'autant plus que je ne voyais pas du tout comment faire pour retirer le joint existant, bien coincé entre la vitre et le montant en bois. Le responsable de l'après-vente a passé une quinzaine de minutes à m'expliquer, en me montrant où et quoi dévisser sur une fenêtre de démonstration. Niveau 2 terminé.

Dans la théorie, c'est trop facile : trois vis en tout et pour tout. On retire les deux vis du montant vertical "central" (celui sur lequel se trouve la poignée), on retire la vis du montant inférieur (là où se trouve le joint à changer), les deux montants s'enlèvent, on retire l'ancien joint, on met le nouveau et on revisse. Dans la pratique, c'est une autre paire de manches.

Pour une raison simple. Deux, même. Simples toutes les deux.

La première raison, c'est que si on démonte le cadre, le double vitrage n'est plus retenu par rien. Il est seulement glissé dans les rainures du cadre. Les joints en plastique faisaient légèrement ventouse, mais la durée de vie de cette adhérence s'est révélée plutôt brève. Par chance, lorsque ce foutu double vitrage (15 kilos à mon avis) a commencé à se barrer, j'étais en train de démonter la troisième vis qui m'intéressait. Et ça n'a pas glissé d'un seul coup, juste descendu de quelques millimètres. Il était toutefois évident que la chute risquait d'être plus dramatique si j'ôtais le montant inférieur du cadre. J'ai donc gentiment déposé ce foutu double vitrage, pour constater immédiatement après qu'il était plutôt coupant. Dire que j'ai mis du sang partout est un euphémisme. Si je disparais soudainement, les enquêteurs pourront penser que je me suis fait trucider chez moi, du fait des nombreuses traces de sang qu'ils vont y trouver[1].

La seconde raison, c'est qu'un joint neuf de type "joint de calfeutrage", c'est très épais par rapport à l'emplacement où on souhaite le mettre. C'est d'ailleurs le but : la compression oblige le machin à "remplir" l'espace disponible. Mais pour mettre un joint neuf de ce type entre le montant (certes démonté) d'une fenêtre et le vitrage, il faut se lever tôt ou disposer d'un outillage spécial, toutes deux qualités qui m'ont cruellement fait défaut. Allez mettre un truc donc l'épaisseur est, non compressé, légèrement supérieure à un millimètre dans un espace d'environ un quart de millimètre. J'ai essayé pendant près de quatre heures, sans aucun succès. Quand je tentais de repositionner le montant sur le vitrage, ou le vitrage dans la rainure du montant, ce fut toujours un échec critique.

Je n'ai pas trouvé de solution. La nuit arrivant, et la température baissant, j'ai remonté (difficilement, puisqu'il faut glisser ce foutu vitrage qui pèse des tonnes dans les rainures du cadre avant d'espérer pouvoir visser quoi que ce soit) la fenêtre. Et je m'accorde maintenant le temps de la réflexion. Deux ou trois années, au moins. Niveau trois raté, en beauté.

Notes

[1] Chérie, tu es prévenue.

dimanche 8 juin 2008

C'est l'histoire d'un fou qui repeint son plafond

Plus exactement, c'est l'histoire d'un fou qui envisage de repeindre son plafond. Ce dernier est (était jusqu'au mois de janvier 2007[1]) couvert d'un papier peint couleur digestion difficile hideux (il y a un couloir encore recouvert d'un papier fleurs 1960 tout à fait... redoutable; c'est le prochain sur la liste).

Notes

[1] Oui, 2007, il n'y a pas d'erreur sur l'année.

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mardi 13 novembre 2007

Les visiteurs du matin

Depuis quelques jours, dans mon salon, j'entendais de drôles de bruits, genre scritch-scritch-scritch. Or, il s'avère que je suis très curieux quant à ce qui se passe chez moi, surtout quand cela occasionne d'étranges manifestations sonores.

L'origine fut plus difficile à identifier que les fois précédentes (un oiseau coincé dans un carton et un escargot collé sous une bûchette que j'avais rentrée de l'abri du bois). Le son venait clairement d'un endroit représentant moins de trois mètres carrés et, chose rare en ma demeure, facile à vider totalement de tout meuble ou pile de bouquins sur le sol. Ce que je fis, sans trouver la source, qui continuait occasionnellement à scritch-scritcher. Un poltergeist ?

Finalement, en ouvrant la fenêtre pour regarder le thermomètre extérieur, j'ai trouvé. Dans la rainure de collecte et d'évacutation de l'humidité se trouvait un petit lézard, probablement entré par l'orifice d'évacuation de ladite humidité. Et bien incapable de retrouver la sortie, d'où un état d'inquiétude et d'agitation générateur des sons qui m'ont alerté.

La chasse fut épique, car ces bestioles, ça cavale vite. Mais, et là le bricolage du week-end (ponçage de plâtre, avec très importante production de poussière ultra-fine) s'est révélé bénéfique : l'impétrant est entré sur une zone que je n'avais que partiellement nettoyée, et les pastilles anti-dérapantes de ses doigts n'ont rien pu faire. Si vous connaissez l'un des nombreux gags de Gaston Lagaffe au sujet de la cire-qui-ne-glisse-pas, l'effet fut le même : zip zip zip, on pédale comme un fou mais on n'avance pas d'un millimètre.

Voilà mon visiteur :

Y'a un lézard

Je rassure les âmes sensibles. L'utilisation d'un sachet était la solution la plus simple pour attraper sans le blesser ce visiteur inattendu. Il n'y est resté que le temps de la photo, et il s'ébat tranquillement dans mon jardin maintenant.

lundi 7 mai 2007

Il voit des dragons partout

Toute personne ayant déménagé sait qu'il s'agit d'une opération pleine de surprises. Je ne parle pas de la facture des déménageurs, qui n'a rien à envier au moteur à improbabilité de Zaphod Beeblebrox (Zappy Bibici en français je crois), ni des surprises dans le nouveau lieu de résidence, auprès desquelles Resident Evil ressemble à une aimable sortie de boy-scouts. Non, je parle de ce que l'on découvre ou retrouve, avec honte ou plaisir, au fond des placards. Et quand c'est votre mère qui déménage, il y a des trucs qui ressortent, comme ça, dont on n'avait jamais entendu parler.

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samedi 24 mars 2007

Un p'tit coup de main siouplé

Sur la première semaine d'avril, je vais faire un aller-retour express sur Paris histoire de "déménager" ma mère, ou plus exactement de récupérer diverses affaires qui sont chez elle et qui me reviennent. Voyage express en camionnette, sur trois jours; bien qu'il faille se taper l'aller-retour ça coûte quand même moitié moins cher qu'un déménageur. Mais se pose l'épineux problème de la main d'oeuvre.

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dimanche 18 mars 2007

Rien de mieux qu'un peu de stress

Je vais rarement dans des trocs et autres brocantes. Pas que ça me soit impossible, juste qu'il n'y en a guère dans mon p'tit bled ou alentours (il faut aller à la Grande Ville), et que je n'ai pas trop la fibre à chiner. Toutefois, l'occasion peut faire le larron.

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vendredi 24 novembre 2006

Le meilleur, c'est quand on monte l'escalier

Je crois que cette citation, utilisée dans un contexte totalement différent, est de Michel Simon[1] Clémenceau me souffle-t-on dans l'oreillette.

Notes

[1] Il parlait de ses relations avec de gentes dames aux élans tarifés, ça ne sera pas le cas pour cette note, je vous rassure (ou je vous désole, c'est selon).

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lundi 20 novembre 2006

Et la lumière fut...

Je vous épargne le fiat lux utilisé déjà deux fois et demi. Ne vous méprenez pas, l'intention y est.
D'aucuns, âmes aux conceptions simplistes, vous diront que pour bricoler l'électricité, il faut, outre une saine prudence et un disjoncteur en état de marche, un tournevis, peut-être une pince à dénuder, et guère plus. Ces âmes égarées sont encore bien loin de la Voie, qui seule mène à la félicité. Elles ignorent tout du Bricolage Extrême, apanage et fierté de votre Humble Serviteur. Les pôvres, si elles savaient ce à côté de quoi elles passent...

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vendredi 3 novembre 2006

Pour Samantdi...

Ne pouvant décemment laisser une aussi éminente consoeur de blog grelotter chez elle...

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