Ca, c'est mesquin

Un peu après la mi-octobre, je suis intervenu en tant que formateur dans une émanation d'une école de commerce d'ici. Pour que les étudiants puissent à peu près suivre mes élucubrations, j'envoie mes supports de cours à l'avance afin qu'ils soient reproduits. Ce qui, en l'occurrence, a donné lieu à un échange électronique un peu ubuesque.

"Pour que les étudiants disposent des supports, à qui dois-je les envoyer pour la reproduction ?
- Envoyez-les à Mme B (suivi d'une adresse postale).
- Ne serait-il pas plus simple de vous envoyer un PDF par courrier électronique ?
- S'il n'est pas trop volumineux, si.
- Il fait 50 pages recto-verso[1].
- Alors non, nous ne pouvons pas imprimer un tel volume.
- Vous me dites que vous allez reproduire en 20 exemplaires mon support de 50 pages, mais que vous ne pouvez pas imprimer 50 pages ?
- Exactement."

C'est probablement une histoire d'imprimante au secrétariat, qui n'a rien à voir avec l'équipement du service de reprographie. Tout de même, quand on connaît la tarification quelque peu élevée de la scolarité dans ces écoles, je suis étonné qu'ils ne disposent pas d'une imprimante adéquate. Même moi, radin par excellence, j'en ai une.

Notes

[1] Mes cours sont détaillés, il faut assommer les étudiants dès le début comme ça ils n'osent plus rien dire.

Commentaires

1. Le vendredi 26 octobre 2007, 10:15 par Spica

Hum, en général, si ils ont un cours détaillé et à l'avance, c'est surtout la bonne excuse pour ne pas venir en cours si ça ne les passionne pas ! En fait, tu cherchais juste à réduire l'effectif aux plus intéressés, non ?

2. Le samedi 27 octobre 2007, 14:38 par Nuits de Chine

Spica : c'est un risque, surtout que concernant cette formation il n'y a pas de partiel. Et il est vrai que je préfère avoir une petite dizaine d'élèves intéressés qu'un amphi de j'm'en-foutistes.