Je délègue ma schizophrénie

La vie professionnelle (comme la vie civile d'ailleurs) est pleine de surprises, drôleries et bétises. Il ne faut pas les rater, ça ajoute toujours un peu de soleil dans la journée.

Dring dring dring... la ligne professionnelle sonne. Encore un dinosaure qui n'utilise pas le courrier électronique ? Je décroche, me présente rapidement parce que ça se fait, et j'entends une agréable voix féminine me susurrer Bonjour monsieur NuitsDeChine, je vous téléphone parce que nous avons rendez-vous ce soir... Je ne suis pas particulièrement farouche mais quand même, les blind-dates, ce n'est pas mon truc. Surtout qu'en l'occurrence ce n'était pas une demande de rendez-vous mais une confirmation. J'interrompt ma correspondante, mode humoristique :

"Je suis désolé mademoiselle, vous avez une voix charmante et je ne doute pas qu'un rendez-vous avec vous soit agréable, mais qui êtes-vous et comment vous permettez-vous de gérer mon agenda à ma place ?"

S'ensuit un léger silence.

"Heuuu... je suis Mme A., de SociétéFinancièreQuiAUneCarteAVousProposer, et j'avais noté que nous avions un rendez-vous aujourd'hui.
- Je suis un peu étonné, l'un de vos collègues m'a appelé hier, j'ai dit que je n'étais pas intéressé.
- Ha oui mais mon collègue, il contacte les PME alors que moi je contacte les travailleurs indépendants.
- Et comme je suis aussi inscrit en tant qu'institut de formation, je vais être contacté par une troisième personne ?
- ...
- Il n'empêche que je ne suis pas plus intéressé qu'hier, même si je suis navré de ne pouvoir vous rencontrer."

La conversation a pris fin rapidement. J'attends les autres coups de téléphone du fait de mes différentes activités.

Commentaires

1. Le jeudi 4 octobre 2007, 12:10 par Spica

Et elle a pas voulu maintenir le rendez-vous quand même ?

2. Le mercredi 10 octobre 2007, 17:52 par Nuits de Chine

Spica : c'est moi qui n'ai pas voulu. Je ne me rencarde pas avec des inconnues, fussent-elles pourvues d'une voix veloutée.