Prudence

Il y a deux grands types de négociations : celles où chacun veut préserver quelque chose, et celles où l'une des parties n'a rien à perdre. Dans la seconde catégorie, il existe encore un sous-genre, celui où l'autre partie souhaite absolument conclure la négociation. Si cela vous rappelle des histoires diverses, c'est normal.

Quand on n'a rien à perdre, donc tout à gagner, et que la partie d'en face souhaite conclure coûte que coûte... la négociation tient plus de la boucherie que de la diplomatie.

A l'heure où cette note paraît, ma CeT et moi-même sommes en train de visiter un appartement dans l'idée de nous en porter acquéreurs. Chérie a déjà fait une première visite, et le prix a perdu quelques gros pourcents[1]. J'y vais maintenant pour jouer le gros méchant chieur qui voit des défauts partout. Histoire de rabioter encore quelques milliers d'euros. Ca paiera des meubles.

De mon point de vue, il faut rester prudent et ne pas égorger l'autre, même virtuellement. Tant que rien n'est signé, rien n'est fait. Le vendeur peut recevoir une proposition légèrement plus favorable. Plus les rabais consentis sont importants, plus le risque qu'une autre proposition emporte l'adhésion du vendeur existent. Entre l'accord verbal et la promesse de vente, il peut se passer beaucoup de choses.

Du point de vue de ma TTA, nous n'avons absolument rien à perdre.

Sauf peut-être du temps, pour continuer à chercher un appartement qui nous convienne.

Note

[1] Les slaves ne connaissent pas le terme négociation, ni faire des prisonniers d'ailleurs. C'est toujours pas de quartier, pour la Russie et pour Poutine le Tsar !