Pour un cinquantième

On l'imagine assez, la belle habitude,
Universellement connue là et céans,
Loin des modes creuses et sans bravitude,
Invitons amis et amants, et cent mécréants
Pour une fée et son cinquantième numéro.

Où, de ce siècle à moitié, la fête amener ?
Une idée brillante serait la bienvenue !
Las ! Je dois de mes cogitations forcenées
Indiquer le fiasco, car ne suis parvenu
Pour tout avouer, qu'au néant, un beau zéro.

Oncques ne fit si déplaisante confession,
Uniquement derrière mon écran protégé,
L'orgueil estropié par cette divulgation,
Il me faut rapidement ma honte abréger,
Prenant sans vergogne à mon secours le dico.

Oeuvre difficile que ce jeu littéraire,
Ukase ou défi, on y voit ce qu'on aime,
Le choix d'y jouer ou bien de s'y soustraire
Importe peu, même pour un cinquantième.
Plus que six strophes à trouver, et après dodo.

Oublions ces écarts, aux moutons revenons.
Un mot bien choisi car de caprins il s'agit,
L'impétrante, pour laquelle nous nous échinons,
Ignoriez-vous, je ne sais grâce à quelle magie,
Pourquoi belle chèvre trône-t-elle sous son pseudo ?

Où pouviez-vous donc vos basques traîner, messieurs,
Unifiant les genres sous ce pluriel bien français,
Loin de tout, sans doute, mais quels étranges cieux
Il faut avoir bravé, je vous en fais procès,
Pour ne pas savoir cela, petit rigolo ?

Oui je le dis, oui je l'assène, il se pourrait,
Ultime planche de secours que je vous tends,
L'Hadopi elle-même votre accès couperait,
Internet perdu, plus de réseau sur l'instant,
Puisqu'à la musique vous étiez trop accro.

Oublions le pourquoi, le comment Kozlika.
Une surprise se cache parfois sous le loup,
Le même qui mangea le chevreau délicat,
Illusion du masque, gardons-le voulez-vous,
Pensez, le secret attire comme un lamparo.

Obligation de l'échéance imminente,
Utilisé-je tout cet espace qui reste,
La voix posée, pour notre amie rayonnante,
Intelligente, serviable et modeste,
Partout souriante, même devant un micro,

Officiellement, mais sans les vuvuzellas,
Urbi et orbi, à tous ceux qui me lisent,
Longue vie je lui souhaite, un siècle et au-delà,
Instillant au passage une idée exquise,
Pour tes cent ans, préserve-nous de l'oulipo.


Pour compendre le pourquoi de tout ça, il faut aller par là-bas.

Commentaires

1. Le jeudi 11 novembre 2010, 08:20 par Franck

J'adore le dernier vers :-)

2. Le jeudi 11 novembre 2010, 14:16 par Spica

Je suis admiratif ! Belle performance !

3. Le mercredi 17 novembre 2010, 10:39 par Kozlika

Me voici de retour du bout de la terre
Et je peux lire enfin mes commentaires,
Ravie de retrouver mes vieux complices
Composant des vers plein de malice.
Il est doux de vous lire, amis, pour ce cinquantenaire !