Rencontres hôtelières - 2

Pour ceux qui débarquent, voilà le début du récit.

3- Samedi

Le beau temps aidant, je me suis mis en mode je vais faire découvrir notre belle région à Moricette. Bien sûr, il faut déterminer ce qu'on va visiter. Et je ne voulais pas faire des heures de voiture pour aller voir ceci ou cela. J'ai quand même fait les honneurs de l'irrégulière à Moricette, parce que hein, mais uniquement pour aller jusqu'à la Grande Ville d'à Côté.

Là, nous déambulons dans les rues assaillies de soleil, moi me creusant la tête pour trouver des trucs intéressants à visiter, Moricette acceptant de dire, avec une exquise politesse à peine teintée d'ironie, que tout cela est fort beau et intéressant. Bref.

Heureusement, la veille, Fanny nous avait suggéré de l'appeler afin que nous nous retrouvions quelque part, ce qui se fit en fin d'après-midi. Sous un beau soleil quelque peu déclinant, nous nous sommes vus assis à une terrasse de café, profitant de la douceur de l'air, du concert de klaxons et des bonnes odeurs des gaz d'échappement. Nous devisions allègrement lorsque...

Bang

Cris, odeur de brulé, regards hagards...

Un tube halogène, situé au-dessus de nous, très légèrement sur le côté heureusement, a explosé. Nos voisins ont reçu les morceaux fumants sur la tête et les vêtements ; nous en fûmes quittes pour la surprise et un examen approfondi de la chevelure de Moricette, qui voulait s'assurer qu'aucun morceau incandescent ne s'y était logé. L'incident clôt (les voisins n'ont pas exigé que leurs consommations leur soient offertes, quel manque d'à-propos), nous continuons notre discussion, non sans regarder de temps à autre ma montre, le parking semi-public où est garée l'irrégulière fermant à 21 heures 30.

Vers 19:45, nous levons le camp afin que je déplace la tuture, avant d'aller nous restaurer. Bien sûr, vous l'avez deviné, le samedi le parking ferme à 20:00, et nous y sommes arrivés à 20:05. Grilles closes, aucun moyen d'en sortir. Nous faisons le tour, histoire de voir si par hasard une grille ne serait pas encore ouverte. Nada. Nous croisons quelques personnes du nettoiement, qui nous disent gentiment que les gardiens (tous les 3) sont en vacances donc pour faire ouvrir les grilles faut attendre lundi matin. Ô joie.

J'envisageais de prendre un taxi, mais Fanny propose de nous ramener. Ayant ainsi résolu la question du retour, nous allons manger. Et c'est le troisième drame de ma journée : dans un resto bio végétarien. Damned, moi qui ne carbure presqu'uniquement qu'au Koca et au BigMak, je sombre là dans des abîmes de perplexité alimentaire : c'est quoi ces machins ? ça se mange ? noooon s't'une blague hin ? non ? pfff arrétez de me faire marcher z'êtes pas drôles vous savez...

Merci à Fanny de nous avoir ramenés, malgré un orage qui préparait ses éclairs à l'horizon.

Moricette dormant dans la zone de contrôle du frigo, je n'ai même pas pu aller m'y restaurer discrètement pendant la nuit. J'ai eu les crocs jusqu'au petit déjeuner.

Commentaires

1. Le vendredi 4 novembre 2005, 17:16 par Moricette
"exquise politesse" ça me va, mais j'ai pas été ironique, nanmé, même pas vrai. En revanche je me dois de dire que le frigo a été totalement dévasté d'ici au matin, on ne sait toujours pas si c'est Aaron ou Monsieur Merle qui a fait le coup.
2. Le samedi 5 novembre 2005, 00:23 par Samantdi
Tu t'en étais rendu compte, Moricette, qu'il n'avait pas assez mangé, le garçon?
On apprend de ces choses ici !!!
3. Le samedi 5 novembre 2005, 18:43 par Moricette
Je crois que la séquestration de l'occasionnelle a été un traumatisme plus important que nous pensions. Expression via des troubles alimentaires : classique. Il est probable que depuis, quelques pots de confitures aient été vidés pour compenser.
4. Le dimanche 6 novembre 2005, 01:19 par Samantdi
Moricette, je reconnais là ta perspicace sagacité.
Ce doit être l'xplication !
5. Le dimanche 6 novembre 2005, 11:29 par [Inconnu]
Moricette et Samantha : bon hé ho ça va oui ? On arrête de casser du sucre sur mon dos un peu là ? Sinon je vais sombrer dans la boulimie, z'allez voir ça...
Quoi que non, vous en déduiriez que ça confirme votre analyse.
-- xj
6. Le dimanche 6 novembre 2005, 15:22 par Moricette
Sucre ? alors là... voui, je crois qu'on en déduit déjà que. Au fait, l'occasionnelle a-t-elle souffert de son week-end ? Ce point délicat n'a pas été abordé. Je me fais du souci pour elle. Déjà qu'elle a la régulière sur le dos alors passer deux nuits dehors dans un parking...
7. Le dimanche 6 novembre 2005, 21:33 par P'tit Râleur
Comme je te plains! Je crois qu'il faut être amateur de viandes opulentes et de nourritures substantielles pour réellement comprendre tes affres. Après tant de stress (explosions, séquestration et remuage de méninges pour planning programmatique ;-)) un peu de verdure rôtie éventuellement en compagnie de noix, pignons ou d'autres friandises somme toutes très accessoires ... ça frustre.
8. Le dimanche 6 novembre 2005, 22:18 par Vroumette
J'espère que tu n'as pas empêché Moricette de dormir avec les gargouillis de ton ventre.
9. Le mardi 8 novembre 2005, 00:15 par [Inconnu]
Moricette : L'occasionnelle a bien survécu à son abandon temporaire. Le plus délicat à gérer fut la sortie du parking, sous les yeux de moult étudiants.
P'tit Râleur : Enfin un qui me comprend. Merci, merci !
Vroumette : A priori non, Moricette dormant à un étage et moi à l'autre. Si je l'avais gênée, je suis sûr qu'elle ne se serait pas privée de le signaler. Or, silence total, duquel je déduis que.
-- xj