23/366 : sentiment de déjà vécu

Chaque fois que je rédige un compte-rendu de réunion, c'est la même chose. Je me repasse tout le film une, deux, trois fois afin d'être certain de n'avoir rien oublié malgré mes notes abondantes. Outre que cela me prend du temps, généralement nettement plus que la durée de la réunion, il n'y a aucun suspens. Pas de détail oublié, pas d'annotation que je ne comprend plus une semaine après, rien. Une même histoire en boucle, encore et encore.

Jusqu'au moment où j'imprime pour la première fois le compte-rendu, même lorsqu'il est loin d'être terminé. Le document matérialisant l'action en cours, il n'y a plus rien d'autre que la nécessité de le bien finir. Ca débloque tout.

Jusqu'au prochain compte-rendu à rédiger.