I will be back...

Je n'ai[1] pas la tête de Schwarzy/Terminator. Il n'empêche que la petite phrase Je reviendrai se révèle utile, surtout lorsque l'on revient avec des munitions. Certes, pas des munitions comme celles de Schwarzy, peu compatibles avec des relations sociales appaisées. Mais une forme de munitions quand même,

Le contexte est fort simple. J'ai acheté il y a cinq ans moins huit mois des ampoules électriques fluorocompactes. Vous savez, ces machins qui doivent nous faire économiser de l'électricité et donc de l'argent, et qui coûtent fort cher. Ces ampoules sont assorties d'une garantie de cinq ans. Je suis donc encore dans la période de garantie, et l'une des ampoules a grillé. Prévoyant comme je suis, je ressors le ticket de caisse soigneusement archivé, ainsi que l'emballage de l'ampoule, et je me dirige vers le supermarché où j'ai réalisé mon achat, avec la ferme intention d'obtenir le remplacement de la dite ampoule défaillante.

Comme je m'y attendais, je me fais gentiment éconduire sous l'angle du Contactez le fabriquant. C'est techniquement une possibilité[2], mais elle ne me convient pas du tout : pour obtenir l'échange sous garantie d'un produit défectueux, il me faudrait envoyer l'ampoule à mes frais et dans un emballage idoine. D'autant plus qu'il ne s'agit pas de la situation habituelle, qui est que le vendeur doit gérer la garantie de ce qu'il vend, et que je n'ai pas été informé de cette dérogation au moment de l'achat[3]. J'exige le remplacement de l'ampoule par le vendeur, qui est celui avec qui j'ai contracté au moment de l'achat. Fin de non recevoir de la part de ce dernier.

Je dis alors mon petit Je reviendrai, en sortant mon téléphone et en appelant un huissier pour prendre rendez-vous au lendemain, afin qu'il constate le refus de prise en compte d'une garantie. Là, le patron me dit Je vais quand même me renseigner, laissez-nous votre numéro de téléphone.On commence à s'éloigner du script de Terminator, preuve s'il en fallait une que la vie n'est pas un film[4]. Le temps de revenir à mon bureau, j'avais un appel sur le répondeur me demandant de recontacter la supérette.

Je viens de discuter avec le patron de celle-ci, qui me dit de repasser pour un remplacement ou un remboursement.

Moralité : pour faire respecter ses droits de consommateur, y compris sur quelque chose d'aussi trivial qu'une ampoule à 10 euros, il faut parfois faire monter la pression et menacer de faire venir un garde du cardinal (la supérette en question, historiquement, n'aimant pas ces derniers).

Notes

[1] Heureusement je pense, ma CeT pourrait bien me le reprocher.

[2] J'ai vérifié auprès de la DGCCRF et de mon conseil juridique.

[3] Cet axe d'attaque, je viens de l'apprendre.

[4] Et que je ne suis pas Schwarzy.