Une Berryer à Toulouse

Une fois n'est (malheureusement, en l'espèce) pas coutume : la dernière conférence Berryer s'est tenue à Toulouse, hier soir.

Grief majeur, la salle du Sénéchal était bien trop petite pour l'événement. Ma CeT et moi, rejoints par trois émérites blogueurs que je laisserai se dénoncer s'ils le désirent, étions là 90 minutes avant l'heure, et ne sommes entrés que de justesse. Nos augustes postérieurs n'ont trouvé que quelques méchantes marches pour se poser, nul fauteuil n'étant plus disponible. Et je ne parle pas de tous ceux qui ont dû rebrousser chemin.

Autre grief de taille, la conférence commença avec une heure de retard, ce qui est particulièrement dommageable si l'on prend en compte la durée de l'événement. J'ignore si c'est de coutume (peut-être), mais il me semble que l'on ne fait pas attendre quelques 400 personnes[1] sans au moins quelques excuses, qui auraient pu se glisser dans la bouche des secrétaires.

Cela étant dit...

La qualité des intervenants (candidats, secrétaires et invité) nous a fait passer une excellente soirée. Toutes les interventions n'étaient pas égales, loin s'en faut, sans que cela ne parvienne à gâcher notre plaisir. Beaucoup d'humour (parfois en-dessous de la ceinture ou au niveau des amygdales mais jamais lourdingue), du rythme et des saillies vigoureuses ont ponctué la soirée et les échanges.

L'heure avancée et l'inconfort nous ont obligés à partir avant la fin, sans écouter les contre-critiques des bâtonniers de Paris et de Toulouse. Je gage que ce fut aussi enlevé que tout ce à quoi nous avons assisté.

La délocalisation n'est donc pas toujours une malédiction, surtout si c'est pour amener une poignée de parisiens abrutis et incultes[2] à venir sous nos cieux apprendre si, oui ou non, les amygdales peuvent être fécondées.

Notes

[1] Quand je dis que la salle, d'une capacité de 250 places, était bien remplie.

[2] Ainsi ont-ils été décrits par l'invité de la soirée.

Commentaires

1. Le vendredi 7 octobre 2011, 17:23 par Spica

Ah mince, j'avais oublié de noter la date... J'étais curieux de voir ça, depuis le temps que je vois Maître Eolas faire la pub pour les éditions parisiennes... Pour une fois que c'était chez nous... Tant pis.

2. Le dimanche 9 octobre 2011, 19:25 par Nuits de chine

Spica : peut-être y en aura-t-il d'autres. Après tout, ce fut un succès.