Un peu de tenue, que diable !

Après une longue pause dûe aux vacances d'été et à la vie qui nous oblige à travailler plutôt qu'à nous amuser, nous donnions, hier, notre dixième représentation théâtrale. Contrairement aux fois précédentes, ce n'était pas chez l'habitant mais dans une grande salle de réunion[1] mise à notre disposition par un Comité d'Entreprise - et les spectateurs étaient tous des collaborateurs de ladite entreprise, ou retraités d'icelle.

Tout le monde, spectateurs comme acteurs, s'est bien amusé. A un détail près, pour les acteurs : l'une des spectatrices, que je qualifierai méchamment de vieille rombière d'une autre époque, est venue avec son toutou-à-sa-mémère[2]. Parce que la laisse était sans doute trop dure pour lui, il fut laissé libre d'errer dans la salle. Pas plus con qu'un autre, il est allé errer là où il y avait de la lumière, des mouvements et des voix : sur scène, littéralement dans nos pieds, à manger les quelques cacahouètes et autres pâtes qui pouvaient tomber au sol.

Par chance, il n'a pas aboyé ni émis le moindre son. Il n'empêche, ce fut quelque peu perturbant. D'ailleurs, la maîtresse ne s'est pas attardée à la fin de la représentation, s'éclipsant sans participer au buffet qui a suivi. Elle ne voulait sans doute pas gêner.

Notes

[1] Transformée par nos soins.

[2] J'exagère un poil, je le concède.