C'est l'histoire d'un fou qui repeint son plafond

Plus exactement, c'est l'histoire d'un fou qui envisage de repeindre son plafond. Ce dernier est (était jusqu'au mois de janvier 2007[1]) couvert d'un papier peint couleur digestion difficile hideux (il y a un couloir encore recouvert d'un papier fleurs 1960 tout à fait... redoutable; c'est le prochain sur la liste).

Notes

[1] Oui, 2007, il n'y a pas d'erreur sur l'année.

En janvier 2007, le fou a retiré le papier peint, collé par un produit miraculeux, et probablement prohibé depuis, qui fait fusionner le papier et le plâtre. Une moitié du plâtre est donc restée sur le papier, laissant de nombreux pleins et déliés non calligraphiques au plafond. Les mois de février et mars ont vu le fou gratter, faire tomber les gros morceaux qui tiennent pas et virer les petits qui tiennent presque mais pas complètement. Pendant les mois d'avril et de mai, ce fut une longue réflexion sur comment replâtrer ce truc, non pas que le plâtre soit étranger à l'individu en question, mais il faut que ça soit vachement lisse et sans défauts, déconnons pas quand même, c'est un plafond, pas un mur à l'ancienne. Au passage, le plafond a du descendre d'un bon centimètre du fait des couches successives de plâtre ajoutées.

Début juillet, le dingue a fini par obtenir quelque chose qui, enfin, lui convient à peu près. Entre juillet et novembre, il a fallu poncer pour obtenir une surface lisse et sans aspérités, et donc changer plusieurs fois de poumons parce que les masques respiratoires, c'est pour les chochottes. La hauteur de plafond a récupéré une bonne moitié du centimètre perdu au préalable.

Tout ça pour constater que la sous-couche, dont l'application est nécessaire avant toute peinture, s'écaille sur environ 40% de la surface du plafond. Il doit y avoir une étonnante réaction chimico-physique dans le plâtre, mais le fou n'est pas chimiste et ne sait pas expliquer ça. L'hiver et le début de l'année 2008 ont été consacrés à la recherche d'un produit miracle permettant de faire cet enduit de plafond, merdre, parce que ça commence à bien faire.

Le fou en est arrivé (après, de nouveau, enduit, ponçage et changement de poumons) au stade où il faut passer la sous-couche. Et il hésite, du coup : le plafond n'est pas parfait, mais dans cet état il est correct et, de toute manière, bien mieux que ce qu'il était avant. Peut-on le laisser ainsi, brut et sans peinture, et s'affranchir donc du risque de voir la sous-couche s'écailler de nouveau ?

Il est des interrogations qui font paraître la résolution du dossier israélo-palestinien comme un petit amusement de maternelle.

Commentaires

1. Le mardi 10 juin 2008, 00:24 par mume

Le fou en question a-t-il réfléchi à la possibilité de coller de la toile de verre sur le beau plâtre presque parfait? Ou tout bonnement une peinture spéciale plafond mate (testée) dans ma salle de bain à ma grande satisfaction . Travaux achevés fin mars...alors ...

2. Le mercredi 11 juin 2008, 09:02 par Nuits de Chine

Le malade n'a pas tout testé, notamment pas la toile de verre. Mais aucune des quelques peintures ou sous-couches n'a tenu, tout s'est écaillé à vitesse accélérée - d'où l'idée de refaire vraiment le plafond.

3. Le mercredi 11 juin 2008, 22:23 par levriernoir

Salut!

L'intéressé a-t-il envisagé de poser une plaque de placoplâtre pour masquer le plafond? C'est plus facile à repeindre.

4. Le jeudi 12 juin 2008, 23:28 par brol

Décidément, tu connais des gens bizarres ;-p

5. Le vendredi 13 juin 2008, 16:48 par Nuits de Chine

Levriernoir : oui, il y a pensé, mais ne sait pas bien faire pour un plafond (pour un mur, ce serait plus facile, c'est vertical).
Brol : c'est une évidence.