Les affres du déménagement

En gros, le déménagement du carnet est terminé. La récupération automatique des anciennes notes sur 20six se passe bien sur mon système de test, à quelques problèmes d'accents près. Il me reste à automatiser la récupération des images (parce que je pense aux zôtres qui voudront aussi migrer leurs blogs, et qui auront plein d'images), et tout sera plié. C'est déjà suffisant pour moi. D'où l'apparition, sous peu, de ces anciennes notes, de vos anciens commentaires, la totale.

Il n'y a pas que ce carnet qui a déménagé. Moi aussi, en tout cas pour mon bureau, qui est maintenant dans des locaux tout neufs. Ce qui ne va pas sans problèmes, tout neufs eux aussi. Ca fait 10 ans que je suis indépendant, que je bosse seul dans mon bureau. Là, c'est un bureau partagé. Vous me direz, drôle d'idée, mais c'est mon choix. Il faut juste que je m'habitue à ce que d'autres personnes évoluent autour de moi, parlent, respirent, reçoivent des appels téléphoniques... la socialisation, c'est pas facile tous les jours.

Il faut aussi s'habituer aux locaux. Et tout particulièrement à l'usage des toilettes. Ce n'est pas que je découvre ces lieux et leur finalité, je vous rassure. C'est juste qu'il y a quelques détails qui tuent. Le premier (les autres viendront plus tard), c'est que les toilettes ne sont pas différenciées, en cela qu'il n'est nullement marqué qu'à droite c'est pour les dames et à gauche pour les messieurs. Or, comme "à droite" est plus proche de mon bureau que "à gauche", je pratique la pièce de droite. Où je me suis récemment fait incendier par une charmante damoiselle, outrée d'y croiser un représentant du sexe fort. Le dialogue a ressemblé à ceci :

"Mémémé vous ne devez pas être ici Monsieur, c'est pour les femmes !
- C'est pas marqué sur la porte, désolé.
- Pourtant ça se voit : il n'y a pas d'urinoir !"

Jusque là, vous me direz, pas de problème particulier, elle n'a pas tort et je n'avais pas noté ce détail (plus exactement, j'avais noté l'absence de, et je pensais que c'était dû à la pingrerie du propriétaire). Sauf qu'évidemment, je n'aime rien tant qu'à dire des choses horribles, avec un petit sourire en plus.

"Pas d'urinoir ? Et ça, c'est quoi alors ?" fis-je en désignant, vous l'avez deviné, les lavabos. Le regard empreint d'horreur qu'elle m'a jeté à ce moment valait très cher.

Commentaires

1. Le jeudi 30 mars 2006, 14:35 par Eulalie

J'imagine quel a pu être ce regard d'horreur et je ris.
Très heureuse de te retrouver, vraiment !

2. Le jeudi 30 mars 2006, 21:38 par samantdi

Les affaires reprennent, j'en suis ravie ! :-)

3. Le dimanche 2 avril 2006, 19:52 par Nuits de Chine

Eulalie : Tu n'imagines pas la réputation que ça me fait maintenant (l'histoire des lavabos, pas le fait que tu sois heureuse de me retrouver).
Samantha : Oui, il faut bien un jour revenir aux affaires.

4. Le samedi 27 mai 2006, 20:03 par Kozlika

Mandieumandieumandieu... chez moi c'est la porte de gauche on est bien d'accord ? (m'en vais acheter une citerne de javel fissa).

5. Le samedi 27 mai 2006, 20:47 par Nuits de Chine

Kozlika : meuh nan, quand je suis invité je me conduis vachement bien.
-- Xj

6. Le vendredi 9 juin 2006, 16:29 par Ennairam

Oui. Bon, je ne sais pas ce que je peux répondre aux hommes qui seraient choqués de me voir utiliser leurs lieux d'aisance...(Moi, je vais où il y a de la place hein...)