Floc floc

En préambule, je fais cette note parce que ma mésaventure, que je voulais garder secrète, a déjà fait rire deux blogueuses. Ma légendaire générosité m'empêche d'en priver un plus large public.

Adoncques, mercredi dernier, plein de bonne volonté et de linge sale, je décidai de faire une lessive. Cela arrive à des gens très bien, alors pourquoi pas à moi ? Pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas (elles ne sont pas assez confortables pour cela), je n'ai pas fait l'opération nuitamment comme il m'en est pourtant coutume. Au sortir du repas de midi, je remplis donc la machine (à chargement frontal, c'est important pour la suite) et hop, en marche. Puis je vais bosser dans mon bureau à moi, juste à l'étage au-dessus.

90 bonnes minutes plus tard, ayant envie d'un café, je redescends. J'ouvre la porte de la cuisine/salon/salle à manger (c'est un peu grand chez moi), et ...

Floc.

Comment ça floc ? De l'eau ? Chez moi ? Je sais bien que le fleuve régional est au-dessus de sa cote d'alerte, mais d'ici à ce qu'il arrive chez moi je pense que pas mal de monde sera sous l'eau. Donc, ce n'est pas le fleuve. Donc c'est.... haaaa la machine à laver !

La porte de la susdite s'est ouverte en plein lavage. Et, comble de bonheur, parce que je le vaux bien et parce que faire les choses à moitié n'est vraiment pas mon genre, l'interrupteur sur le verrou de la porte, sensé arrêter la machine si ladite porte est ouverte, est tombé en panne. Donc, je n'ai pas juste quelques litres qui ont débordé du tambour et se sont répandus dans la pièce. Non non non. Depuis je ne sais combien de temps (mais pas plus de 90 minutes), la machine tente désespérément de remplir son tambour, lequel se vide par la porte ouverte.

D'où le floc floc floc.

J'ai compté six seaux de 10 litres bien remplis pour éponger tout cela. Je n'ose imaginer ce que ça aurait donné si la lessive avait été nocturne. Sept heures de remplissage de tambour se vidant dans la pièce ? Brrr j'en frémis encore.

D'un autre côté, maintenant le sol est tout propre, depuis le temps que je voulais le laver...

Commentaires

1. Le lundi 21 février 2005, 19:16 par Heidi
Quelle vie d'aventurier ! L'Amazone dans son chez-soi, fallait oser !
2. Le lundi 21 février 2005, 21:27 par [Inconnu]
Y a pas de voisin(e)s du dessous ? Ouf !
3. Le lundi 21 février 2005, 23:38 par [Inconnu]
J'ai connu ça enfant. Toute la nuit, ça a coulé. 10 cm d'eau dans un appart de 110 m² au réveil (et presque autant dans le couloir et chez les voisins)... On a dû faire venir les pompiers. Sur les meubles, il reste la trace : 'crue 1981'.

Mes parents nous avaient acheté à chacun un petit sèche cheveux et confié la mission, entre le goûter et les devoirs, de nous appesantir sur un petit carré de moquette par jour. Au bout d'un temps certain, ça commençait à sentir le moisi... le pied.. :-(

Bon courage ;-)

4. Le mardi 22 février 2005, 01:31 par [Inconnu]
Avec un timing nocturne, ça t'aurait fait un rêve humide... Tant pis pour nous!
5. Le vendredi 25 février 2005, 12:13 par Hedwige
A toute chose malheur est bon, en fait.
[proverbe approximatif, je doute...]
6. Le samedi 26 février 2005, 11:16 par [Inconnu]
MmRrrriaouu
Alice ?
7. Le samedi 26 février 2005, 18:33 par [Inconnu]
Je connais un appartement, un ancien appartement loué par mes soins dont la machine à laver a débordé toute la journée, lorsque je suis rentrée chez moi, il pleuvait dans les parkings, c'était Deauville à marée basse, j'ai inondé ma voisine, une avocate, elle est devenue mon amie, ça sert parfois d'inonder les voisins...
8. Le samedi 26 février 2005, 18:40 par [Inconnu]
Oui, mais en pleine nuit, tu te serais réveillé le matin avec une piscine ! Et pour les piscines, pas besoin de rateau, ça y va à l'épuisette !
Mal joué... :p
9. Le jeudi 3 mars 2005, 22:58 par [Inconnu]
Heidi : des Amazones (sans leurs armes), je veux bien. Mais pas le fleuve !
Poly : Si, il y a des voisins en-dessous. Mais ça fait longtemps qu'ils sont là, le quartier est bâti sur un ancien cimetière médiéval.
Breizhie : Merci de me dire ce à quoi j'ai échappé.
Avril : Du fait de mon âge et de ma décrépitude avancés, mes rèves humides mettent en jeu deux personnes très chaudes : une camomille et une bouillote. Je ne sais pas si vous avez perdu grand chose.
Hedwige et heure_bleue : Il faut toujours voir le bon côté des choses.
Eulalie : Vu la température actuelle, je me serais plutôt réveillé avec une patinoire. Et me serais pris une belle gammelle à la place de mon petit déjeuner...
-- xj
10. Le vendredi 4 mars 2005, 08:35 par [Inconnu]
Alors ça va : ce genre de voisin n'est pas un professionnel des assurances, et ne risque pas d'appeler son avocat...