Coïtus interruptus...

Pour commencer, je tiens à apporter un démenti formel à quelqu'un situé de l'autre côté de mon écran : non, je ne fais pas qu'une seule note mensuelle. La preuve.

Après cette petite mise au point mesquine, revenons au sujet. Hop. Sujet.

Ayant bien bricolé samedi dernier, sans me couper quoi que ce soit, ni m'éborgner, ni rien, je me suis dit qu'il serait intéressant de m'accorder quelque plaisir. Pour être honnête (oui, ça fait partie de mes résolutions de début d'année, mais ça ne devrait pas durer) j'avais déjà prévu le truc plusieurs jours avant, parce qu'il est des choses qui se planifient (et si cela vous rappelle une planche des Bidochon, c'est 1/ vrai 2/ que vous avez de bonnes et saines lectures).

Donc, dimanche, dès potron-minet (qui, en l'occurence, se situe à 6:00 du matin), je m'en vais convoler avec mon irrégulière. Hmmmm, volupté et tout ça.

Alors que tout semblait absolument normal, que rien ne permettait de présager le moindre incident et que nous n'oeuvrions de concert que depuis une toute petite trentaine de minutes, à peine assez longtemps pour s'échauffer, ladite irrégulière m'informe soudainement, de façon péremptoire et sans ambigüité aucune, qu'elle allait bientôt se trouver dans la totale incapacité de freiner quoi que ce soit, et qu'il fallait donc faire quelque chose urgemment. C'est, je dois en convenir, le genre de choses parfaites pour gâcher totalement mon plaisir.

Voir clignoter au tableau de bord un beau point d'exclamation rouge, accompagné du message sybillin "système de freinage défaillant", ça ne m'enthousiasme que très moyennement. Heureusement, une station service s'est offerte à mes yeux angoissés et j'ai pu refaire le niveau du liquide de freins. Il ne reste plus qu'à prendre rendez-vous pour une vérification du biniou.

Ca, c'était le début. La suite devait en principe mieux se passer, sous la forme d'une randonnée à raquettes (à neige, je précise pour les zurbains qui n'y connaissent rien). Rendez-vous était donné à 9:30 assez loin au fin fond d'une vallée perdue. J'y arrive vers 9:15, lieu de rendez-vous facile à identifier, aucun problème, le groupe se constitue. Personne ne se connaît. A 9:25, les derniers arrivants arrivent... et repartent tout de suite. Raison invoquée :
"Ha non on peut pas commencer la randonnée tout de suite, nous n'avons pas fait notre tiercé".
Plusieurs membres du groupe, dont moi, se regardent avec stupéfaction. Le guide ne bronche pas, et on attend donc ces messieurs les turfistes. Température extérieure 3 ou 4 degrés max, on se gèle gentiment, le guide ne bronche toujours pas. Les mauvaises surprises continuent.

Finalement, vers 10 heures, les turfistes reviennent et on peut aller au point de départ, à une dizaine de minutes en voiture.

La promenade était sympa, mais loin de ce que je pourrais appeler une randonnée. Nous n'avons pas dû marcher plus de trois heures et 300 mètres de dénivelée... Une bête promenade, quoi, sans plus. Pas de quoi fouetter un chat.

Mais ce qui m'intéressait le plus, c'était la suite. Le repos du guerrier, le pourquoi de la sortie : passage aux thermes de notre point de rendez-vous. Je ne suis pas un fana du thermalisme, mais je dois avouer que c'est bien agréable tout de même, surtout après une bonne promenade. Je fais mon choix : bains bouillonnants et massage aux huiles essentielles. Arf. Avec une masseuse, évidemment.

Alors là, que ce soit clair entre nous.

Les bains bouillonnants, bien chauds, c'est super. Mais l'odeur d'oeuf un peu avancé qui se dégage parfois de l'eau, plutôt souffrée, est un tue-les-fantasmes de première catégorie, vous pouvez m'en croire. Lorsqu'après cela on constate de surcroît que la masseuse est devenu un masseur, certes bel homme* mais désolé ce n'est vraiment pas mon truc, ben on se dit qu'on aurait mieux fait de rester chez soi.

* le massage était soit aux huiles essentielles, soit à l'eau thermale sous une sorte de douche. Le masseur était donc en boxer-short, et a été très apprécié des damoiselles du groupe.

Commentaires

1. Le mercredi 19 janvier 2005, 02:32 par [Inconnu]
Mais tout ceci est bon pour les muses mensuelles... ;D
2. Le mercredi 19 janvier 2005, 22:35 par Krein
J'ai du pleurer de rire au moins 3 bonnes minutes en relisant cette merveilleuse note sur tes deux conquêtes... Et pour ajouter quelque chose sur le post mensuel, disons que si on râle, c'est qu'on aime tellement ça qu'on en voudrait tous les jours. Et bravo pour le bricolage, tu deviens grand maintenant.
3. Le mercredi 19 janvier 2005, 22:55 par [Inconnu]
Eulalie Mes muses, ma mie, moquent mesquinement mes maigres mots.
Krein Promis, un de ces jours je vais aller faire l'ouverture des soldes et je raconterai l'expérience.
-- xj
4. Le vendredi 21 janvier 2005, 00:18 par [Inconnu]
J'étais outrée ! Je me suis dit que j'irai vertement tancer Dame Poly qui s'était permis de vous recommander à moi. Seule votre plume habile vous a sauvé d'un étiquettage hâtif comme top goujat number one.

Félicitations pour votre note du mois d'août. Une pure merveille. :-)

5. Le vendredi 21 janvier 2005, 21:13 par [Inconnu]
Wééééé(j'adore m'exprimer comme ça !)
C'est cool les raquettes(en fait c'est surtout le soin après....avec une masseuse !)
6. Le samedi 22 janvier 2005, 11:50 par [Inconnu]
Et laquelle des deux - de la régulière et de l'irrégulière - a le plus beau chassis ?
7. Le samedi 22 janvier 2005, 15:25 par [Inconnu]
Breizhie Heureusement que tu as lu toute la note; je m'en serais voulu d'être à l'origine d'une tançade injuste de Dame Poly.
Falafel C'est aussi ce que je me disais avant de constater le vil échange masseuse/masseur.
Poly Ma note du 20 août (http://www.20six.fr/xiaojie/archive/2004/08/20/1cef4waesxz8x.htm) devrait apporter une réponse à ta question.
-- xj
8. Le mercredi 26 janvier 2005, 00:46 par [Inconnu]
Arrête donc de faire le zouave, tu ne profiteras pas plus de la main de masseur.
Tonton, culotté