Il faut tuer tous les lapins

Je tiens à préciser que le titre de cette note est à prendre au premier degré, et n'a rien à voir avec la guerre plus ou moins larvée que se livrent quelques-uns, par blogs interposés.

Je n'ai, à vrai dire, pas grand grief contre les lapins. Cependant, nous vivons dans une économie de marché où l'offre et la demande régissent les échanges. Si l'on élimine tous les lapins, par le simple, naturel et très efficace jeu du marché, la production de carottes s'arrêtera. Or j'ai, depuis aujourd'hui, un lourd contentieux envers les carottes.

Tout avait pourtant bien commencé. Il ne me manquait que bien peu de choses pour baigner dans une totale félicité. Mais l'absence de ces légumes orangés aurait profondément dénaturé le plat en cours de préparation. En outre, il me fallait diverses autres bricoles qu'il est facile d'obtenir au super-marché du coin. Ne reculant pas devant le danger, je décidai de braver les périls automobiles ainsi que les radars sarkoziens, et d'aller dans le [ESPACE PUBLICITAIRE A LOUER] le plus proche. Là, au fil des rayons, mon caddie (TM) se remplissait. J'en vins à aborder le rayon des fruits et légumes, où se trouvaient les principaux objets de ma quête.

Du regard, inquisiteur et connaisseur, je jauge l'étalage. D'un geste aussi précis que sûr, je me saisis de l'un de ces objets oblongs que j'étais venu chercher. Redoutant toujours une attaque ennemie, une carotte étant (secret ninja quarante-treize) une redoutable arme de jet, j'évalue son équilibrage en lui faisant faire une petite pirouette en l'air, juste devant moi, comme si je jonglais. Le légume s'élève à hauteur des yeux, tout en tournant élégamment sur lui-même, signe évident d'une excellente répartition des masses. Et il entame sa descente vers ma main qui, après l'avoir lancé, s'apprête à le saisir pour qu'il ne cheye pas au sol.

Trahison !

Au moment crucial de la saisie, par je ne sais quel maléfique transport, la trajectoire de la carotte dévie brutalement, mettant en péril la beauté de l'ensemble de l'opération. Mes fulgurants réflexes entrent en jeu, et j'évite le pire. Enfin, presque.

Car la carotte, évidemment possédée par un puissant démon, est venue violemment mordre dans l'ongle de mon pouce droit.

Ca fait 'achtement mal, de se retourner un ongle.

J'me suis blessé avec une carotte.

'tain la honte.

Commentaires

1. Le mardi 16 mars 2004, 13:14 par [Inconnu]
c'est vicieux ces petites bêtes là!!
2. Le mardi 16 mars 2004, 15:28 par [Inconnu]
xpdrrrrrrrrrr
xiao, tu sais qu'il existe [conseil d'amie n° cinquante-seize] des choses fantastiquement fabuleuses qui s'appellent des balles de jonglage, (je n'ai volontairement pas cité les massues non non vaut mieux pas), et un endroit pour ca qui se nomme CIRQUE... c'est tellement mieux que la carotte au supermarché... mais bon, je suppose qu'une bande de jeunes femmes sexy étaient encore en admiration et que tu n'as pas pu résister... sacré James !...
heu genre pour savoir, quand la carotte a attaqué, t'as gardé ton sourire et ton air "je vais bien tout va bien" ou alors t'as hurlé "banzaïïÏ" ? hi hi un pansement peut etre ? lol
3. Le mercredi 17 mars 2004, 16:10 par [Inconnu]
Cookie > Voui. J'l'ai toujours dit, les légumes sont mauvais pour vot' santé (mais ma môman voulait pas me croire)
Ginto > Nan y'avais pas de jeunes femmes sexy dans le coin. Et quand je me suis fait ainsi attaquer, j'ai juste dit (à voix basse) un truc du genre "p.. de m... de s... de c... de truc".
-- xj
4. Le vendredi 19 mars 2004, 14:08 par [Inconnu]
rhooo tu connais tous ces vilains mots là toi ??? rhoooo ^^ lol ^^
5. Le lundi 4 juillet 2005, 20:13 par Mirime
j ne conprend pas pourkoi en arrivé la