Nuits de Chine, nuits câlines

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mercredi 25 novembre 2009

Les S&W de ma CeT

La semaine dernière, j'ai fait un rapide saut dans le blizzard de Normandie[1] pour une visite chez un client. J'en parlerai peut-être dans une autre note. Au retour, je me suis arrété à Paris pour passer un après-midi à visiter un salon professionnel.

Et pas n'importe quel salon, puisque c'était Milipol'09. Voui, le salon des marchands de tout ce qui fait bang ou boum, plus plein d'autres trucs rigolos autour (genre le matériel pour entrer très rapidement dans un immeuble afin d'y faire bang sur des méchants, ou pour examiner l'intérieur des gens pour s'assurer qu'ils ne transportent rien de bizarre dans leur estomac ou tube digestif[2]). Comme je suis un type galant, j'ai ramené quelque chose pour ma CeT.

Marque Smith&Wesson, parce qu'elle le vaut bien. Si, si. En profitant en outre de la gamme de couleurs disponible (cliquez sur les images pour le grand format).

Notes

[1] Les chauffeurs des taxis m'ont tous dit qu'il était miraculeux d'avoir un aussi beau soleil ce jour-là.

[2] Vous avez un beau côlon, madame

lundi 16 novembre 2009

Bougez avec La Poste

J'ai reçu ce jour une jolie missive de La Poste, me signalant la résiliation pure et simple de mon contrat de boîte postale professionnelle. Certes, c'est pour le remplacer par un nouveau produit, mais j'aurais quand même apprécié une information préalable plutôt que ce "le nouveau service Boîte Postale Flexigo remplace le service actuel. Dans ce cadre, votre contrat Boîte Postale est résilié avec effet au 31 décembre 2009". D'autant plus que glisser un feuillet d'information dans les boîtes postales, pour des postiers, ça ne coûte pas le prix d'un timbre.

Bref. Puisque ma BP qui marchait vachement bien est remplacée par une BP Flexigo (c'est le nom qu'ils ont donné à leur produit), et que je n'ai aucune information dans la lettre m'informant que, je me suis rendu sur le site ouaibe de La Poste. Si quelqu'un y trouve une information sur Flexigo, qu'il me prévienne :

Flexigo sur La Poste

Et même en passant par Gougoule, au cas où le moteur de recherche du site de La Poste soit sous-optimal, on ne trouve rien :

Flexigo via Google

Et comment on s'informe alors, sauf à passer physiquement ?

jeudi 8 octobre 2009

Bientôt trois mois, et je tiens bon

Il faut être ambitieux parfois, et se fixer des objectifs difficiles à atteindre. Ca ne sert pas toujours à grand chose, si ce n'est à se prouver qu'on peut le faire. En août dernier, j'ai placé la barre très haut. La bataille est difficile, quotidienne ou presque, mais pour l'instant je tiens le coup. Pas de rechute, bien que les tentations soient très fréquentes et m'obligent à une vigilance quasi-permanente.

Je ne me regarde plus dans les glaces des ascenseurs.

Ben c'est vachement dur, mine de rien. Ou alors je suis un narcisse de première catégorie.

lundi 14 septembre 2009

Fascinante Thémis

Il y a de cela quelques mois, un homme-en-bleu m'avait conseillé, si mon emploi du temps me le permettait, d'assister à quelques audiences correctionnelles ou d'assises, histoire de me familiariser avec le déroulement d'un procès.

S'il est un conseil que je peux transmettre à tous mes (deux ou trois) lecteurs, c'est celui-ci. Prenez un après-midi, et assistez à des audiences correctionnelles, qui ont lieu pratiquement tous les jours. C'est passionnant, pour peu que l'on soit détaché du procès en cours, ce qui devrait être votre cas si vous y allez en visiteur. Sans la moindre once péjorative, c'est un spectacle à voir, qui n'est que la partie visible (pour le public) du processus judiciaire.

Je me dis qu'il serait intéressant que tous les lycéens[1] assistent à une ou deux audiences au cours de leur scolarité, en parallèle avec des cours d'éducation civique. Cela rend tangible un certain nombre de points sur la Justice, les tribunaux et la faune un peu étrange qui y officie. Cela permet d'éviter que les seules expériences (presque) directes que l'on puisse avoir de la justice soient celles des télévisions, procès à grand spectacle et autres opérations qui, comme tout ce qui passe au filtre médiatique, déforment la réalité.

J'avais déjà un respect certain pour les différents acteurs de la justice, il en ressort accru - avocats, magistrats, procureurs, huissiers, greffiers sont servis égalitairement.

Un seul bémol.

Après quelques heures sur les bancs des salles d'audience de Toulouse, on en ressort convaincu que la torture a toujours cours dans notre beau pays.

Notes

[1] Pas les collégiens, il faut être un peu mur pour bien comprendre le pourquoi et le comment du fonctionnement d'un procès.

mercredi 9 septembre 2009

Neuf neuf neuf

Non, ce n'est pas une pub pour un vague opérateur de télécommunications. Seulement, le neuf neuf deux mille neuf à neuf heures neuf, je me suis dit qu'il serait intéressant que je donne quelques signes de vie (et merci aux billets programmés).

J'ai modérément les boules actuellement, au sens non-physique du terme je vous rassure. Rien de réellement grave, juste un changement de perspective. Ce n'est même pas à cause de ça que j'écris peu actuellement.

L'Héritier(TM), après un excellent bac général, poursuit son petit bonhomme de chemin dans une Math Sup très cotée de par chez nous. Comme les trajets chez maman-lycée représenteraient facilement une à deux heures par jour[1], et au su de l'effort que représente une année de math'sup, il a été jugé plus pertinent que le jeune homme soit interne[2]. Ce qui signifie qu'il faut aller le chercher le samedi et le ramener le dimanche soir. Jusque là, me direz-vous, rien de bien spécial, régime internat classique.

Certes.

A un détail près : j'ai moi-même été interne, de la 6ème jusqu'à la math'spé. Dimanche dernier, ça m'a foutu le cafard de ramener le jeune homme à son internat - bien que j'aie d'excellents souvenirs de mon internat de math'sup[3]. Apparemment, me retrouver dans le rôle du père (c'était toujours lui qui nous ramenait à l'internat) ramenant le condamné à sa prison a fait remonter quelques vieux souvenirs et émotions soigneusement enterrés.

Notes

[1] Même quand le tramway sera terminé.

[2] Le connaissant, je pense que ça l'arrange aussi sur le plan Je suis bientôt majeur, j'habite plus vraiment chez maman.

[3] Ce qui n'est pas forcément vrai pour les premières années d'internat, de la 6ème à la 3ème.

vendredi 7 août 2009

En vacances, on se lâche un peu

En presque trois semaines de congés avec l'Héritier, nous avons eu de nombreuses occasions de nous amuser. Par malheur, je n'ai pas tout noté, pour ne pas dire que je n'ai rien noté et j'ai tout oublié[1]. Il me reste quand même quelques bricoles.

Tout d'abord un aphorisme du Jeune Homme : La différence entre un élu de gauche et un élu de droite ? Un élu de gauche fait plein d'actions avec de l'argent qu'il n'a pas, alors qu'un élu de droite ne fait rien avec l'argent qu'il a. Bien qu'intéressant, cela me semble mériter d'être amélioré. Voici ma version : Un élu de gauche fait plein d'actions avec de l'argent qu'il n'a pas, un élu de droite fait plein d'argent avec les actions qu'il a.

Ensuite, une anecdote liée à notre visite d'Océanopolis, à Brest. Il s'agit d'un fort beau musée/parc/aquarium qui vaut le détour (mais un jour de grand soleil, de préférence hors des vacances scolaires, pour éviter les hordes de gniards braillants). Qui dit musée dit produits dérivés et boutiques de vente de ces derniers. L'équation X = Enfants + Pitis zanimôs + Souvenirs a une infinité de solutions dans l'ensemble des peluches en tous genres, dont l'une est le bébé phoque. Voyant cela, l'Héritier n'a pu s'empêcher de souligner que ils ont oublié de fournir le gourdin et le couteau à dépeçage avec la peluche, c'est pas crédible.

Ce qui me rappelle sa remarque lors de la visite du Futuroscope, il y a quelques années.

Notes

[1] Alzheimer précoce.

mercredi 15 juillet 2009

Je vais pas me faire des amis

Tant pis, je prends le risque...

Tout à l'heure, passant à La Poste afin d'y expédier une quelconque missive, la guichetière m'a fait une proposition d'une rare obscénité :

Tenez, Monsieur, si vous voulez, nous avons des timbres collectors pour la dernière tournée de Jean-Philippe Léo Smet.
-Vous avez raison madame, Johnny qui arrête de chanter, ça se fête.

Mais je n'en ai pas acheté, ma joie ne me pousse pas non plus au masochisme.

jeudi 2 juillet 2009

Delta Tango Charlie

Parfois, les geeks gestionnaires de serveurs se lâchent - mais de façon discrète, souvent tellement discrète que ce n'est pas vu des simples mortels. Un de mes nombreux outils d'analyse de logs vient ainsi de me remonter une erreur classique (pour l'erreur en elle-même) accompagnée d'un message un tantinet moins courant :

Jun 30 09:27:03 relais postfix/smtp[18333]: 209111C74D4: to=<xyz@la.bas>, relay=[une IP]:25, delay=0.6, delays=0.01/0.01/0.41/0.17, dsn=4.2.0, status=deferred (host [une IP] said: 450 4.2.0 <xyz@la.bas>: Recipient address rejected: DELTA TANGO CHARLIE (in reply to RCPT TO command))

L'erreur 450, c'est Requested mail action not taken: mailbox unavailable.. Le message, DTC, c'est... un peu plus aggressif. Ce genre de message est rarement vu par les utilisateurs, et parfois seulement vu par les administrateurs de serveurs. Humour de geek, d'une certaine manière.

lundi 29 juin 2009

Quand le Diable s'en mêle

Hier, avec CeT, nous nous perdîmes à l'Opéra afin d'y savourer un Faust de Gounod de fort bonne facture - quoi que je ne puisse m'empêcher de pester un peu, rien cependant par rapport à la Dame de Pique.

Je commence par la mise en scène. M. Nicolas Joël va aller prochainement officier à Paris, et c'est fort dommage pour nous. J'ai beaucoup aimé la mise en scène[1]. Quelques surfaces semi-réfléchissantes, une ambiance teintée de bleu parfois déchiré de rouge lorsque Méphisto s'exprime, très peu d'éléments annexes, et pourtant tout y était... Mention spéciale pour le premier acte (dans l'étude de Faust) et pour le tableau à la cathédrale. Bravo monsieur Joël, et continuez longtemps ainsi. Moi qui aime les styles dépouillés, j'étais servi.

Servi, nous l'étions aussi par une Marguerite (Inva Mula) intéressante. Ses interrogations et ses peurs (la tentative de prière, interrompue par Méphisto), ses doutes après avoir été séduite puis abandonnée par Faust, sa folie (dernier tableau du cinquième acte, en prison) sonnaient justes, et étaient d'autant plus percutants que la mise en scène minimaliste ne nous distrayait en rien.

Faust (Giuseppe Filianoti) s'est révélé un peu emprunté mais efficace. C'est son jeu de scène et ses attitudes qui m'ont quelque peu gếnés : ça manquait un poil de conviction, pas suffisamment pour gâcher le plaisir de l'entendre, mais comme un truc qui vous gratte quand tous les regards sont braqués sur vous et que vous ne pouvez vous soulager. C'est la même remarque que je ferai sur Méphisto (Orlin Anastassov). Un très belle basse, mais crénom de nom, il est supposé incarner le Diable (avec un D majuscule, s'il vous plaît). Il n'était pas assez démoniaque, pas assez inquiétant, presque trop retenu, trop poli, trop lisse. Son interprétation du Veau d'Or, au second acte, manquait de souffle (au sens épique du terme, pas au sens respiratoire). Le jeu de scène était très correct (notamment avec Dame Marthe, interprétée par Isabelle Vernet), la voix était puissante et solide, mais le personnage tenait plus du Petit Démon que de Satan himself.

Enfin Siebel (Blandine Staskiewicz), qui m'a un peu surpris parce que décidément j'ai du mal avec les rôles masculins tenus par des femmes[2], mais une fois le filtre adéquat en place on se laisse porter. Elle tient bien le rôle du soupirant ignoré, mais semble avoir été un peu négligée dans la mise en scène. C'est dommage, il eût été intéressant que l'on ressente, outre le désespoir de Marguerite abandonnée de son amant et celui de Faust amoureux et rongé de remords, celui de Siebel dont l'amour est ignoré.

Ajout du lendemain La nuit portant conseil, j'ai réalisé que j'avais oublié les choeurs. J'ai toujours aimé les choeurs (les bons, pas ceux des supporters avinés de quelques vagues équipes sportives), et ceux de ce dimanche n'ont nullement fait exception. Les applaudissements qu'ils ont reçus à la fin de la représentation étaient à mon avis en-dessous de ce qu'ils méritaient.

N'allez pas croire ce que je n'ai pas dit. Quelques défauts mineurs, mais ce fut un après-midi diablement agréable.

Notes

[1] A l'exception du second acte, sans grande originalité, mais il faut dire qu'il ne s'y prête guère.

[2] Il n'y a là rien de sexiste.

mardi 23 juin 2009

Rhôôô le menteur !

Je n'ai pas le moindre doute que, dans une organisation professionnelle classique, il existe une catégorie ultra-critique de personnes : les secrétaires. Retirez leurs assistantes à beaucoup de responsables d'entreprise ou de service, et ils ne savent plus rien faire. Mettez une secrétaire de mauvaise humeur, traitez-la comme moins que rien, et elle peut facilement vous pourrir l'existence. En bref, des terreurs potentielles disposant d'un pouvoir quasi-illimité sur ceux qui dépendent d'elles. Par chance, elles n'usent que rarement de ce pouvoir totalitaire[1].

J'ai eu la semaine dernière un exemple de régression d'un responsable d'entreprise qui, tel un gamin en maternelle, s'est enferré dans une série de mensonges de plus en plus grossiers uniquement pour éviter d'avouer à sa secrétaire qu'il n'avait pas fait quelque chose qu'il aurait dû faire.

En bref : il devait m'appeler pour confirmer un point dont j'avais discuté avec sa secrétaire, et il ne m'a pas appelé. Pas de quoi retrouver sa tête au bout d'une pique sur la grille d'entrée de la société.

J'ai d'abord eu droit à un très classique Je vous ai appelé hier sur votre portable, ça ne répondait pas, auquel ma réponse fut de demander à quelle heure afin que je regarde dans mon journal des appels. Bien sûr, on me renvoie un Je ne me souviens pas exactement, c'était en fin de journée qui m'amène à montrer mon étonnement, d'abord parce que j'étais dans les locaux de la dite entreprise à ce moment et qu'un appel téléphonique était inutile, et ensuite parce que mon téléphone portable n'indique aucun appel sur ce créneau. La marche franchie ensuite a été Ha mais non, j'ai appelé sur votre téléphone fixe en fait, ce qui était plausible et aurait pu suffire - sauf qu'il devait me joindre, donc soit laisser un message (pas de message sur le répondeur), soit rappeler (pas de rappel). Ou, solution qu'il a choisie, dire qu'on avait répondu à son appel, renvoyant ainsi la responsabilité de la non-communication sur celui qui ne m'aurait pas signalé l'appel : J'ai eu votre fils qui m'a dit que vous n'étiez pas joignable.

L'Héritier est capable de beaucoup de choses, mais pas d'entrer dans mon bureau pour répondre à mes appels téléphoniques : il n'a pas les trois clés nécessaires pour ce faire. En outre, il n'habite pas chez moi mais chez sa mère. Enfin, mon bureau n'est pas non plus chez moi mais à quelques dizaines de kilomètres de mon domicile. Toutes remarques que j'ai faites à mon interlocuteur. Lequel a baissé les yeux et enfin avoué J'ai perdu votre numéro de téléphone, mais si je le dis à ma secrétaire elle va m'engueuler.

Notes

[1] Certaines vous le diront, uniquement contre des cibles identifiées et pour d'excellentes raisons.

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