Accueil | Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

lundi 8 octobre 2007

Test de dépistage

Bien que n'ayant aucune pratique dite à risques et encore moins de rapports non protégés[1], je fais de temps à autres réaliser un bilan sanguin complet, avec dépistage de toutes les cochonneries qu'on pourrait dépister dans le sang. D'abord, au-delà de la quarantaine, il est bon de surveiller certains paramètres. Ensuite, malgré le préambule sur l'absence théorique de risque viral me concernant, je me méfie.

Je viens de recevoir mes résultats. Avec une petite nouveauté : les résultats HIV n'y sont pas portés, mais la mention Conformément aux recommandations de l'Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé, vos résultats ont été transmis à votre médecin prescripteur. Très sincèrement, je me demande bien à quoi ces hautes sommités pensent.

Certes, je comprends parfaitement qu'il est préférable, en cas d'infection, que la nouvelle ne soit pas apprise sur un bout de papier lu par le patient. Que la présence, les explications, la psychologie, la pédagogie, voire les sédatifs du médecin traitant peuvent être nécessaires face à ce genre d'informations. Sauf qu'il y a un mais de taille. Deux, en l'occurrence.

Primo, une personne non infectée va mariner pendant un temps indéterminé, en se disant Merdre, s'ils n'ont pas écrit que j'étais négatif, c'est qu'il y a un problème. Tout individu normalement constitué peut légitimement avoir ce type d'inquiétude. Je viens de passer deux heures (parce que je n'appelle pas mon médecin depuis les locaux de mes clients) un peu désagréables, quand bien même toute ma logique et mon raisonnement ne faisaient que me dire que c'était la procédure normale pour tout le monde, que ça permet aussi, au besoin, d'informer le patient pour qu'il reste non infecté, etc. Je juge que cette procédure est humainement un peu stupide (oui, je sais, si on marque négatif pour les personnes négatives et les résultats ont été transmis à votre médecin pour les autres, ça reviendrait à annoncer directement-dans-ta-face la séropositivité; il n'empêche : à quoi bon inquiéter les foules pour rien ?). On fait probablement flipper plus de 99% des personnes pour rien.

Secundo, imaginons que le test de dépistage soit fait afin de rassurer sa partenaire[2], en vue de rapports non protégés. On fait comment, si le résultat n'est pas porté sur le document remis au patient ? On est obligé de repasser par la case du médecin traitant, qui va faire une photocopie du document. Et là, rebelotte paranoïa-man se réveille, une photocopie, même de bonne qualité, n'est qu'une photocopie. A l'ère de la retouche d'images, ça ne veut plus rien dire (un original apparent non plus d'ailleurs).

Le patient doit pouvoir dire s'il veut que les résultats sérologiques soient portés sur le document qui lui est remis. Je peux aller jusqu'à comprendre et accepter que le médecin pose (ou omette de poser, s'il craint la fragilité du patient) la question Voulez-vous que les résultats sérologiques soient portés sur le document. Mais je n'accepte pas de ne pas disposer de cette information. Hé, c'est de moi dont on parle, là. Si je veux savoir, je dois savoir. Point final.

Cela dit, entendre un médecin, à la lecture du bilan sanguin, dire des trucs comme c'est parfait et on peut difficilement imaginer mieux, ça met un peu de baume au coeur.

Notes

[1] L'Héritier va sur ses 16 ans, vous pouvez en déduire approximativement la date des derniers rapports sexuels sans préservatif que j'ai eus.

[2] Ou son partenaire, selon les genres et les goûts.

jeudi 4 octobre 2007

Je délègue ma schizophrénie

La vie professionnelle (comme la vie civile d'ailleurs) est pleine de surprises, drôleries et bétises. Il ne faut pas les rater, ça ajoute toujours un peu de soleil dans la journée.

Dring dring dring... la ligne professionnelle sonne. Encore un dinosaure qui n'utilise pas le courrier électronique ? Je décroche, me présente rapidement parce que ça se fait, et j'entends une agréable voix féminine me susurrer Bonjour monsieur NuitsDeChine, je vous téléphone parce que nous avons rendez-vous ce soir... Je ne suis pas particulièrement farouche mais quand même, les blind-dates, ce n'est pas mon truc. Surtout qu'en l'occurrence ce n'était pas une demande de rendez-vous mais une confirmation. J'interrompt ma correspondante, mode humoristique :

"Je suis désolé mademoiselle, vous avez une voix charmante et je ne doute pas qu'un rendez-vous avec vous soit agréable, mais qui êtes-vous et comment vous permettez-vous de gérer mon agenda à ma place ?"

S'ensuit un léger silence.

"Heuuu... je suis Mme A., de SociétéFinancièreQuiAUneCarteAVousProposer, et j'avais noté que nous avions un rendez-vous aujourd'hui.
- Je suis un peu étonné, l'un de vos collègues m'a appelé hier, j'ai dit que je n'étais pas intéressé.
- Ha oui mais mon collègue, il contacte les PME alors que moi je contacte les travailleurs indépendants.
- Et comme je suis aussi inscrit en tant qu'institut de formation, je vais être contacté par une troisième personne ?
- ...
- Il n'empêche que je ne suis pas plus intéressé qu'hier, même si je suis navré de ne pouvoir vous rencontrer."

La conversation a pris fin rapidement. J'attends les autres coups de téléphone du fait de mes différentes activités.

mardi 2 octobre 2007

En une seconde, l'univers bascule

J'étais tranquillement en train de finir mon créneau, avec souplesse et décontraction. Concentré sur la manoeuvre, car sur cette place publique les centimètres de parking sont chers et âprement discutés, je n'ai pas vu les deux individus s'approcher. J'aurais dû au moins les entendre, puisqu'ils étaient accompagnés d'un fort volume sonore. Mais non, à croire que ce début d'automne et la douceur toute caractéristique des arrière-saisons de notre belle région m'avaient amenés à baisser la garde, voire à me croire chez les Bisounours.

Ca s'est passé en moins d'une seconde, juste lorsque je sortais de la voiture. Un à droite, un à gauche, armés. Imparable. Presque assommé, je suis brutalement retombé sur mon siège. Il m'a fallu plusieurs minutes pour me remettre, pendant lesquelles je les ai gentiment agoni de remarques pas injurieuses, mais de fort mauvaise humeur.

Déjà que je voue une haine féroce à ces soufflettes qui ont remplacé les râteaux pour ramasser les feuilles mortes et qui assourdissent mes délicates oreilles, quand en plus leurs utilisateurs ne font pas attention et me balancent toute la poussière dans les yeux, moi qui porte des lentilles de contact, j'ai des envies d'éviscérations brutales.

Heureusement, j'ai toujours de l'eau dans la voiture. J'ai pu me laver les yeux. Et, sachant qu'une exécution juste devant le tribunal de grande instance aurait fait mauvais genre, j'ai dû laisser filer mes agresseurs dans leur intempestif vacarme.

vendredi 28 septembre 2007

Et vous vouliez pas me croire...

J'ai déjà dit à divers endroits que je donne des cours en fac et école d'ingénieurs. C'est plus pour m'amuser qu'autre chose. Les étudiants ne se plaignent jamais d'un cours trop arride ou abstrait. Même que, parfois, ils disent aux responsables des formations que mes cours sont les plus intéressants de tous ceux qu'ils ont reçu (en tout cas c'est l'écho que j'en ai de la part desdits responsables de formations, et ça ne fait pas forcément plaisir aux autres profs).

En gros, c'est très bon pour l'ego.

Ce jeudi, nous avons franchi une nouvelle frontière : une étudiante m'a demandé de lui dédicacer mon polycopié de cours (Pour V...).

Enfin la reconnaissance du public !

samedi 8 septembre 2007

N'oubliez pas...

Le prochain Toulouse Carnet, c'est vendredi 14 septembre. Oui, vous me direz, on le sait, on est des blogueurs, on a des agrégateurs RSS, tout ça. Certes.

Sauf que je vous rappelle qu'il y avait eu longue discussion vestimentaire suite au TC de juillet, quant à la couleur des chemises masculines. Plusieurs d'entre nous avaient pris l'engagement de prouver à notre chère Samantdi qu'une chemise noire, ça ne faisait pas forcément si mal que ça.

Dont acte. Pour moi, ce sera ça :

Chemise noire

Et, pour prouver que non, décidément, une chemise noire sous un gilet blanc n'est pas tabou ni moche, je vais donner un cours dans cette tenue dans l'après-midi (il est vrai que les étudiants qui auront l'inconscience de quitter la salle du fait de ma tenue vestimentaire prennent le risque d'une mauvaise note au partiel - life is not fair).