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vendredi 4 janvier 2008

De l'inconvénient des zones communes

Vous pensiez que mes menus tracas avec les toilettes du bureau étaient terminés depuis longtemps ? Que nenni, ce serait mal me connaître.

Pour bien savourer cette aventure, il me faut vous expliquer l'agencement de l'espace, que je partage avec quelques autres confrères. Un dessin valant mieux qu'un long discours :

Agencement des bureaux

Comme vous le constatez, l'accès aux toilettes n'est possible que par les bureaux. Et, toute l'astuce est là, les portes des bureaux, que ce soient celles donnant sur le parking ou celles donnant sur l'espace de recueillement et de méditation que sont les WC, se ferment à clé.

Vous avez certainement déduit ce qui m'est arrivé. Les confrères[1] sont partis manger alors que je m'étais absenté pour réfléchir sur la condition humaine et notre place dans l'univers. Ne voyant plus personne dans le bureau, ils ont verrouillé les portes. Je me suis donc retrouvé enfermé dans ce petit réduit propice à l'élévation de l'âme, n'ayant pas emporté la clé du bureau[2]. Les voisins étant aussi en train de se restaurer, il m'a fallu attendre le retour de l'un ou de l'autre ce qui, par chance, ne demanda pas plus d'une grosse demi-heure.

Heureusement que ce n'est pas arrivé un vendredi soir à 18 heures.

Notes

[1] Auxquels je retire toute fraternité.

[2] Et je n'emporte pas non plus de téléphone en ces lieux d'épanouissement spirituel.

jeudi 27 décembre 2007

Puisque vous ne l'avez pas demandé...

... je le dis quand même.

La répétition générale s'est bien passée, même que Brol, qui n'aime pas le théâtre mais s'était bien gardé de m'en informer, ne nous a pas jeté des tomates dessus. Certes, nous avons tous eu nos petits moments de solitude, oubli complet (Ha bon, c'était à moi de dire quelque chose ?), partiel (Merdre, c'est à moi de parler, je le sais, mais je dis quoi maintenant ?) voire très ponctuel (Argh, je suis au milieu de ma phrase, et le mot suivant c'est quoiiii ?[1]). Mais ce ne fut pas une catastrophe non plus, nous avons improvisé ou repris la balle au bond, le public (de bonne composition, il faut l'avouer) n'a presque rien remarqué [2].

Et, surtout, nous avons bien rigolé. Vraiment. Après la pièce.

Il nous reste quelques réglages à faire, quelques corrections, suite aux critiques remarques constructives du public. Et les vraies représentations.

Damned.

Notes

[1] Celle-là c'était pour moi.

[2] Ou il a eu la délicatesse de ne rien dire, parce que ne pas remarquer 40 secondes de silence, ça me semble un peu gros.

mercredi 12 décembre 2007

Je cherche des victimes

Deux ou trois personnes, de préférence consentantes.

C'est pour assister à la répétition générale (dernière répétition avant les véritables représentations) d'une pièce de théâtre, ce sera lundi 17 décembre au soir (en gros : 20 heures à 21:30, plus 30 minutes ensuite à vous cuisiner pour avoir vos remarques), sur Toulouse bien sûr. Les volontaires peuvent se manifester en commentaire.

Les "vraies" représentations se feront à partir de janvier, donc pas d'affolement il y en aura (probablement) pour tout le monde.

En passant : je suis toujours vivant, ne vous inquiétez pas pour moi.

mardi 13 novembre 2007

Les visiteurs du matin

Depuis quelques jours, dans mon salon, j'entendais de drôles de bruits, genre scritch-scritch-scritch. Or, il s'avère que je suis très curieux quant à ce qui se passe chez moi, surtout quand cela occasionne d'étranges manifestations sonores.

L'origine fut plus difficile à identifier que les fois précédentes (un oiseau coincé dans un carton et un escargot collé sous une bûchette que j'avais rentrée de l'abri du bois). Le son venait clairement d'un endroit représentant moins de trois mètres carrés et, chose rare en ma demeure, facile à vider totalement de tout meuble ou pile de bouquins sur le sol. Ce que je fis, sans trouver la source, qui continuait occasionnellement à scritch-scritcher. Un poltergeist ?

Finalement, en ouvrant la fenêtre pour regarder le thermomètre extérieur, j'ai trouvé. Dans la rainure de collecte et d'évacutation de l'humidité se trouvait un petit lézard, probablement entré par l'orifice d'évacuation de ladite humidité. Et bien incapable de retrouver la sortie, d'où un état d'inquiétude et d'agitation générateur des sons qui m'ont alerté.

La chasse fut épique, car ces bestioles, ça cavale vite. Mais, et là le bricolage du week-end (ponçage de plâtre, avec très importante production de poussière ultra-fine) s'est révélé bénéfique : l'impétrant est entré sur une zone que je n'avais que partiellement nettoyée, et les pastilles anti-dérapantes de ses doigts n'ont rien pu faire. Si vous connaissez l'un des nombreux gags de Gaston Lagaffe au sujet de la cire-qui-ne-glisse-pas, l'effet fut le même : zip zip zip, on pédale comme un fou mais on n'avance pas d'un millimètre.

Voilà mon visiteur :

Y'a un lézard

Je rassure les âmes sensibles. L'utilisation d'un sachet était la solution la plus simple pour attraper sans le blesser ce visiteur inattendu. Il n'y est resté que le temps de la photo, et il s'ébat tranquillement dans mon jardin maintenant.

vendredi 2 novembre 2007

Des hauts et des bas

La vie est pleine de contrastes : jour et nuit, chaud et froid, joie et tristesse.

Il y a un mois, jour pour jour, j'étais heureux. A tel point que j'en avais même parlé à mi-mot à quelques personnes - pour qui connaît ma légendaire prudence et discrétion en la matière, c'est un indice qui ne trompe pas. J'y ai vraiment cru, comme je n'ai jamais cru en aucune femme depuis plus de 20 ans.

Aujourd'hui, je viens d'annuler un voyage de six jours à Saint-Pétersbourg, que je prévoyais d'offrir afin de finir 2007 et pour commencer 2008 de façon exceptionnelle.

Je visiterai le musée de l'Ermitage une autre fois.