Nuits de Chine, nuits câlines

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

mardi 14 décembre 2004

Tiens, ça bouge...

Reçu ce jour la lettre suivante, datée du 13 décembre :

Monsieur,

Votre correspondance du 08/12/2004 a retenu notre meilleur attention.
Son traitement demande le plus grand soin, et nous oeuvrons le plus rapidement possible afin de rassembler les éléments nécessaires.
Aussitôt en leur possession, nous ne manquerons pas de vous informer des résultats de nos investigations.
Dans cette attente, nous vous remercions de la patience dont vous voudrez bien faire preuve.
Nous vous prions d'agréer, Monsieur, l'expression de notre meilleure considération.

Département AUDIT
Le service clientèle

Bon, déjà, ils se sont fendus d'une réponse. J'aime bien le nous oeuvrons , mais j'adore vraiment le nous vous remercions de la patience dont vous voudrez bien faire preuve . Ca fait deux ans que ces conneries durent, j'espère qu'ils ne vont pas me faire mariner trop longtemps encore...

mercredi 8 décembre 2004

Quand il faut, il faut...

Je viens d'écrire à mon banquier, ou plus exactement au service clientèle du siège régional. Voilà ce que ça donne... Quelques éléments ont été modifiés, juste pour préserver un peu de confidentialité.

Banque Populaire
Service clientèle
La grande ville d'à côté
Objet : Mécontentement extrême

Monsieur,

Je vous écris suite à l'absolu silence de l'agence où sont mes comptes (le petit bled d'ici), malgré de nombreux passages, messages, appels, fax et une lettre recommandée (voir copie jointe). La seule fois où j'ai obtenu une réponse est celle où je me suis emporté au téléphone. Il est tout à fait regrettable de découvrir que seul un comportement agressif semble efficace.

Je ne suis pas, mais alors pas du tout satisfait des services qui me sont rendus par la Banque Populaire. Depuis deux ans environ, j'assiste avec une réelle stupéfaction à une accumulation d'erreurs qui, autant utiliser le mot, ne peut s'expliquer que par de très graves incompétences.

Vous trouverez, dans la copie de la lettre avec AR que j'ai envoyée le 20 juillet dernier à mon agence, l'essentiel de mes plaintes de l'époque. Il s'avère, car certaines choses semblent ne pas devoir avoir de fin, que la liste de mes griefs à ce jour s'est allongée.

Permettez-moi de reprendre les différents points évoqués dans cette lettre du 20 juillet, en ajoutant lorsque cela est nécessaire les nouveautés depuis cette date, identifées par un [N]. Pour faciliter votre lecture, mon compte personnel est le numéro AAAA, mon compte professionnel est le BBBB.

  1. J'ai demandé un arrêt immédiat de l'alimentation du plan Hisseo, prélevé sur mon compte professionnel. Cinq mois après, cette opération n'a toujours pas été exécutée et les prélèvements sont toujours réalisés. Je conçois qu'il fut un temps, à l'époque romaine, où un message pouvait mettre quatre mois à faire l'aller-retour entre la grande ville et Rome, pour peu que le coursier fasse le voyage à cloche-pied et à reculons. J'ai plus de difficulté à comprendre un tel délai aujourd'hui. A moins, bien sûr, que votre centre de traitement ne soit situé à plus de 4000 milliards de kilomètres de le petit bled ce qui, à la vitesse de la lumière, représenterait en effet plus de 22 semaines de transit. J'ai quand même un doute.
  2. L'erreur signalée quant au chèque numéro ZZZZ n'est toujours pas corrigée. De surcroît,
    • J'ai vérifié auprès du destinataire du chèque, qui a encaissé le montant correct. En un mot, l'erreur n'est pas symétrique. Ca fait déjà sourire.
    • J'ai signalé l'erreur à mon agence dès que je l'ai constatée. Non content de ne rien corriger, j'ai été prélevé de " frais de recherche " de 15,48 € (relevé numéro 7 du 10/08/2004).
    • Que dois-je en conclure ? Que vous vous plantez lamentablement, et qu'il faut en plus que je paye vos erreurs ?
  3. [N]Suite à la perte d'un chèque par la Poste (comme quoi vous n'êtes pas les seuls à ne pas faire correctement votre travail), j'ai fait une opposition en avril dernier. Le prélèvement associé à cette demande de blocage apparaît sur le relevé numéro 4. Sur mon dernier relevé, soit six mois après la demande, apparaît un second prélèvement libellé "Coût opposition". En regardant bien vos tarifs 2004, le coût d'une opposition est de 18€ et vous avez fait deux prélèvements de 9€. Mathématiquement, cela tombe juste, mais je suis très surpris que vous fassiez cette opération en deux fois à six mois d'intervalle. Quel est l'intérêt ? Curieux, j'ai regardé d'un peu plus près mes relevés. Et, sur le dernier, j'ai vu une petite annotation qui m'a fait sortir de mes gonds, déjà bien malmenés : PERCU/SEMESTRE SAUF MAIN LEVEE. Annotation absente du relevé numéro 4. Et nulle part sur vos tarifs apparaît la suggestion qu'une opposition est une rente bancaire (pour vous, bien sûr), que vous prélevez semestriellement ad vitam aeternam. Auriez-vous l'extrême obligeance de m'expliquer ?
  4. J'avais signalé les agios pour découvert sur mon compte professionnel, en m'étonnant de leur présence. Le but même du contrat Magic Reserve est d'approvisionner le compte pour empêcher les découverts.
    • [N]D'autres agios ont été prélevés sur la période d'avril à juin (voir photocopies jointes). Là où je meurs de rire, outre leur simple existence, c'est le nombre de découverts comptabilisés (à moins que la phrase ne signifie autre chose, mais il faudra alors m'expliquer). 24158 découverts ? Vous comptez à la minute ???
  5. Je n'ai toujours aucune explication quant aux allers-retours du compte de la Société machin chouette entre l'agence de petit bled et celle de quartier de la grande ville d'à côté. Peut-être la météo est-elle plus agréable en haut de quartier de la grande ville d'à côté, et ce compte est victime d'héliotropisme ? A moins que ma demande de transfert du compte vers l'agence de petit bled n'ait jamais été exécutée par cette dernière. Cela ne m'étonnerait qu'à moitié, mais n'allez surtout pas en conclure que je ne suis qu'à moitié mécontent.
  6. [N] J'ai constaté, sans réelle surprise d'ailleurs, que malgré une demande répétée chaque année, l'abonnement au contrat Magic Réserve est prélevé sur mon compte personnel (relevé du 12/07/2004). Alors qu'il devrait l'être sur mon compte professionnel, puisque c'est ce compte qui est concerné. C'est effectivement magique.
  7. Je ne reçois toujours pas les relevés du compte associé au contrat Magic Réserve. Je me permets de rappeler qu'il s'agit d'un compte de trésorerie, et qu'il est particulièrement important d'en avoir les extraits, comme c'était le cas auparavant. Je comprends mal que la Banque Populaire puisse s'imaginer qu'il est possible de gérer sa trésorerie sans faire de pointages avec ses relevés bancaires. Finalement, ma remarque de la fin du premier point est peut-être exacte. Vous devez vivre dans une autre galaxie pour penser ainsi.
A toutes fins utiles, sachez que je me suis rapproché tant de l'AFUB que d'associations de consommateurs. La suite dépend de vous.

Je renouvelle mes demandes :

  • Que toutes les erreurs soient corrigées dans les plus brefs délais. C'est vraiment le strict minimum que de vous demander de faire correctement votre travail.
  • Que vous m'extourniez l'ensemble des frais bancaires
    liés au fonctionnement de tous mes comptes depuis trois ans. Après tout, vous n'avez justement pas fait votre travail, j'ai perdu et je continue à perdre un temps non négligeable de ce fait, il n'y a aucune raison que je vous paye.
  • Que mes frais, agacements, pertes de temps, déplacements et autres misères dues à l'incompétence flagrante de la Banque Populaire me soient remboursés. Je vous laisse apprécier librement le montant de ces remboursements et dédommagements, mais j'en jugerai et agirai en fonction.
Dans l'attente de votre réponse, que je vous conseille vivement de faire rapide et pertinente, je vous prie d'accepter mes plus que glaciales salutations.
Moi

dimanche 28 novembre 2004

P'tites gribouilles

Lorsque je ne tente pas de me blesser avec des outils divers, je m'amuse avec des pinceaux, des plumes et du papier. J'ai encore pas mal de boulot avant d'être capable de quoi que ce soit, mais voilà mes gribouillis les plus présentables de la journée.

Tout d'abord, la lettre la plus réussie du lot.

Elle fait partie d'un mot, dont voici la troisième lettre
Le début dudit mot, avec un I plutôt raté, est le suivant :
(vous ne verrez pas l'ensemble du mot, le reste est moche). Enfin, une autre bricole plus ancienne, mais que j'aime bien :

mardi 23 novembre 2004

Vraiment des fois, pfff...

Comme vous le savez, lecteurs assidus que vous êtes, je pratique des arts martiaux. Bon, ces bidules, c'est sympa, un peu crevant, mais somme toute bien marrant. Les entraînements commencent généralement par des exercices spécifiques, qui servent d'échauffement et d'assouplissement autant que de travail de base.

Ma voisine, seule représentante du sexe prétendu faible dans la salle (on la soigne, pour qu'elle ne s'en aille pas), suite à une série d'assouplissements, fait une remarque assez classique :

"Pfff, c'est horrible, plus je vieillis et plus je suis raide."

Ce à quoi il m'est impossible de ne pas répliquer

"Tu as de la chance, pour nous les mecs, c'est l'inverse."

Chuis bête parfois, elle a dû me rayer de la liste des gens intéressants.

vendredi 19 novembre 2004

Pôvres créatures...

J'ai toujours eu une pointe de condescendance envers elles, ces pôvres créatures, souvent féminines mais pas exclusivement (ce qui évite de me faire taxer de sexisme), que l'on peut trouver pratiquement partout dans nos sociétés qui se prétendent évoluées. Elles passent généralement inapperçues, sauf dans l'action, où il est impossible de les ignorer.

Je parle bien évidemment des acheteuses compulsives.

La métamorphose est très intéressante à observer. Une personne déambule dans un quelconque lieu commercial. Rien, absolument rien ne peut la distinguer d'un autre humain. Et soudain, elle se transforme en une véritable furie, car elle vient de voir le bidule, quel qu'il soit d'ailleurs. Superman met quelques secondes à se changer (et il a besoin d'une cabine téléphonique, c'est quand même pas vraiment pratique), Hulk aussi (et il déchire ses chemises à tous les coups, il devrait les acheter au même endroit où il achète ses pantalons qui, eux, résistent bien). Pour notre sujet, non, le changement est instantané, entre un battement de cils et l'autre, voire moins. Il se rue sur l'objet de sa convoitise, tel le junkie en manque grave qui vient d'apercevoir une dose de sa friandise préférée.

Pôvre, pôvre créature, victime de ses pulsions, incapable de se maîtriser, et qui passe ainsi de la civilisation à la plus extrême barbarie. Malheur à qui se trouverait sur son chemin ! A côté, Attila et sa horde n'étaient que de gentils séminaristes un peu taquins.

Le pire, ou le plus drôle, tout dépend du point de vue, est lorsqu'il y a une opposition : deux compulsifs qui convoitent le même objet. On voit souvent ça durant les soldes. Les tranchées de la première guerre mondiale n'ont jamais approché le niveau de violence qui peut alors être dévoilé à la face d'un monde innocent. Les belligérants se vouent pendant de brefs instants une haine pire que mortelle, recouvrant tous les ascendants et descendants jusqu'à la 1000ème génération au moins. Et le vainqueur doit, jusqu'au passage en caisse, surveiller soigneusement son trésor si durement obtenu, de crainte qu'on ne le lui dérobe. Il a maintenant un ennemi mortel qui n'hésitera devant aucune bassesse pour obtenir l'objet du litige, y compris les croche-pieds, le caddie-bélier ou le braquage dans la voiture.

Pôvres, pôvres créatures, quand même.

Mais j'm'en fous, c'est moi qui ai embarqué le dernier pot de Nutella 3 kg du magasin. Alors, dans ma victoire, je serai magnanime.

dimanche 14 novembre 2004

On ne choisit pas sa famille...

Hier samedi, nous prenions un petit-déjeuner tardif dans un café de la grande ville d'à côté. Mon fils se saisit de la feuille de chou locale, et me demande ingénument :

"Tu es de quel signe, déjà ?
- Je suis ...
- Hmmm, donc ça donne..."

Et voilà la lecture de mon horoscope (véridique, j'ai contrôlé qu'il lisait le bon truc), commentée par l'animal (en italiques).

Amour Pourquoi vouloir toujours revenir sur le passé ? Tu auras beau faire, Papa, tu ne me feras pas disparaître, je suis là pour te pourrir la vie.
Travail/Argent Vous devez clarifier ou rétablir votre situation financière. Ha oui, c'est vrai, tu es en retard pour me donner mon argent de poche ce mois-ci.
Santé Endurance. Merde, je suis pas prêt de toucher l'héritage alors.

Puis il poursuit

"Et maman, elle est bien ...
- Oui, c'est ça."

Moins inspiré, mais ça a quand même donné

Amour Oubliez vos vieilles rancoeurs. Tiens, c'est bien, elle va te pardonner de l'avoir quittée.

Comme on dit, gardez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis. Avec les proches, c'est encore pire.

vendredi 12 novembre 2004

Qui a éteint la lumière ???

La question est purement réthorique. Je sais bien qui est derrière tout ça (mais je ne vous le dirai pas).

Comme vous le savez peut-être, je dispose d'une cheminée dans mon chez-moi (pour être honnête, depuis quelques mois, j'en ai une seconde; un jour prochain où je voudrais vous pourrir l'humeur, je mettrai sa photo aussi). Qui dit cheminée, dit bûches et cendres. Qui dit grande cheminée dit grosses bûches et beaucoup de cendres. Par un beau jour d'inspiration, j'ai acheté un aspire-cendres. C'est un gros bidon que, d'une manière inutile à détailler, on relie à l'aspirateur. Et ça permet d'aspirer des cendres (d'où le nom) éventuellement encore chaudes, lesquelles sont stockées dans ledit bidon sans risquer d'enflammer l'aspirateur. Intelligent, non ?

Bon, l'aspire-cendres, malgré tout, n'est pas d'une capacité infinie. Il faut donc le vider, une fois les cendres refroidies (sinon, le sac en plastique pour la poubelle risque de mal vivre l'aventure). J'ai procédé à cette opération ce midi. Sur la terrasse, au soleil bien frais de cette saison, j'ai transféré les cendres dans des sacs en plastique de super-marché. Aucun problème. Puis, le sac-poubelle homologué par le service du nettoiement local étant dans mon couloir d'entrée, j'ai noué les deux sacs de mes petits doigts agiles, les ai soulevés de mes muscles fermes et suis rentré dans la maison d'un pas conquérant, direction l'entrée...

Ce qui devait arriver arriva.

Au milieu du couloir d'entrée, l'un des sacs s'est déchiré. En une seconde, plof, trois kilos de cendres se sont jetés au sol, où ils ont évidemment quelque peu rebondi pour s'éparpiller dans l'atmosphère ambiante. Tousse tousse tousse, et le double effet MachinChouette, la cendre dans les yeux, sous les lentilles, 'tain ça fait mal ce truc ! Je n'y vois plus rien. Fuite précipitée, toussante et hautement larmoyante. Retrait d'urgence des lentilles, recherche approximative des lunettes (évidemment, il a fallu que je repasse par le couloir, tousse-tousse de nouveau), aspirateur (tousse tousse tousse), aération (gla gla gla).

Le repos du guerrier fut une longue douche bien chaude et bien méritée.

lundi 8 novembre 2004

Je suis mort cliniquement.

Si, c'est vrai. Enfin, pas totalement, quand même, parce que je sais pas si depuis la petite boîte en bois on peut encore bloguer. Désolé pour ceux qui, à la lecture du titre, ont poussé un soupir de contentement (j'ai les noms, ça va chier).

Comme il est conseillé à toute personne dont l'âge avance plus vite que la voiture, j'ai passé une épreuve d'effort en fin d'après-midi. Aucune inquiétude particulière a priori, la toquante fonctionne super-bien (re-désolé), la tension est nickel, bref tout roule. Mais ça se fait, c'est tout.

Donc, je pédalais sur l'appareil, avec une grosse dizaine de capteurs sur mon torse dénudé, les paparazos n'étaient pas autorisés à entrer dans la salle d'examen, bien fait pour leur gueule. Le cardiologue, impressionné par les résultats (malgré le réglage final "au dernier palier", la toquante n'a pas dépassé les 180 pulsations/minute), s'est cru autorisé à sortir de la pièce pour passer un coup de fil.

Quelle erreur ! Il ne faut jamais laisser les enfants seuls avec des appareils délicats. D'un faux mouvement totalement involontaire, j'ai débranché trois capteurs (hé, ho, ça grattait 'achtement juste à côté, hein). L'appareil, à l'autre bout, ne recevant plus les top-top-top auquel il s'attendait, s'est mis en alarme. Biiiiiiiiiiiiiiiip.

Or, tout le monde sait que la formation médicale commence par un entraînement intensif, à côté duquel le GIGN et la Légion sont des bandes de sympatiques lopettes, à réagir au quart de tour au moindre biiiiiiiiiiiiiiiip, qui est un son très spécial agissant directement sur les neurones responsables du sprint effréné. L'entraînement est encore plus dur pour ceux qui se destinent à la cardiologie, où l'on leur greffe des oreilles de lapin afin qu'ils détectent un biiiiiiiiiiiiiiiip de très, très loin.

J'avais à peine fini de dire "Merde !" que le cardiologue est entré en courant dans la pièce. Suivi, à quelques secondes d'intervalle, par deux infirmières (cool, bon truc pour faire rappliquer les infirmières) et un infirmier (moins intéressant, du coup).

Tout le monde a bien compris que j'étais encore vivant, puisque je pédalais toujours sur mon machin (j'aurais pu simuler une perte de connaissance pour expliquer le décollement des capteurs, mais avec une probabilité de seulement 50% d'avoir un bouche-à-bouche par une infirmière, je me suis retenu). Les capteurs ont été replacés, l'examen a continué, et le cardiologue ne m'a plus quitté des yeux une seconde, après m'avoir dit un "Vous m'avez fait peur !" de bon aloi. Provoquer une crise cardiaque de son cardiologue... Notion intéressante...

Une lettre proscrite...

Mnémo, incisive blogueuse, s'est crue inspirée de poser un défi : rédiger une missive pour l'être cher, dépourvue d'une lettre, première de notre bien connue liste de lettres (permettez-moi de souligner que cette dernière tournure ne fut point simple de conception).

Conscient de mes limites en ce sujet, et victime de surcroît d'une notoire infirmité lorsqu'il m'est désiré d'exprimer de telles émotions, je n'espère nullement concurrencer Boucles d'Or ou Demoiselle Primevère, bien que telle idée me fût douce. Leurs proses recherchées dominent de très loin mes modestes gribouillis. Heureusement, les muses sont frivoles, et mes bétises sont donc brèves.

Il est entendu que cette introduction espère seulement éveiller votre indulgence.

Tu es,
Comme le soleil qui illumine nos vies et guide notre chemin,
Comme le vent qui conte ses histoires à l'oreille des feuillus,
Comme l'onde douce et sereine, qui noie en son sein les plus terribles colères,

Tu es,
Présente, fidèle soutien lors de mes moments de doutes,
Présence, qui comble le vide de mes jours et l'ennui de mes nuits,
Présent, en lequel j'oublie qu'il y eut un hier moins heureux,

Tu es,
Et rien ne m'importe plus depuis toi,
Que toi.

dimanche 7 novembre 2004

Magasin de bricolage, rayon électricité

Comme je l'ai déjà signalé dans une autre note, j'apporte une grande attention à ce qui m'entoure : il y a presque toujours matière à rire ou, au moins, sourire.

Samedi, je déambulais dans le rayon électricité d'une grande surface de bricolage (j'ai décidé de m'attaquer au problème du disjoncteur qui saute tout le temps, si vous voulez savoir). Et j'entends derrière moi une voix féminine qui interpelle le vendeur/conseiller du rayon.

"Dites, monsieur, pouvez-vous m'expliquer la différence entre des prises femelles et des prises mâles ?
- Certainement madame, je vais vous montrer."

Je vous laisse imaginer les développements hasardeux que l'on pourrait faire sur un pareil échange, mais que bien évidemment je n'ai pas fait parce que, moi, je suis bien élevé.

- page 27 de 40 -