Nuits de Chine, nuits câlines

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jeudi 3 février 2005

Objets inanimés, avez-vous donc une âme ?

Je n'ai pas la réponse générale à cette grave et ancienne question, qui taraude les humains comme le ver la poutre. Par contre, j'ai au moins une réponse particulière, et c'est oui. En plus, ce n'est même pas une bonne âme, bien au contraire, il y a des relents de maléfice là-derrière.

De prime abord, l'objet semble anodin. Il s'agit bien évidemment d'une ruse afin de tromper la victime, qui sera par la suite immolée sur un autel de douleur. Ayant oublié depuis des lustres de me tremper l'arrière-train dans de l'eau bénite, il est évident que mes anges gardiens se sont fait la belle (au sens de "sont partis ailleurs", pas de "sont allés voir une jolie damoiselle pour lui refaire le coup de l'Annonce à Marie") depuis un bail. L'objet malévolent n'eut aucune peine à se rendre compte que je serais une victime facile.

Alors qu'en toute innocence je venais de saisir ce que je ne savais pas encore être mon bourreau, ce dernier, probablement par une dématérialisation démoniaque, est passé au travers de ma main. Tout démon qu'il est, sans support physique et sans ailes (dans son déguisement, cela aurait manqué de discrétion), il ne put échaper à la dure loi de la gravitation. Sa trajectoire fut donc verticale, avec une accélération de 9,81 m/s/s, et ne prit fin qu'une fois arrivé au sol. Enfin, pas tout à fait au sol, puisqu'il a rencontré l'extrémité de ma chaussure juste avant. Pile sur le bout des orteils (pour moi) et le bord (pour lui).

La petite danse unijambiste que j'entrepris alors, entrecoupée de diverses vociférations qu'il ne convient pas de retranscrire ici, a sans doute joué un rôle bien involontaire d'exorcisme. Je pus prendre l'objet et le mettre à sa place. Même pas abîmé, en plus.

Claudiquant légèrement, je continue à vaquer, puis arrive à la fin de mon périple. Là, je prends l'objet pour le poser sur une surface horizontale mobile, parce que c'est comme ça aujourd'hui. Je cherche encore à comprendre comment il a réussi à choir aussi brutalement sur l'ongle du petit doigt de ma main droite : à un instant, je le tenais de la main gauche pour le poser (mais où était ma main droite ? ça paraît totalement illogique que je l'aie laissée sur le tapis roulant de la caisse), l'instant d'après mon ongle subissait une très violente agression.

J'ai rencontré ma première boîte de conserve possédée. Décidément, les centres commerciaux, je crois que je devrais éviter.

En passant, si quelqu'un veut d'une boîte de 1 kilo de boeuf bourguignon, je suis prêt à la céder à un bon prix. Parce que j'hésite à l'ouvrir, et je crains que l'oublier dans mes placards ne l'amène à contaminer toutes ses voisines.

Il y de drôles de bruits dans ma cuisine. Attendez un peu, je vais voir...

mardi 1 février 2005

C'est à boire, à boire, à boireuuu...

Dans la (courte) liste des (rares) limitations physiologico-psychologiques dont je suis victime, il en est une qui m'empoisonne depuis des lustres, et contre laquelle je lutte ardemment en visant son éradication.

Je suis incapable de boire en marchant.

Oui, vous pouvez rigoler, mais c'est ainsi. Autant je peux manger en marchant (je précise, manger un sandwich ou un bidule du genre, pas un boeuf bourguignon ou une fondue savoyarde), autant toute tentative pour boire amène automatiquement soit un arrêt brutal de la fonction de locomotion, soit un début de noyade, le liquide passant plus ou moins directement dans les poumons. Allez comprendre.

Bien sûr, je me bats contre ce handicap, et c'est ainsi qu'au fil du temps j'ai enregistré des progrès, chacun minime mais qui, additionnés les uns aux autres, montrent bien que l'hideuse bête a reculé. Elle n'est pas encore le dos au mur, à attendre le coup de grâce, mais on en approche. Je vous épargnerai les détails de ma rééducation, pour ne donner que le résultat de ces derniers mois : en environnement contrôlé (pas trop de monde autour, sol sans surprises majeures, marche pas trop rapide voire presque sénatoriale), je puis boire une canette sans m'arrêter de marcher ni m'étrangler. Certes, je ne la bois pas encore d'une traite, mais n'en demandons pas trop non plus.

Fier de cette victoire, j'ai voulu réitérer aujourd'hui cette preuve indubitable d'une extrême et remarquable maîtrise de moi.
En oubliant un détail de taille : la bête est rebelle et retorse, et n'est pas encore occise.

Et elle m'a bien piégé. Jusqu'à présent, je n'avais tenté d'absorber ainsi que des liquides plats (non gazeux, si vous préférez). Aujourd'hui, j'ai pris une de ces boissons au cola à laquelle on doit la couleur des pères Noël.

Or donc, je suis bien élevé et j'évite de recracher brutalement ce que j'ai dans la bouche, surtout dans une galerie commerciale. Je puis donc vous affirmer que :

  • une boisson gazeuse, quand elle remonte dans les narines parce qu'on tousse comme une bête, c'est vachement pas agréable,
  • les gens sont pas sympas et vous regardent alors avec un drôle d'air, alors que vous êtes à la limite de mourir,
  • bien que la densité féminine ait été plus qu'importante, personne ne s'est proposé pour me faire du bouche à bouche,
  • ma jolie chemise rouge rubis arbore maintenant des taches décolorées, certes du plus bel effet mais c'est pas terrible pour aller voir des clients, là où le liquide l'a attaquée

Il n'est rien de plus dangereux qu'un animal blessé (oui bon d'accord, deux animaux blessés peut-être, merci de la remarque).

mardi 25 janvier 2005

Là, on tient quelque chose de nouveau

Parce que je le vaux bien, je suppose, 20six m'apporte la quintessence de ses subtiles et novatrices fonctions. Ainsi, une précédente note m'a valu un commentaire. Un seul ? Ce serait bien mesquin, ne trouvez-vous pas ? Donc, j'hérite de moins trois commentaires. Et je le prouve :

Cela n'est pas sans me rappeler une remarque d'Heure Bleue qui, après que j'aie écrit une note se finissant par "je peux pas faire une pire note cette année", m'a dit "si, [tu] peux faire pire". La preuve en est, mes notes sont tellement mauvaises qu'elles récoltent un nombre négatif de commentaires.

Bouhouhou.

Au voleur ! Au voleeeuuurrr !!!

Bien que réfractraire de base à la consumérite qui est à notre époque ce que les gladiateurs furent aux romains, je dois m'alimenter, et je fréquente donc des centres commerciaux (et des petits magasins, qui ont ma préférence, mais c'est une autre question). Me voilà donc, le caddie(TM) bien rempli, errant sur le parking à la recherche de mon véhicule.

Diantre, pourtant c'est bien là que je me suis garé, non ? Hmm, peut-être la rangée d'à côté ? Non, toujours pas de tuture. Voyons voyons, quand je suis arrivé, je suis allé chercher un caddie(TM) là-bas, je suis passé par là, donc ma voiture doit être dans cette travée, y'a pas à ergoter. Ou, à la limite, dans la voisine.

Ben non. Que dalle. Pas de tuture. Merdouille. Numéro de téléphone de l'assurance, portable, et zoum je me prépare à appeler au secours.

C'est alors que je me rappelle que j'ai lavé la voiture juste avant. Donc, qu'elle est propre et, en conséquence, d'une couleur radicalement différente de la livrée qu'elle arbore usuellement. Je cherche un véhicule blanc, que je trouve sans peine, à l'emplacement prévu, avec la bonne immatriculation (on n'est jamais trop prudent).

L'incident est clôt, et je vous prie de ne pas rire, merci pour lui.

Note suite à édition : Merci 20six, d'abord il faut de nouveau deux plombes pour se connecter, puis tu prends pas mon titre, ensuite tu mets la note en interdisant les commentaires...

samedi 22 janvier 2005

Huhuhu c'est bête mais ça me fait rire

Allez sur Google, tapez miserable failure puis cliquez sur "J'ai de la chance".
Vous pouvez faire la même chose avec gros balourd.

mercredi 19 janvier 2005

Etude en gris...

Deux heures de travail, et à peine une seule lettre potable. Et encore...

Le rouge aurait dû se diffuser, là ça fait vraiment des gros pâtés.
Au fait, c'est supposé être un G en gothique majuscule.

Coïtus interruptus...

Pour commencer, je tiens à apporter un démenti formel à quelqu'un situé de l'autre côté de mon écran : non, je ne fais pas qu'une seule note mensuelle. La preuve.

Après cette petite mise au point mesquine, revenons au sujet. Hop. Sujet.

Ayant bien bricolé samedi dernier, sans me couper quoi que ce soit, ni m'éborgner, ni rien, je me suis dit qu'il serait intéressant de m'accorder quelque plaisir. Pour être honnête (oui, ça fait partie de mes résolutions de début d'année, mais ça ne devrait pas durer) j'avais déjà prévu le truc plusieurs jours avant, parce qu'il est des choses qui se planifient (et si cela vous rappelle une planche des Bidochon, c'est 1/ vrai 2/ que vous avez de bonnes et saines lectures).

Donc, dimanche, dès potron-minet (qui, en l'occurence, se situe à 6:00 du matin), je m'en vais convoler avec mon irrégulière. Hmmmm, volupté et tout ça.

Alors que tout semblait absolument normal, que rien ne permettait de présager le moindre incident et que nous n'oeuvrions de concert que depuis une toute petite trentaine de minutes, à peine assez longtemps pour s'échauffer, ladite irrégulière m'informe soudainement, de façon péremptoire et sans ambigüité aucune, qu'elle allait bientôt se trouver dans la totale incapacité de freiner quoi que ce soit, et qu'il fallait donc faire quelque chose urgemment. C'est, je dois en convenir, le genre de choses parfaites pour gâcher totalement mon plaisir.

Voir clignoter au tableau de bord un beau point d'exclamation rouge, accompagné du message sybillin "système de freinage défaillant", ça ne m'enthousiasme que très moyennement. Heureusement, une station service s'est offerte à mes yeux angoissés et j'ai pu refaire le niveau du liquide de freins. Il ne reste plus qu'à prendre rendez-vous pour une vérification du biniou.

Ca, c'était le début. La suite devait en principe mieux se passer, sous la forme d'une randonnée à raquettes (à neige, je précise pour les zurbains qui n'y connaissent rien). Rendez-vous était donné à 9:30 assez loin au fin fond d'une vallée perdue. J'y arrive vers 9:15, lieu de rendez-vous facile à identifier, aucun problème, le groupe se constitue. Personne ne se connaît. A 9:25, les derniers arrivants arrivent... et repartent tout de suite. Raison invoquée :
"Ha non on peut pas commencer la randonnée tout de suite, nous n'avons pas fait notre tiercé".
Plusieurs membres du groupe, dont moi, se regardent avec stupéfaction. Le guide ne bronche pas, et on attend donc ces messieurs les turfistes. Température extérieure 3 ou 4 degrés max, on se gèle gentiment, le guide ne bronche toujours pas. Les mauvaises surprises continuent.

Finalement, vers 10 heures, les turfistes reviennent et on peut aller au point de départ, à une dizaine de minutes en voiture.

La promenade était sympa, mais loin de ce que je pourrais appeler une randonnée. Nous n'avons pas dû marcher plus de trois heures et 300 mètres de dénivelée... Une bête promenade, quoi, sans plus. Pas de quoi fouetter un chat.

Mais ce qui m'intéressait le plus, c'était la suite. Le repos du guerrier, le pourquoi de la sortie : passage aux thermes de notre point de rendez-vous. Je ne suis pas un fana du thermalisme, mais je dois avouer que c'est bien agréable tout de même, surtout après une bonne promenade. Je fais mon choix : bains bouillonnants et massage aux huiles essentielles. Arf. Avec une masseuse, évidemment.

Alors là, que ce soit clair entre nous.

Les bains bouillonnants, bien chauds, c'est super. Mais l'odeur d'oeuf un peu avancé qui se dégage parfois de l'eau, plutôt souffrée, est un tue-les-fantasmes de première catégorie, vous pouvez m'en croire. Lorsqu'après cela on constate de surcroît que la masseuse est devenu un masseur, certes bel homme* mais désolé ce n'est vraiment pas mon truc, ben on se dit qu'on aurait mieux fait de rester chez soi.

* le massage était soit aux huiles essentielles, soit à l'eau thermale sous une sorte de douche. Le masseur était donc en boxer-short, et a été très apprécié des damoiselles du groupe.

mercredi 5 janvier 2005

C'est de circonstance...

Bon ouais hein on sait, c'est nul et convenu, gnagnagna mais pouet d'abord. Et donc je vous souhaite à tous et toutes

Jolie poitrine !














Ha non merdre, j'm'as trompé, c'était

Beaux nénés !
qu'il fallait dire. Ouais ça marche mieux comme ça.

Voilà, maintenant je peux pas faire une pire note de toute l'année, je suis tranquille.

Dédicace spéciale à Tonton
.

vendredi 17 décembre 2004

En accompagnement, numéro 2

Le papier, c'est comme une femme. Quand on en change, on a toujours des surprises. Des bonnes, des mauvaises, mais des surprises. Là, le grain empêche un travail rapidede la plume. Tant pis, faut s'adapter, mais c'est moins réussi.



Accessoirement, on notera que mes frangins ne font que des filles. Je suis le seul de la fratrie a avoir eu un fils.

mercredi 15 décembre 2004

En accompagnement des cadals -1

Les petites étiquettes sur les paquets, c'est bien. Mais ça manque un peu de visibilité. Et s'il y a des piles de cadeaux, autant mettre une seule grosse étiquette sur la pile, on se fatigue moins. Il ne reste plus qu'à faire les quelques panneaux indicateurs. La première série...





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