Nuits de Chine, nuits câlines

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mardi 19 avril 2005

Mais laissez-moi sortir !!!

Ca doit être l'effet "tunnel du Mont-Blanc". Le grand jeu, à plein d'endroits, est de tester les procédures d'incendie. Sans le feu, hein, à blanc si on peut dire. Histoire de voir si, au cas où, tout se passerait bien.

Donc, j'avais rendez-vous ce midi avec une amie qui bosse dans l'une des écoles où je sévis en tant que professionnel qui amène sa longue expérience aux petits jeunots. Je me pointe, un peu en avance. Pas d'étudiants, ce sont les vacances, c'est normal. Je m'engage dans l'escalier, en colimaçon, qui permet de monter aux étages. De mon pas vigoureux, je gravis les marches deux à deux.

J'entends une sorte de "clic psssshiiiii clac" léger, qui ne me dit rien de spécial, et pour preuve je continue mon ascension. Second et dernier étage, tiens la porte est fermée. La main (la mienne, évidemment) se tend vers la poignée, et je tire. Rien. Ha bon ? Elle se pousse celle-là ? Ca m'étonne, depuis près de dix ans j'aurais remarqué mais bon ma mémoire me joue peut-être des tours. Je pousse. Rien. Un peu plus fort, dans les deux sens. Rien.

Bon d'accord, elle est verrouillée. Je redescends au premier... porte verrouillée aussi. Pareil au rez-de-chaussée. Attendez, je suis bien entré par là tout à l'heure, non ?

Haaa c'était donc ça le clic psssshiiii clac. Les électro-aimants qui tiennent les portes ouvertes se sont arrétés, les portes (coupe-feu) se sont fermées, et bien fermées, comme toute porte coupe-feu qui se respecte. Impossible à ouvrir sans instruments contondants.

Je suis bien élevé, je ne vais pas filer des coups de pied dans les portes. Donc je prends mon téléphone portable, et j'appelle la gente dame que je dois renconter. Bip bip bip tûûût tûûût. Elle décroche, j'inspire pour parler et

Whooooooooooouuuuuuuuuu !

Vache, ça décoiffe, là. Que se passe-t-il ? Une tornade juste dans l'escalier ? En fait non, seulement l'extraction de fumées, sur le débit maximum. Evidemment, pour causer, ça ne le fait pas trop. Je m'époumonne, pour faire comprendre où je suis et pourquoi je vais être en retard. Elle est pliée de rire à l'autre bout, merci les copines je reviendrais c'est gentil. Et elle me glisse un "Tu as de la chance : on ne teste pas les sprinklers, sinon tu étais bon pour la douche".

J'ai de la chance. C'est ça oui.

mercredi 13 avril 2005

Vous avez l'heure ?

Toujours décidé à la jouer à ma manière, et bien que droitier, je porte ma montre au poignet droit, le cadran à l'intérieur du bras. Ca a plein d'avantages :

  • C'est original
  • Le type qui essaye de me piquer la montre en pensant classiquement qu'elle est au bras gauche se fait repérer rapidement, et prend mon poing dans la tronche
  • Le mouvement d'ouverture des mains, paumes vers le haut, est extrêmement naturel, à l'inverse de celui de consulter sa montre sur le dessus du poignet gauche. Donc, même quand je parle à quelqu'un, je peux discrètement regarder ma montre.
Ca a aussi quelques inconvénients. J'ai ainsi appris, à la dure, qu'il ne faut pas jouer au flipper avec la montre au poignet. Le cadran supporte assez mal un choc contre le côté du flipper, opération pourtant fréquente lorsque l'on bourre latéralement ledit flipper. J'ai appris à gérer cette situation, en retirant ma montre avant de tenter de battre le record sur un flip'.

Mais le pire sont les soirées, apéritifs et autres pince-fesses où je suis parfois convié (pas sur une base amicale, mais sur une base professionnelle). Il est normal d'y avoir un verre à la main, le plus difficile pour moi étant de trouver une boisson non alcoolisée. Il arrive aussi, et j'en ferais sans nul doute le sujet d'une future note, qu'on me demande une information vitale. En l'occurrence, l'heure.

Un droitier qui porte sa montre au poignet droit et un verre rempli ne devrait jamais tenter de donner l'heure. Car pour lire celle-ci, il tourne sa main dans le sens bien nommé des aiguilles. Et ce mouvement a une conséquence catastrophique sur le verre, qui bien que tenu se retrouve à l'horizontale, et se vide donc assez précipitemment. Heureusement, il (le verre) est orienté vers l'extérieur, donc il se vide sur les pieds, le pantalon, la robe ou la jupe de la requérante (qui est toujours une femme; apparemment les hommes ne demandent pas plus l'heure que leur chemin).

Ce n'est pas la meilleure méthode pour se faire des amies.

lundi 11 avril 2005

Ca veut dire quoi, ça ???

Comme pas mal de monde, j'achète des livres. Comme certains, je le fais sur Internet, et tout particulièrement avec Amazon. Les bouquins que j'achète sont variables, mais je dois préciser que je n'achète jamais de guides, quel qu'en soit le sujet.

Je dis ça parce que sur la page d'accueil de mon compte Amazon, aujourd'hui, il y avait comme suggestion d'achat :

J'aimerai bien que la personne qui leur a suggéré ça pour moi se dénonce. J'attends, vous ne sortirez pas avant.

mardi 29 mars 2005

Portnawak, bis repetita placent

Ainsi que je l'ai déjà dit par ailleurs, je porte une attention certaine à ce qui m'entoure. Cela vient probablement de ma parano rampante (hé, après tout, ce sont forcément
des gens qui me veulent du mal).

Toujours est-il que.

Rayon boulangerie, au super-marché du coin. Pas trop approvisionné, ils sont sans doute entre deux fournées. Je prends ce que je voulais et m'apprête à aller porter mes pas ailleurs. Une jeune femme passe à côté de moi et se saisit d'un pain, le regarde, le repose. En prend un autre et le regarde d'un air plus que dubitatif. A l'évidence, elle ne trouve pas ce qu'elle cherche.

A ce moment, l'approvisionneur arrive, tirant son chariot empli de pains et autres viennoiseries. Et la jeune femme l'interroge, lui montrant ce qu'elle tient dans la main.

"Excusez-moi, vous n'auriez pas des boules un peu plus grosses que ça ?"

dimanche 27 mars 2005

J'me la joue Gothique

Mais, car je n'aime pas être comme les autres, gothique en couleurs.

Tout d'abord, une bretonne (ou c'est ce que je déduis du pseudo).

Le B majuscule est un peu tremblottant, ce n'est pas Parkinson je vous assure (quoi que ça me ferait une excuse à bon compte).

Ensuite, une raconteuse de souvenirs.

Ca manque aussi un peu de fermeté dans le trait, mais je n'ai jamais prétendu que ça serait parfait.

Cela dit, pour les carnetières concernées, je ne vous remercie pas des lettres que vous avez utilisées dans vos pseudonymes. Un peu galère. Vous ne voudriez pas vous prénommer Lili et Lolo ? Ou, à la rigueur, Fifi et Fofo ? Ca serait plus simple.

jeudi 17 mars 2005

Il faut savoir se taire

Surtout devant un parterre d'étudiants, qu'il faut ménager.

Je commence mon cours (dans une salle informatique, donc avec des bécanes partout), et une personne à l'évidence de sexe féminin continue de pianoter sur son clavier, me tournant le dos.

"Mademoiselle, ce n'est plus l'heure de lire vos mails."
Ses camarades me reprennent :
"Ce n'est pas mademoiselle, c'est madame."

J'ai réussi à ne pas dire la répartie qui m'est immédiatement venue à l'esprit :
"Hmmm. De l'extérieur, ce genre de détail anatomique est invisible".

dimanche 13 mars 2005

Les affres de la ménagère

Pour préambule (ça va devenir une habitude), je suis opposé à ce mouvement de pensée visant à féminiser tout nom masculin dès lors qu'il est appliqué à une femme. Je trouve que Madame le ministre, ainsi que Madame le maire et bien d'autres, sont particulèrement élégants. Restant logique à moi-même, j'estime que l'application inverse est tout aussi justifiée (monsieur la sage-femme, bien plus compréhensible que monsieur le maïeuticien). Et donc, pour revenir au titre de la note, la ménagère, ici, c'est un pauvre gars (moi) qui a (il lui en prend de temps à autre l'humeur) décidé d'inviter quelques amis (7, comme les sept nains, mais je n'ai rien de Blanche Neige) à dîner chez lui un soir (samedi dernier).

Le top départ est fixé au jeudi soir, pour l'approvisionnement en vue des agapes du samedi.

Le dessert demandant un ingrédient bien précis, j'écume les rayons de la grande surface où je suis allé perdre mes pas. Gnagnagna c'est pas ça c'est pas ça c'est toujours pas ça... Peut-être aux produits exotiques ? Hmmm... Examen rapide, y'a pas ce qu'il faut. Damned. Y'a presque ce qu'il faudrait, mais presque ne me suffit pas. Et soudain mes yeux ébahis tombent sur l'étiquette tant recherchée, sur le linéaire : lait de coco. Hop, mon regard ébloui se lève de quelques centimètres vers les produits ainsi désignés... pour tomber sur le seul emplacement totalement vide du rayon. En bref, ils en ont eu, mais ils ont osé tout vendre avant mon arrivée, les vils traîtres.

Bien ma veine, ça. Ne reculant devant aucune action pour atteindre mon objectif, je m'en vais à l'accueil afin de demander (courtoisement mais fermement) un réapprovisionnement d'urgence dudit produit. L'accueil des grandes surfaces, tout le monde en a vu. Même moi. Et même, parfois, je vais y poser des questions. Mais celui-là est bien spécial. C'est un aquarium, en cela qu'il est vitré (bon, pourquoi pas, mais les poissons qui dedans sont pas terriblement exotiques). Où est donc la fenêtre pour interpeller les hôtesses ? Oukélé ? Hein ? Où donc ?

Ca, c'est le deuxième coup de traître du magasin. Y'a pas de fenêtre, fenestron, hygiaphone, micro, tam-tam ou barbecue-à-signaux-de-fumée pour poser une question aux hôtesses. Enfin si, je suis méchant, il y en a un mais uniquement du côté de la galerie commerciale, pas du côté du magasin. En un mot, on est déjà dans le magasin, on n'a qu'à acheter, pas à poser des questions. C'est quoi leur slogan déjà ? Nous aider à mieux consommer, je crois... Mouais. Et les filles ne bougent pas, bien qu'elles me voient avec (j'imagine) tout à fait la tête de quelqu'un qui veut poser une question.

Je retourne donc, dépité et de mauvaise humeur, vers le rayon, et j'alpague un brave réapprovisionneur de linéraires, ne le lâchant que lorsqu'il a bien compris mon besoin, son urgence et l'importance d'une diligence totale quant à sa résolution. Une dizaine de minutes passe. J'entends le bruit caractéristique du trans-palettes utilisé dans les magasins. Le type ramène une centaines de briquettes de lait de coco. Très fort. Il ne m'en faut qu'un litre, mais j'apprécie quand même, je le remercie et zoum. J'y vais.

Nous sommes maintenant samedi matin. Le plan de la journée est clair : matin rangements et nettoyages divers, après-midi cuisine. Rien à dire sur le matin, tout se passe à peu près comme il faut. Repas rapide, et je sors les ingrédients et mes recettes. Organisation oblige, je vérifie que j'ai tout ce qui'l me faut.
Comment ça il me faut quatre oeufs de plus ? Quatre et trois sept et deux neuf par deux dix-huit, plus quatre vingt-deux. Merde, où est-ce que je me suis planté lors du précédent calcul ? Et la supérette du bas de la rue n'ouvre qu'à 14:30... Bien ma veine, je ne peux pas commencer tout de suite. Le stress s'installe.

14:30, je fais l'ouverture de la supérette, j'ai ma boîte de six oeufs, je rentre. Je commence à faire chauffer l'eau sucrée (pour du faire caramel, au cas où vous ne sauriez pas) et je me lance dans mes mixtures. Je relève la tête vers la pendule, qui indique 3 heures. Calcul rapide, l'invitation est pour 18:30-19 heures, donc j'ai encore hmmmm 6 heures devant moi. Cool, le stress repart, j'ai du temps. Je continue tranquille. Coup d'oeil à la pendule, 15:30, il me reste donc... aaaarghhh environ trois heures je me suis trompé dans le calcul précédent. Le stress revient, lourd, oppressant et carrément pénible.

Et ce caramel, alors, il se fait oui ou non ? Je n'attends plus guère que lui, mais il ne prend pas. Lentement les minutes s'égrennent, et le caramel ne prend toujours pas, ne caramélise pas, rien. 'foiré. Soudain mon odorat affiné sent clairement l'odeur du caramel. Haha enfin ! Je vais vers les casserolles... et je trouve un bloc informe, dans le plus pur style Grand Lac Salé, sauf que c'est du sucre et pas du sel. Inutilisable. Argn. Pour recommencer, il faudrait retirer tout ça de la casserolle et je n'ai pas le temps. Sans compter que si je rate encore une fois...

16 heures, le gérant de la supérette me voit de nouveau débarquer, pour acheter du caramel liquide (j'ai honte, mais mon honneur d'hôte est à ce prix).

16:15, de retour chez moi, je mets le mélange lait et lait de coco à bouillir, je chauffe le four, je beurre les récipients pour la crème, je met le caramel au fond. Plus qu'à attendre que le lait entre en ébullition. Autant passer au plat suivant, facile celui-ci, je maîtrise. Faire fondre le chocolat au bain-marie... Chocolat ? Comment ça j'ai oublié les plaquettes de chocolat ? Je me mets à fouiller, fébrilement, dans mes placards mais ne trouve rien.

Pour être honnête, ma recherche est brutalement interrompue par le crépitement caractéristique dit du-lait-qui-se-sauve. 'tain le con ! Je glisse rapidement vers la cuisinière, retire la casserolle du feu... Va falloir nettoyer, parce que le lait brulé, ça sent mauvais. Je finis le premier plat, hop au four, et je nettoie les dégâts.

17:00, retour chez l'épicier pour trois plaquettes de chocolat à cuisiner. Bain-marie, blancs d'oeufs en neige ferme, sucre... là, plus aucun problème. Zou au frigo.

17:30, j'attaque le plat. Décongeler, rincer, faire rissoler à droite, faire cuire doucement à gauche... Le stress monte d'un cran, plus qu'une heure et il faut encore tout ranger, préparer l'apéro, mettre les couverts... Mais je tiens le bon bout je pense. Ca commence à sentir bon, je réfléchis à ce que j'ai pu oublier.

L'entrée ! Y'a pas d'entrée ! L'impasse totale ! Quelle entrée puis-je faire, dont j'aurais tous les ingrédients ? Bilan de la recherche : aucune.

18:10, l'épicier me vend encore quelques produits frais. Il a osé rigoler quand je suis entré dans son magasin, mais là vraiment je n'avais pas le temps de tout mettre à feu et à sang pour venger cet affront. Ce sera pour une autre fois.

18:25, l'entrée est prête et au frais, la sauce est très bonne en plus. Je mets de côté les éléments pour le plat principal, je sors le premier lot de dessert du four, j'espère que ça aura le temps de refroidir, j'enfourne le second lot... Reste l'apéro à préparer, les boissons à sortir du frigo...

Quand la première invitée arrivera (à 19:10), je serais en train de finir de préparer l'apéro. Il m'aura fallu déplacer un canapé, constater que la zone ainsi découverte méritait un bon coup d'aspirateur et ranger quatre ou cinq bidules précédemment cachés par ledit canapé.

Mais ça y est, tout est prêt.
Et la soirée a été super sympa, nous avons bien rigolé et bien mangé.

Au fait, le menu final était : salade de concombres façon indienne (raïeta, orthographe non garantie), sabayon de coquilles Saint Jacques sur lit d'épinards à la crème, flans au lait de coco et à la banane, mousse au chocolat.

jeudi 3 mars 2005

J'ai mal aux yeux...

Hééé oui, il peut m'arriver de me plaindre de choses bassement physiques. Mes yeux (espiègles, troublants, profonds, charmeurs) sont douloureux depuis quelques temps. Je m'en fus donc voir un ophtalmologiste, parce qu'il ne faut pas déconner non plus, et me fis prescrire un collyre pour soigner les bobos des yeux. Jusque là, rien de particulier si ce n'est une honnête compassion de votre part (j'ai les noms de ceux qui ne compassent pas, ça va chier).

Puis, de mon pas vif et déterminé, je fais un saut à la pharmacie du coin, récupère la micro-bouteille de produit et m'en retourne chez moi. Curieux de tout et surtout de ce qu'on veut me faire mettre sur mes yeux (espiègles... ha nan je l'ai déjà faite celle-ci), je lis la notice. On ne lit jamais assez les notices des médicaments.

Et je tombe sur une petite phrase presque anodine : "Du fait des propriétés connues du chlorure de B., le port de lentilles est à proscrire pendant le traitement". D'accord, je suis très avancé. Quelles propriétés connues ? Et puis c'est qui, ce chlorure de B., d'abord ?

Ni une ni deux, un p'tit coup de Google et zoum. J'ai ma réponse.

Les propriétés connues du chlorure de B., c'est que c'est...

Tadaaaam...

Un spermicide.

Mon ophtalmo me fait mettre du spermicide dans mes yeux pour les soigner.

Au cas où vous vous posiez la question, oui ma virilité va bien et est tout à fait hmmmm vigoureuse. Mais quand même pas au point où je puisse me la fourrer dans l'oeil.

Je me pose des questions, là.

lundi 21 février 2005

Floc floc

En préambule, je fais cette note parce que ma mésaventure, que je voulais garder secrète, a déjà fait rire deux blogueuses. Ma légendaire générosité m'empêche d'en priver un plus large public.

Adoncques, mercredi dernier, plein de bonne volonté et de linge sale, je décidai de faire une lessive. Cela arrive à des gens très bien, alors pourquoi pas à moi ? Pour des raisons sur lesquelles je ne m'étendrai pas (elles ne sont pas assez confortables pour cela), je n'ai pas fait l'opération nuitamment comme il m'en est pourtant coutume. Au sortir du repas de midi, je remplis donc la machine (à chargement frontal, c'est important pour la suite) et hop, en marche. Puis je vais bosser dans mon bureau à moi, juste à l'étage au-dessus.

90 bonnes minutes plus tard, ayant envie d'un café, je redescends. J'ouvre la porte de la cuisine/salon/salle à manger (c'est un peu grand chez moi), et ...

Floc.

Comment ça floc ? De l'eau ? Chez moi ? Je sais bien que le fleuve régional est au-dessus de sa cote d'alerte, mais d'ici à ce qu'il arrive chez moi je pense que pas mal de monde sera sous l'eau. Donc, ce n'est pas le fleuve. Donc c'est.... haaaa la machine à laver !

La porte de la susdite s'est ouverte en plein lavage. Et, comble de bonheur, parce que je le vaux bien et parce que faire les choses à moitié n'est vraiment pas mon genre, l'interrupteur sur le verrou de la porte, sensé arrêter la machine si ladite porte est ouverte, est tombé en panne. Donc, je n'ai pas juste quelques litres qui ont débordé du tambour et se sont répandus dans la pièce. Non non non. Depuis je ne sais combien de temps (mais pas plus de 90 minutes), la machine tente désespérément de remplir son tambour, lequel se vide par la porte ouverte.

D'où le floc floc floc.

J'ai compté six seaux de 10 litres bien remplis pour éponger tout cela. Je n'ose imaginer ce que ça aurait donné si la lessive avait été nocturne. Sept heures de remplissage de tambour se vidant dans la pièce ? Brrr j'en frémis encore.

D'un autre côté, maintenant le sol est tout propre, depuis le temps que je voulais le laver...

lundi 14 février 2005

Allez comprendre...

Ce n'est pas la première fois, et (malheureusement) probablement pas la dernière. Je me suis aujourd'hui pris une jolie engueulade de la part d'une amie qui, il y a quelques temps déjà, m'avait offert un râteau de première catégorie (du genre de celui-là). Et, comme à chaque fois, j'ai l'impression d'être totalement déphasé par rapport à mon environnement.

Globalement (je résume et mets de côté les expressions qui fâchent), ça a donné ceci :

"Pourquoi tu m'ignores, je croyais que je te plaisais, c'était des conneries tout ça ?
- Je ne vois pas pourquoi tu prétends que je t'ignore. On se voit régulièrement, non ? Et je te trouve toujours aussi agréable.
- Oui, mais tu fais comme si je n'étais qu'une amie, rien de plus.
- Ben, c'est bien ce que tu m'as demandé, si ma mémoire m'est fidèle.
- Oui, mais je voulais que tu insistes".

Voilà. L'expression qui tue. Insister.

Et bien non, ma chère, dans ces situations je n'insiste pas. Pour moi, non signifie "non", pas "réessaye une ou deux fois et ça sera oui". Ce n'est pas par orgueil, j'ai passé l'âge.

Une relation dont l'acte fondateur serait le non-respect de l'avis de l'autre me semble bien mal engagée. Ne crois-tu pas ?

Si tu changes d'avis, il suffit de me le dire : je ne suis pas obtus ni borné. Mais si le non n'est qu'un jeu... je ne joue pas à ça.

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