Nuits de Chine, nuits câlines

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jeudi 30 juin 2005

Demandez le programme...

Alors ça donne à peu près ça :

  • Vers le 18 juillet, Paname
  • Du 20 au 28 ou 29, Quiberon
  • Du 28/29 juillet au 5 août, Paname de nouveau
  • 6 ou 7 août, retour à la civilisation.

Si, dans ces créneaux, il y a des bloggeurs de préférence blondes à forte poitrine qui sont dans les mêmes coins que moi, vous pouvez éventuellement vous manifester.

dimanche 26 juin 2005

Famille de dingues

Je n'ai pas, mea maxima culpa, transmis que des gênes super-extra-qualité-plus à mon fils. Pour son malheur, il a aussi hérité des gênes "machoire étroite" et "grosses dents". Hier, avant d'aller faire mes emplettes mais après avoir déposé Tuture2 au garage (voir la note idoine), je l'ai rejoint chez le dentiste, où sa mère l'avait amené pour l'ablation de deux dents.

Si je compte bien, depuis trois ans, ça fait huit dents qu'on lui retire de cette manière (4 dents de lait et 4 dents définitives), dans l'espoir de ménager suffisamment de place sur la machoire pour que les dents restantes poussent correctement. Autant que possible, je m'arrange pour être avec lui durant ces moments pénibles (j'ai "fait" six des huit dents).

L'intervention était prévue sur une heure, mais n'a pas duré plus de 30 minutes. L'héritier(TM) a pleuré.
De rire.
Pendant qu'on lui arrachait deux dents.

A la sortie, il m'a d'ailleurs dit
Papa, merci de ne pas me faire rigoler quand je ne peux pas fermer la bouche, ça fait des crampes.

Famille de frappés, je vous le dis.

Edit du 27 juin au soir
Le jeune homme, que j'ai vu aujourd'hui, a souligné qu'il avait dit autre chose. Je vous laisse savourer :

Avec l'anesthésie, j'ai l'impression d'avoir des lèvres énormes, comme une pétasse siliconée.

samedi 25 juin 2005

Les difficultés du célibataire

(ou de la célibataire, bien entendu).

Souvent, les pas-célibataires profèrent des phrases qui se voudraient des vérités, mais n'en sont pas, loin s'en faut. Ces pauvres âmes ne percoivent qu'une partie de l'Univers, et beaucoup leur échappe. La pseudo-vérité la plus courante, qui je dois le reconnaître part d'un fond de bons sentiments, est

Ca doit pas être facile d'être malade quand on est tout seul

Même pas. Quand je suis malade, c'est que la Faucheuse s'est tapie quelque part, tout près, n'attendant qu'un instant d'inattention pour me bondir dessus. Elle me guette, la sournoise, je le sais, je sens ses orbites vides braquées sur moi. Mais je ne suis pas de nature à me laisser aller sans combat. Toute personne pénétrant dans mon antre de douleur prend un risque énorme, car je sais que la Faucheuse est experte en déguisements. Il vaut donc mieux pour tout le monde que je sois seul quand je suis malade (ce qui est rare; d'être malade, je précise).

Une autre situation couramment évoquée est

Mais quand tu dois ammener ta voiture au garage, comment fais-tu ?

Alors là, je réponds O-R-GA-NI-SA-TION. Et je le prouve. Ce matin, je prends Tuture1 (dite la régulière), j'y enfourne mon vélo et hop, direction la petite gare de CoinPerdu, à cinq kilomètres de là. Je gare la voiture dans le parking, je sors le vélo du coffre et, sous un soleil de plomb, je reviens en pédalant gaillardement. Petit rafraîchissement, puis je prends Tuture 2 (aussi connue sous le nom de l'irrégulière) et je m'en vais à GrandeVille la mener au garage. Le train me ramenant à CoinPerdu étant plutôt tardif, je profite de mon passage à GrandeVille pour faire quelques emplettes, du genre pas trop volumineux quand même. Puis je me rends à la gare de GrosseVille, non sans rencontrer par hasard d'émérites bloggeurs en les personnes d'Al Mistral et de Littlefrench. [Je dois d'ailleurs faire remarquer qu'il y a toujours un essaim de damoiselles (bloggeuses si j'ai bien compris) autour de ces deux-là, va falloir étudier leur technique. Bref.] Après avoir dûment composté un billet acheté sans même tricher ni utiliser une fausse carte bancaire, je prends le train qui me ramène à la gare de CoinPerdu en moins de temps qu'il n'en faut pour le lire, gare dans le parking de laquelle Tuture 1 m'attend bien sagement.

Et voilà.
O-R-GA-NI-SA-TION.

Dommage que j'aie oublié les clés de Tuture 1 sur la table de ma cuisine.

jeudi 23 juin 2005

Là, c'est peut-être une connerie

Je me suis inscrit à l'Hôtel des Bloggeurs.
Je ne vous dirais pas sous quel pseudo j'interviens, ça serait m'exposer à prendre des remarques acerbes. Vu les poids lourds du blog qui vont aussi se commettre dans cette histoire, je me sens pas forcément à la hauteur de l'expérience.
Mais comme disait Desproges, l'expérience ne peut venir sans la douleur, c'est pour ça qu'il y a une barre horizontale sur les vélos pour hommes. M'en fous, j'ai ma coquille.

lundi 13 juin 2005

Le retour de la vengeance

Après maintes tergiversations, hésitations et autres "'tain, la déco c'est une histoire de nanas, nous les mecs on fait moins de chichis", j'ai trouvé comment peindre une partie de la pièce qui a été refaite l'année dernière (oui, je mets du temps à réfléchir, mais c'est ma mâson, donc pouet; et non, vous ne saurez pas quelles couleurs, je n'ai aucune envie de donner la preuve tangible de ma totale absence de goût artistico-décoratif).

Donc, les deux week-ends derniers, c'était bâche (en plastique, pas affective pour une fois, ça fait du bien de changer un peu), pinceaux, rouleaux et odeurs désagréables partout. Or donc, il s'avère que la partie sur laquelle je teste mes couleurs dispose d'une fenêtre intérieure, haut placée, qui fait l'aération de la salle de bains (laquelle n'a pas de fenêtre; c'est ainsi). Il faut donc peindre autour de cette fenêtre, ce qui paraît logique.

Et le génie qui me caractérise a frappé, avec sa batte de base-ball en pur acier renforcé. En effet, plutôt que monter sur l'escabeau peindre-descendre de l'escabeau reprendre de la peinture-monter sur l'escabeau peindre-descendre sur l'escabeau reprendre de la peinture (vous avez compris, ad libitum), je me dis "ben y'a le rebord de la fenêtre, autant poser le bac à peinture dessus". Encore une histoire de rebord de fenêtre (private joke) ! Ledit rebord étant étroit, je pose avec précautions, je vérifie que ça tient, no problemo señor. Et je m'économise des montées et descentes d'escabeau qui, si elles sont excellentes pour le fessier (mais je n'ai pas besoin de ça), sont lassantes, le panorama n'ayant rien de bien extraordinaire.

Et me voilà peignant avec l'entrain et la bonne humeur qui me caractérisent parfois. Jusqu'au moment où la loi de la gravitation, de l'équilibre et, accessoirement, de l'emm... maximal se rappellent toutes trois à moi, dans un ensemble remarquable. Le bac à peinture tombe (loi de l'équilibre : tout objet large posé sur un support étroit finit par perdre l'équlibre; loi de la gravitation : boum). Et il ne pouvait tomber qu'à un seul endroit : dans le bac à linge sale (loi de l'emm... maximal (variante) : un objet en chute libre atterrira forcément là où il fera le plus de dégâts).

Je lance donc une nouvelle mode : les vêtements peints. Super-hype, 'achtement cool, écolo avec de la peinture sans solvants. Pourvu que ça marche, parce que ça me ferait mal de jeter tout ça.

PS qui n'a rien à voir : je remercie tous ceux et celles qui, suite à ma note un peu déprimée, m'ont fait part de leur sympathie, encouragements, amitié et autres. J'ai été très touché.

vendredi 27 mai 2005

Oui, oui, oui !

Parce que je refuse la peur,
Parce que je refuse le repliement sur soi,
Parce que je refuse les boucs émissaires,
Parce que 60 ans de paix sur ce vieux continent, ça ne s'était jamais vu.
Parce qu'on n'est riche que de ses différences et de ses rencontres.
Parce que les autres ont infiniment plus à nous apporter qu'à nous prendre.

Dimanche, ça sera OUI.

dimanche 22 mai 2005

Pause...

Ayant, pour diverses raisons, le moral au 36ème dessous, et continuant à creuser, je vais faire un break. Je reviendrai quand ça ira mieux.

dimanche 15 mai 2005

Je fais le mur...

J'aime bien bricoler, mais j'ai deux problèmes. Le premier, c'est que je suis perfectionniste. Un truc parfait me satisfait à peine. L'autre problème, c'est de m'y mettre. Une fois que c'est parti, ça roule. Mais pour donner le départ*, là, c'est une autre paire de manche.

Bref.

Aujourd'hui, le départ a été donné, l'objectif étant de refaire l'enduit d'un (vieux) mur en plâtre, histoire d'avoir un revêtement joli. L'objectif n'était pas d'obtenir une surface parfaitement plane, justement, je veux donner un cachet "ancien" donc avec quelques irrégularités.

Bien organisé comme je suis, je fais d'abord un essai, avec 2kg de plâtre seulement. Flotch flotch, ça enduit bien, ça ne tombe pas trop par terre, ça ressemble à ce que je veux... Yessss. Essai concluant, passons à la phase industrielle. 18 litres d'eau et les 18 kg de plâtre restant dans une grosse poubelle. Touille, touille... Bien liquide ce truc. Je laisse reposer une dizaine de minutes, histoire de voir... Ca reste très liquide, presque du lait alors que je devrais avoir la consistance d'une crème bien épaisse.

Bon, ok, je me suis gauffré dans la quantité d'eau, j'ai dû trop en metttre.

Qu'à cela ne tienne, il suffit d'attendre que ça prenne un peu, c'est tout, après tout le plâtre durcit progressivement. Et j'aurais la pâte à la bonne consistance.
Hé oué.
Facile.

Voilà tout pour le week-end. En temps normal je n'aurais même pas fait de note, mais certains (que je ne dénoncerai pas) s'étant plaints de l'absence d'une catastrophe récente, voilà ma réponse. Et toc. Ca vous apprendra à réclamer.

Ceci dit, s'il se trouve parmi les lecteurs une personne intéressée par un bloc de 18 kilos de plâtre, parfaitement moulé et solidifié dans une poubelle, qu'il se manifeste. Je vends, ou je donne, même (le port est payé par le destinataire, faudrait pas déconner non plus).

(*) Et si vous en concluez "ben il lui faut une femme pour le bouger un peu", ce n'est vraiment pas une bonne idée - pour la damoiselle en question.

mercredi 4 mai 2005

Vous attendez quelqu'un, ou vous travaillez ?

Je n'aurais jamais imaginé que cette question puisse m'être posée un jour. Comme quoi, on se trouve parfois bien involontairement dans des situations tout à fait bloggablesdélicates.

Les lecteurs assidus de ce carnet sans prétension le savent, ma régulière manque parfois d'enthousiasme à mon égard. Pour tout dire, elle est capable de me battre froid, sans avertissement préalable. Un instant tout va bien, l'instant suivant plus rien ne marche. Et quand on se retrouve coincé dans la grande-ville-d'à-côté parce que ladite régulière refuse de me ramener chez moi, c'est vraiment ennuyant.

Heureusement, j'ai quelques amies qui peuvent m'éviter de dormir sous un pont. Me voilà donc, à 21 heures passées, appelant Z, ancienne camarade de jeux et toujours très bonne amie. La réponse est positive :
"Attends-moi au carrefour machin, j'arrive.
- D'accord, merci."

Le carrefour machin n'est guère loin, j'y vais de mon pas assuré. Et j'attends, appuyé tranquillement sur un mur, regardant les véhicules passer afin d'y repérer celui de ma sauveuse. Je dois préciser que je suis en costume-cravate, clean propre quoi. Le carrefour disposant de feux tricolores, beaucoup de voitures s'y arrêtent régulièrement.

Ce n'est qu'après avoir constaté qu'à plusieurs reprises les conducteurs me regardaient d'un oeil torve et lubrique que j'ai réalisé que j'étais dans un quartier tout à fait normal le jour, mais en plein dans une zone de prostitution nocturne. Et que mon attitude, regardant les voitures passer comme je le faisais, pouvait parfaitement laisser supposer que.

Je vous laisse imaginer mon soulagement lorsque la voiture que j'attendais est enfin arrivée. Elle aurait pu se presser un peu plus, tout de même.

dimanche 1 mai 2005

Petit con !

Vous le savez sans doute, nous sommes dans une période de vacances scolaires. L'héritier(TM) est allé passer quelques jours dans la famille maternelle. J'ai reçu une carte postale (événement si peu courant qu'il mérite d'être souligné).

Sauf que ladite carte postale commence par

Salut Papa !

J'espère que tu passes de bonnes journées de travail. Moi je passe de bonnes vacances.

Ca s'appelle retourner le couteau dans la plaie, ça, je crois.

[Edit du 3 mai : je précise que le titre est sur un ton très affectueux. Comme celui utilisé par mon fils quand il me traite de vieux croûton sénile, par exemple.]

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