Nuits de Chine, nuits câlines

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mardi 13 septembre 2005

La guerre des boutons

Non, je ne vais pas parler des poussées d'acnée de l'Héritier, qui pour le moment n'a pas de problème de ce côté.

Je vais parler des boutons, les vrais, ceux qui vous pourrissent la vie alors que tout semblait idyllique et merveilleux. Oui, eux. Les boutons de pantalon ou de chemise qui se barrent au pire moment, décidant une fois pour toutes que l'herbe est plus verte ailleurs et vous laissant, fort marri, à vous interroger sur le sens de la vie (42, au cas où vous ne le sachiez pas).

Cet été, parmi plein de choses, je me suis rendu au baptème d'une nièce. Qui dit baptème suppose, parce qu'on est des gens bien élevés, être habillé correctement. Donc, une heure avant la cérémonie, je sors de la valise le pantalon-qui-fait-bien, la-chemise-et-les-chaussettes-qui-vont-avec et la-veste-qui-parfait-le-tout. Et, guilleret, je m'habille. Pour constater que, matois, le bouton de ceinture (et sur ce pantalon il n'y en a qu'un seul), le bouton de ceinture disais-je n'est plus. Il ne demeure que quelques filoches éparses laissant accroire qu'il y eut, dans un temps indéterminé mais clairement révolu, un bouton.

Je suis capable d'assumer certaines situations embarrassantes, mais perdre mon futale dans une église n'en fait pas partie. Pas question de courrir le risque. Il me fallait trouver un bouton (assorti, bien sûr, au pantalon), du fil et une aiguille (au cas où vous vous posiez la question, non, pas besoin de couturière; je sais recoudre un bouton, comme je sais faire un ourlet - certes, pas terrible l'ourlet, c'est uniquement pour les cas d'urgence mais ça arrive; par contre, les boutons que je recous ne bougent plus, c'est le tissu qui partira avant eux; fin de la parenthèse). Bref donc, me voilà en chasse. Belle-soeur me sort quelques trucs d'un tiroir de chez son père, mais les boutons ne vont pas du tout. Qu'à celà ne tienne, elle m'envoie chez sa grand-mère (l'arrière-grand-mère de la future baptisée), qui me sort sa collection de boutons, réunie patiemment durant les six dernières décennies ou quelque chose comme ça. Fouille et farfouille, compare et évalue l'assort avec le pantalon... mouais, celui-ci devrait être bien. Je retourne dans ma chambrette, armé aussi de fil et d'une aiguille, et j'officie. Au bout de quelques minutes, il est évident que le bouton ne bougera plus d'ici la fin du prochain millénaire, je passe donc le pantalon et...

Merdum. Le bouton est trop gros pour passer dans la boutonnière. Si, vraiment trop gros, même en forçant comme une brute. Genre trois ou quatre millimètres. Toute honte bue, je retourne chez la grand-mère lui demander une paire de ciseaux et un nouvel accès à sa boîte-à-boutons. Et cette fois-ci, je vérifie que l'heureux élu entre bien comme il faut dans la boutonnière (et si, lisant cela, des images graveleuses surgissent à votre esprit, je ne suis responsable de rien, c'est de votre faute) avant de retourner à ma chambrette pour aiguiller et tout ça. Nickel, ça tient, ça boutonne, je suis heu-reux.

Jusqu'au moment où, prenant ma veste, je constate qu'elle n'a plus qu'un seul bouton sur les quatre qu'elle arbore normalement. Mais une veste, je ne risque pas d'être ridicule si elle s'ouvre malencontreusement, donc je laisse comme ça.

jeudi 8 septembre 2005

Content content content...

Hop, juste pour vous dire qu'on parle de nous dans Libération aujourd'hui. Même que j'ai fait partie des nains terviouvés.

Vous pouvez continuer à me tutoyer, je sais rester simple.

mercredi 31 août 2005

Ceci explique peut-être cela...

You Are 60% Weird
You're so weird, you think you're *totally* normal. Right?But you wig out even the biggest of circus freaks!
Je précise que la photo ne me représente nullement.

samedi 27 août 2005

Qu'ai-je fait pour mériter ça ???

Vendredi, j'avais un rendez-vous en fin de matinée. L'Héritier étant avec moi, je l'ai déposé chez sa mère pour le reprendre après le rendez-vous, aller manger et passer l'après-midi à la Grande Ville d'à côté, entre agigateur-depuis-longtemps et magasins de BDs.

Chez l'agitateur, je suis tombé sur les DVDs des James Bond, du premier au dernier, à pas-cher pièce. Mon sang n'a fait qu'un tour et j'en ai pris une brouettée complète. Ce qui n'a pas fait plaisir à mon fils, puisqu'il savait qu'après ces emplettes j'allais le ramener chez sa mère, où il doit passer la fin des vacances, et qu'après seulement je rentrerai chez moi pour visionner les DVDs.

" Ben dis-donc Papa, t'as acheté que des James Bond ?
- Oui, où est le problème ? Ca fait partie de la culture générale.
- Culture générale ? De la violence et du sexe, t'appelles ça de la culture ? T'es mûr pour regarder TF1 toi."

Fiston 1, Papa 0.

M'en fous, je regarde les DVDs et pas lui. Na.

mercredi 24 août 2005

N'a bobo le monsieur

Comme la sagesse populaire le dit si bien, il y a des jours avec et des jours sans.

Aujourd'hui, ce fut un jour sans :

  • ce midi, en allant de ma chaise-pour-manger à la cuisine, qui n'est qu'à quelques mètres à côté de la table, je m'explose les orteils sur un pied de chaise. Petite danse unijambiste, pour animer le repas.
  • Puis, une poignée de minutes plus tard, je me mords la langue. Petite exclamation discrète mais néanmoins vigoureuse, pour faire digérer.
  • Ce soir, au p'tit resto de pas loin de chez moi, je me brûle la langue avec le thé à la menthe (délicieux au demeurant, mais 'u'ain 'est 'haud !)
  • et je me casse la gueule dans la rue, n'ayant pas vu un de ces "trous" dans les trottoirs dans lesquels les municipalités modernes plantent des arbres.

Comme vous le constatez, tous ces incidents sont liés de près ou de très près à la notion d'alimentation.
Demain, j'arrête de manger, c'est trop dangereux.
Non, après-demain, demain j'ai un pique-nique de blogueurs.

samedi 20 août 2005

Bonani

Yééé... Blogounet a deux ans aujourd'hui.

Et le pire, c'est que je crains fort (pour vous) qu'il ne rempile encore pour une année. Même s'il se pourrait qu'il déménage bientôt.

mercredi 17 août 2005

Même en vacances...

Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes. Durant les congés, le bidule marche encore ! J'ai donc eu droit à :

Lieu : un quelconque magasin de bibelots, situé en Bretagne mais qui pourrait être n'importe où. Un présentoir de cônes d'encens. J'en prends un, prétendument Parfumé à la rose, et je renifle. Mouais. Sans plus, vraiment pas terrible. L'Héritier(TM) en prend un autre, nommé Aphrodisiaque, le sent puis le repose. Il me regarde et...
En inhalation, j'ai des doutes sur l'efficacité. Peut-être que ça fonctionne en suppositoire.

Lieu : devant le journal télévisé, qui parle des incendies de forêt. Je ne sais trop comment c'est venu, mais l'Héritier(TM) dit d'un coup...
L'excuse d'un pyromane : je nettoyais ma boîte d'allumettes, je savais pas qu'elle était chargée, le coup est parti tout seul.

mardi 9 août 2005

Une vie s'en va...

J. est morte cette nuit. Je n'ai pas la force d'ajouter quoi que ce soit.

samedi 6 août 2005

La vie reprend

Et, parce que c'est la vie, elle oublie parfois de faire des cadeaux.
Outre une légère déprime, qui va passer rapidement car j'y suis habitué, liée à l'effet de manque (l'héritier est maintenant avec sa mère, après trois semaines avec moi), j'apprends qu'une amie est à sa dernière extrémité.

Je vais lui rendre visite demain, une visite que l'on pourrait considérer inutile car elle n'est semble-t-il plus consciente. Je redoute déjà ce que je vais éprouver.

L'amitié ne se limite pas aux beaux jours où tout va bien.

jeudi 14 juillet 2005

Help wanted

Le 'ternet est plein de gens bizarres, mais aussi de gens avec des idées sympas et plein d'intelligence (autant les gens que les idées). Je me permets donc de soumettre un problème à votre sagacité.

Il y a de cela quelque temps, j'ai relaté divers travaux exécutés dans mon antre. Dont une démolition de cloison. L'objectif est totalement atteint, comme le montrent les photos ci-dessous.


Ca, c'est vu de l'extérieur de la pièce


Et ça, de l'intérieur.

(en passant : oui, je sais, c'est le bordel chez moi).

Mon problème est que je veux pouvoir fermer de nouveau le passage entre les deux pièces. Avant de lever les bras au ciel en criant "Mais il ne sait pas ce qu'il veut !", je précise que si, je sais ce que je veux.
Imaginez par exemple que j'invite une accorte blogueuse qui, lorsque la nuit se fait, souhaite dormir mais pas dans mon lit, ou alors seulement si je dors ailleurs (oui, c'est un scénario tiré par les cheveux et peu crédible; d'où l'importance du Imaginez). Dans un accès de générosité, je lui louecède le canapé, fort confortable d'ailleurs. On pourrait en rester là mais, le lendemain matin, je prends mon petit déjeuner dans la pièce d'à côté (d'où a été prise la "photo de l'extérieur" ci-dessus). Et il est possible que mon invitée dorme encore, ou qu'elle soit en train de faire tous ces machins mystérieux de filles que nous les garçons n'avons pas le droit de découvrir sous peine d'être transformés en une chose horrible. Bref, qu'elle veuille un peu d'intimité. Et bien si je disposais d'un moyen de clore de manière réversible (je me vois mal emmurant mes invités le soir, pour démolir le mur le lendemain matin) le passage, ce serait parfait.

J'ai déjà regardé les rideaux (ça me convient pas trop), les stores (idem), les cloisons japonaises (c'eut été parfait, jusqu'à ce que j'en voie le prix)... Mais je reste ouvert à toute les idées, y compris à base de rideaux, stores ou cloisons mobiles. Pour information, l'ouverture fait 2.40 sur 2.40, et la hauteur de plafond de part et d'autre du passage est de 3 mètres.

Voilà, j'attends vos idées, suggestions et autres. Pour vous motiver, sachez que je peux difficilement vous inviter avant d'avoir trouvé une solution...

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