dimanche 12 septembre 2004

Exercices préliminaires

Un commentaire récent de cette rubrique (enfin, récent, c'est façon de dire, vu la fréquence de mise à jour, ça doit bien remonter à deux mois) posait une question à laquelle j'avais déjà envisagé de répondre dans ma première note sur les massages. Comment avoir des bons doigts de masseur (je vous laisse vous bidonner sur le jeu de mots; okay, on est redevenus sérieux ? merci, je reprends). L'outil principal du masseur étant ses doigts et, accessoirement, sa paume, il est important qu'ils soient en bon état.

Muscler ses doigts est facile mais long. La meilleure méthode que je connaisse est... d'apprendre la dactylographie. Hé oui. Mais pas avec un ordinateur et son clavier de lopette, hein, nan nan nan. Avec une bonne vieille machine à écrire d'avant, mécanique, les touches qui tuent (si les ressorts sont vieux et rouillés, c'est encore mieux). Ca présente le double avantage que vous saurez taper autrement qu'avec deux doigts, et qu'en plus vous aurez des doigts vraiment robustes et musclés. Si votre entourage survit au bruit, toutefois. J'ai encore ma machine à écrire, si vous voulez je peux la louer (cher, c'est un souvenir).

Ca ne vous dit rien ? Pfff feignants. Autre méthode, la balle de tennis et l'élastique. Vous prenez une balle de tennis dans chaque main, et vous l'écrasez du bout des doigts. A refaire 50 fois par scéance, trois ou quatre scéances par jour. Pour travailler dans l'autre sens, vous choisissez un élastique épais (ceux qui font presque 1 cm de large, pas les tout fins qui servent à rien) que vous passez autour du bout de vos doigts (sauf le pouce, qui est trop court). La longueur de l'élastique doit être telle que les doigts sont serrés par la tension du bidule (si c'est trop long, vous pouvez toujours faire deux tours mais alors l'exercice va être voisin de l'impossible). Et vous travaillez à écarter vos doigts  sur le côté. 50 fois aussi allez hop plus vite que ça. Ces deux exercices ont l'avantage de pouvoir être faits dans le métro ou en marchant (alors que la machine à écrire, c'est moins facile).

Il y a plein d'autres petits exercices, notamment pour savoir "rigidifier" les doigts, mais je crois qu'avec ce qui précède vous avez déjà du boulot.

dimanche 18 juillet 2004

La jambe - 2 : le mollet

Le mollet est l'une des rares parties que l'on peut masser dans la rue sans que les passants n'aient l'impression que vous êtes un couple d'exhibitionnistes (en fait c'est faux, il y a aussi le pied, ainsi que les épaules), ou que l'on peut à peut près correctement se masser soi-même. Il ne faut pas s'imaginer que "le mollet c'est comme la cuisse mais en moins gros". Il y a un détail majeur, qui est que le fémur (l'os de la cuisse, bande d'incultes !) est enrobé de muscles, alors que le tibia, lui, ne l'est pas.

Le travail est un peu différent. La jambe peut être soit allongée (auquel cas le masseur soulève le mollet pour le masser) ou repliée. On démarre à l'arrière du genou, avec les pouces de chaque côté du mollet. Attention, la zone peut être très sensible et douloureuse à la pression, donc coool. Et on descend, en restant bien dans l'axe du tibia, par un mouvement des pouces (perpendiculaires à l'axe du déplacement), qui écrase et écarte le muscle. Les verbes "écraser" et "écarter" ne sont pas appropriés, c'est un mouvement lent et doux qui vise à faire travailler les fibres musculaires tant verticalement ("écrasement", les pouces descendent autour de leur articulation, sans que la main ne bouge) qu'horizontalement ("écartement", les pouces se replient vers la paume). Attention à ne pas tirer sur les poils s'il y en a. On fait ça plusieurs fois (deux ou trois), toujours de haut en bas.

On traite les côtés ensuite, puisqu'on a traité l'arrière du mollet. Ca se fait en deux temps. Le premier, un tiré-tourné-descendant du bout des doigts. Seule la dernière phalange des doigts est en contact avec la peau, et on masse par une rotation assez appuyée tout en descendant lentement vers la cheville. Les pouces peuvent faire le même travail sur l'arrière du mollet, c'est pas interdit. Le second temps est plus dynamique. On repart du genou, et cette fois-ci c'est un martellement du bout des doigts, comme si on jouait au piano ou on tapait à la machine (avec tous les doigts !). Cette phase doit durer plusieurs minutes, toujours du haut vers le bas,on repart du genou quand on est arrivé à la cheville. Du fait de la durée, attention à la crampe dans les doigts.

Enfin, pour finir, on met le mollet en extension totale en prenant le bout du pied et en le ramenant vers le haut, lentement. (sans trop forcer en fin de course, tout de même). On repose le pied, la jambe doit être pliée, et on tapote doucement le mollet, du bout des doigts, sans aucune force, d'un côté puis de l'autre. Le mollet doit être "libre", c'est-à-dire qu'il doit ballotter doucement sous les petites tapes, un peu comme de la jelly anglaise (sauf que si vous dites à votre partenaire que ses muscles ressemblent à de la jelly, il ou elle pourrait mal le prendre).

Si vous voulez fignoler, massage caressant de l'ensemble du mollet (devant, sur les côtés et derrière).

jeudi 18 mars 2004

Les jambes - 1 : les cuisses

Définition qui n'a rien d'officiel : la jambe commence quelque part sur la cuisse et se termine à la cheville. En-dessous de la cheville, j'ai déjà traité. Au-dessus du "quelque part sur la cuisse", faut négocier des autorisations supplémentaires. Notez que je ne situe pas où se trouve ladite frontière, c'est à vous de vous en charger.

La jambe est composée de trois éléments indissociables : la cuisse, le genou, le mollet (oui, je sais, le mollet c'est uniquement le muscle; mais comment ça s'appelle, toute cette partie ?). Les trois se massent, mais pas des mêmes manières. Sauf exception, il y a deux jambes à masser. Je préconise un massage "semi-parallèle", c'est-à-dire d'abord les cuisses, puis les genoux, puis les mollets. Mais ce n'est pas un absolu, si vous préférez traiter toute une jambe d'un seul coup, ça ne pose pas de problème.

Donc, la cuisse

La cuisse n'est guère qu'un gros muscle, sans subtilité. Ca ne signifie pas qu'on va la travailler comme des mulets. Attention, sans en avoir l'air, il y a de la surface. Et le muscle est solide. Donc, ça va bien faire travailler vos doigts. Assurez-vous de tenir la distance, il n'y a rien de plus frustrant pour la personne massée que de voir le masseur s'arrêter à cause d'une crampe. Et vous aurez en plus l'air d'une pomme.

Dans quelle position la jambe doit-elle être ? Pour traiter correctement la cuisse, il est préférable que la jambe soit pliée. Attention, ce n'est pas à la personne massée de contracter ses muscles, c'est à vous de faire bouger sa jambe. Sinon, la détente de la cuisse sera annulée par la contraction du muscle nécessaire au mouvement.

Bref. On commence à la frontière supérieure autorisée, en descendant vers le genou. Le massage commence du bout des doigts, comme souvent, afin de chauffer et d'assouplir le muscle. C'est tout de même appuyé, mais on reste très mobile. On alterne des pressions/légères rotations des doigts avec quelques tirés (toujours du haut vers le bas) du muscle. Ca dure quelques minutes au total, histoire de traiter toute la cuisse, mais sans vraiment forcer.

Quand vous avez chauffé la cuisse, on commence le travail sérieux. Là, changement de technique,c'est l'ensemble des mains qui va travailler. On saisit la cuisse des deux mains, diamétralement opposée par rapport à l'axe de ladite cuisse. Et on exerce des pressions "ondulantes" (je n'ai pas d'autre terme). C'est à dire que la pression démarre au bout de vos doigts, puis vous la faite remonter le long du doigt, la paume et le haut de la paume. Et ça redescend ensuite. La technique n'est pas facile à acquérir, et la théorie décrite ci-avant est souvent bien différente de ce qu'on réussit à faire.

Durant cette opération, les mains sont immobiles. Vous faites un ou deux allez-retour de pression ondulante avant de changer les mains de position. On fait un tour de la cuisse avant de descendre un cran plus bas. Et, une fois juste au-dessus du genou, on remonte par la même technique, jusqu'à la frontière supérieure.

Changement de technique. Les paumes vont chauffer. On va redescendre, en frictionnant la cuisse (pas jusqu'à la douleur ni même la rougeur). Des frictions rapides (attention si la cuisse est poilue ! être très léger dans ce cas, enfin j'imagine parce que je ne masse que des femmes donc je n'ai jamais rencontré cette situation), et là on descend toute la cuisse puis on remonte avant de décaler les mains sur une autre bande de la cuisse.

Après les frictions, comme il faut toujours terminer en douceur, on reprend le même parcours (on va traiter des bandes verticales, l'une après l'autre, jusqu'à avoir fait tout le tour de la cuisse), mais en légères caresses, du bout des doigts, sans aucunement appuyer. On laisse traîner les doigts, sans force.

dimanche 21 décembre 2003

Les pieds

Avant toute chose, si vous voulez vous faire masser les pieds, une précaution s'impose : un p'tit bain de pieds juste avant. Rien de plus désagréable, pour le masseur, que des bidules moites et tout ça.

Après cette introduction, revenons à notre rôle, celui du masseur justement.
Les pieds ont trois parties très distinctes : le dessous, le dessus et les orteils. A cette description, vous déduirez rapidement que les chevilles seront traitées ailleurs.

Le dessus des pieds se masse en général en premier parce que c'est le moins intéressant. Du bout des pouces, en partant de la racine de la cheville, on descend vers les orteils. Petits mouvements rotatifs des deux pouces, synchonisés, sans appuyer trop fort. Les autres doigts peuvent "couler" sur le côté du pied. Attention, les tendons peuvent être douloureux si on appuie trop fort. On y va cool, un pied puis l'autre, on revient au premier, et on couvre toute la face supérieure, en s'arrêtant à la racine des orteils.
Le même traitement s'applique au talon d'achille (tout ce qui est au-delà de la malléole, vers le talon). De nouveau, ça peut être (très) douloureux si on appuie trop fort, donc cool zen. Les pouces du masseur sont chacun d'un côté du pied, partant de la malléole vers le talon. Cette seconde partie peut se faire avec le couple index/majeur à la place des pouces.

Bien que cela ne soit pas strictement associé aux pieds, il est judicieux de mettre le pied en mouvement pendant le travail, pour faire tourner la cheville. Il est aussi intéressant (surtout pour une personne qui est allongée, si vous allez visiter votre copine à l'hosto par exemple) de mettre le pied en extension complète (on prend le pied à deux mains et on tire vers le bas, comme si le propriétaire se mettait sur la pointe des pieds). Encore plus intéressant, tenter de ramener les orteils (enfin, l'ensemble du pied) le plus "haut" possible vers le tibia. Ca fait travailler la cheville et le mollet. Ce second travail doit être fait avec la personne massée qui, elle, doit résister autant que possible, c'est-à-dire tenter d'abaisser son pied. Forcez pas comme des bourrins, sinon gros bobo. Ce travail est fatiguant pour la personne massée, on n'abuse donc pas.

Les orteils et la plante se massent presque de concert. On reste globalement à travailler du bout des pouces, les autres doigts posés sur la partie supérieure du pied mais sans insister (ils n'offrent qu'une sorte de support).
Attention, la plante des pieds est très sensible. Le massage se fait avec le bout des doigts, pas avec les ongles. Au début, je conseille de masser avec toute "l'empreinte digitale". Une fois la technique maîtrisée, on peut masser du bout de l'empreinte; la pression transmise étant inversement proportionnelle à la surface d'appui, ça va faire plus d'effet (mais ça va prendre plus de temps pour couvrir tout le pied).
On commence par la voûte plantaire, le pied étant au repos. Si la voûte est sur-tendue, y aller très doucement sinon la patiente va faire des bonds. On peut alléger la tension en ramenant les orteils (et uniquement eux) vers le bas d'une main, tout en massant la voûte de l'autre.
De la voûte, on irradie vers les coussinets (sous les orteils) puis le talon et, en remontant sur les côtés, les orteils. Toujours même technique, bout des pouces, en tournant et en tirant (comme quand on pousse une pièce sur un jeu de taquin).
Si vous croyez à la thérapie par les pieds, vous pouvez vous procurer une cartographie des pieds dans un magasin de "médecine douce". Différents points de la plante des pieds sont associés à différents organes du corps, ça permet d'insister plus particulièrement sur le point concerné. J'avoue que ça ne marche pas toujours, mais j'ai déjà constaté que ça pouvait être efficace.
Quand on attaque les orteils, il faut faire attention aux articulations. On les fait travailler tout doucement, un par un, par quelques mouvements de rotation (dans les deux sens), flexions et extensions (la gym du matin, quoi). L'orteil, quel qu'il soit, peut être vu comme un cube (un parallépipède plutôt). On traite facilement les faces supérieure et inférieure, il ne faut pas oublier les faces "intérieures", entre les orteils. Pour chaque orteil, je recommande d'y aller avec trois doigts (pouce, index, majeur) et de masser l'orteil comme s'il s'agissait d'un stylo qu'on tourne dans ses doigts, en remontant du "bas" (articulation inférieure) jusqu'à l'ongle.

Une fois le massage des pieds terminés, on les met au chaud, au minimum avec des chaussettes.

mercredi 26 novembre 2003

Le cou

Devant la lourde insistance d'une foule de carnetières vociférantes, constituée très exactement d'une seule personne (elle se reconnaîtra), je reprends mes petites fiches techniques. Nous avons abordé la tête et le visage, passons donc au cou.
Le cou est un tube. Mou et fragile d'un coté (devant, vous l'aurez sans doute deviné), plutot résistant ailleurs. Principe de base : moult précautions. N'allez surtout pas étrangler votre partenaire, c'est pas du jeu.
Je travaille le cou en étant dans le dos de la patiente. Soit elle est assise sur une chaise, soit elle est allongée sur le ventre. Il y a probablement d'autres possibilités, mais celles-ci sont les plus classiques.
Etre dans le dos a l'avantage que le bout de mes doigts n'arrive guère plus loin que sur les côtés du cou. Si on ne fait vraiment pas attention, on comprime un peu la trachée, mais sans que cela puisse devenir dangereux. Cela dit, il faut faire très attention. Encore plus si vous avez des doigts longs.
Il est conseillé de mettre la nuque en extension, en demandant à la patiente de pencher un peu la tête vers l'avant.
Le travail n'est pas bien complexe. Pour l'essentiel, il se fait du bout des pouces et du haut de la paume (amorce du poignet), de manière symétrique, en commençant à la base du crâne et en descendant. Les autres doigts restent très légers sur la peau, plus une caresse qu'autre chose. Les pouces sont fermes. On masse ainsi la "face arrière" du cou, qui est la plus musclée. Les pouces, travaillant de concert chacun d'un côté de la colonne, couvrent l'ensemble de la zone en un minimum de mouvements. Bon, ça prend bien 5 minutes quand même.
Une fois cette face arrière traitée, on reprend le même travail mais du bout des doigts, légers, comme des ailes de papillon. C'est plus laisser traîner les doigts sur la peau qu'autre chose. Ca, c'est pour détendre. J'ignore si ça a un effet réel sur les muscles, mais sur la personne massée c'est généralement efficace. Les mouvements se font alors de la base du crâne vers le dos, de la colonne vers l'extérieur, symétriques à droite et à gauche.
Une fois le massage terminé, c'est le masseur qui relève la tête de la patiente, et non pas elle qui fait l'effort musculaire pour la relever. Ca évite de contracter trop rapidement les muscles, même s'ils vont tout de suite être sollicités pour maintenir la tête.
On peut, de même que l'on a caressé l'arrière du cou, caresser les côtés voire l'avant. Des caresses, très légères, très lentes, très douces. Surtout aucune force.

jeudi 21 août 2003

Le visage - 2

J'ai déjà abordé le massage du crane, je continue le travail sur la tete. Avec la partie la plus délicate, car sensible et fragile : le visage.

Comment masser un visage ? Autant pour le crane, on pouvait amener un peu de pression au bout des doigts, autant pour le visage c'est déconseillé. Votre partenaire risque fort de vous en vouloir. Et que penseront les voisins s'ils la voient avec des bleus au visage ? Hein ?

Donc, douceur. La technique de rotation des doigts présentée pour le massage du crane reste utilisable, mais avec beaucoup de délicatesse. J'utilise plus souvent ce que j'appelle la "caresse tirée", c'est-à-dire un effleurement du bout des doigts, avec une faible pression. Le mouvement est toujours le meme : symétrique des deux mains, du "centre" du visage vers l'extérieur.

Commencez au front, massage rotatif léger qui se termine en caresse tirée. Le front, ici, couvre les tempes et s'arrête aux sourcils. Descendre de chaque coté du nez et sous les yeux, par de tout petits mouvements des doigts. On va jusqu'à l'extrémité des yeux, ce qui fait que les doigts remontent légèrement vers les oreilles et les tempes.

Des tempes, redescendre le long des machoires, toujours en rotation/caresse et passer sous/derrière les oreilles. On oublie souvent de masser par là, et c'est dommage. On peut apporter une légère pression, en remontant, juste contre le pavillon de l'oreille histoire de la faire bouger un peu. Et non, je ne sais pas masser les oreilles donc si vous sortez avec un lapin ou un éléphant je ne peux pas vous aider.

De là, redescendre le long de la machoire, jusqu'au menton. On masse les joues, le menton, puis le dessous de la machoire jusqu'à l'amorce du cou (pas facile, celui-là). Allez-y mollo, parce que c'est très fragile.

Si vous avez suivi, vous aurez noté que j'ai oublié une zone, au-dessus de la lèvre supérieure. On repart du haut du nez, comme tout à l'heure, et on descend de nouveau mais cette fois sans tourner autour des yeux, on va aux joues et on revient sous le nez, dans une sorte de triangle.

Il n'y a pas vraiment d'ordre à suivre pour les différentes séquences citées ici. Par contre, il vaut mieux les faire trois ou quatre fois, voire plus si vous avez la patience et l'envie. Durée conseillée : 5 minutes, mais on refait un massage du visage régulièrement, après chaque grande série (bras, jambes, buste, ventre, etc.)

mercredi 20 août 2003

Le visage - 1

Hé oui, on n'y pense presque jamais, mais le visage et la tete en général, ça se masse. Pourquoi s'occuper des membres, du dos et oublier la tete et le visage ? Hein ? Cruelle injustice à laquelle je vais remédier de ce pas.

La tete se divise en trois parties : sous les cheveux, le visage et le cou/la nuque. Le travail n'est pas tout à fait le meme, mais doit etre fait sur les trois parties. Pour ma part, je fais dans l'ordre ci-dessus (crane, visage, cou) mais c'est juste une question d'habitude. La "nuque" remonte assez haut sous les cheveux, attention à ne pas commencer trop bas le massage du crane.

Pour la partie sous les cheveux, c'est fastoche. Le massage se fait du bout des doigts (solides, les doigts, solides !), en petites rotations. On pose les doigts sur la tete, comme des pattes d'araignée (j'ai horreur des araignées, mais la comparaison est appropriée, et ça peut aussi donner des frissons). La paume ne touche pas le crane, juste le bout des doigts. Les doigts sont "en cloche", comme des griffes (n'allez pas griffer votre partenaire !!!), pas "en creux". On les pose, et on imprime de petits mouvements de rotation sans déplacer les doigts. C'est la peau de votre partenaire qui bouge "sous" vos doigts. Faut y aller mollo, bien evidemment : ne pas arracher de cheveux, ne pas presser trop fort (mais il doit y avoir une pression légère). Changez souvent d'emplacement (je reste 4 ou 5 secondes et je déplace mes doigts en d'autres points) et faire _tout_ le crane, de l'arrière (haut de la nuque) vers l'avant (front), du centre vers les cotés (tempes).
Insister un peu plus (ie on y revient plus souvent) sur le haut du crane et le dessus des oreilles/les tempes. On peut déborder un peu sur le front et la nuque, ça ne gene pas (et après tout, où s'arretent exactement la nuque et le front ???).

C'est un massage très lent, qui doit durer entre 5 et 10 minutes. Oui, ça parait long mais il n'y a pas de miracle. si vous baclez le bidule, le résultat sera nullos. Vous pouvez parler à votre partenaire, et elle peut meme vous répondre si elle ne s'est pas encore endormie. Chose (parler, pas dormir) qui lui sera interdite quand on attaquera le visage.

P'tite introduction

Pour bien masser, il faut etre deux. On peut le faire tout seul, mais c'est moins rigolo. On peut le faire à trois ou plus, mais ça devient vite compliqué. Et puis je parle de massage, pas de gang-bang.
Ensuite, il faut deux mains (les votres) et un corps (celui de votre partenaire). Pour les mains, vous prenez que qu'on vous a donné à la naissance. Pour le corps, chance, vous pouvez choisir ce qui vous plait le plus. Un conseil, assurez-vous au préalable que le ou la propriétaire du corps en question est d'accord pour recevoir un massage. Vous pourriez tomber sur des réfractaires, ça existe. J'en connais au moins une.
Dans tout ce qui suit, je supposerai que vous disposez des éléments nécessaires ainsi que de l'autorisation idoine.

Masser, c'est tout un art, et le bon artisan a de bons outils : vos doigts. Ils doivent etre solides. Très solides. Imaginez-vous un massage avec des saucisses de Francfort (ou de Strasbourg) ? Non, bien sur.
Donc, vos doigts et vos mains doivent etre solides et musclés. Je ne connais pas une foule de techniques pour ça, mais l'avantage c'est que vous pouvez vous entrainer n'importe quand (sauf en conduisant). Je ferai un laius sur comment muscler ses doigts un jour, si l'humeur m'en prend.

Le massage a, autant le savoir, des avantages mais aussi des inconvénients (qui sont les memes). Un bon massage détend, relaxe, calme. Le corollaire, c'est qu'il ne faut pas imaginer faire l'amour juste après. Votre partenaire sera une chique molle, si elle ne s'est pas endormie (récompense suprème qui indique l'excellence du massage; mais ça peut etre frustrant pour le masseur). Et c'est un peu niais de perturber cette relaxation en la réveillant sauvagement, non ? Bon, c'est votre vie et votre partenaire, vous faites comme vous l'entendez. Moi, j'attends qu'elle se réveille et je profite ensuite de ce qu'elle a vraiment bien rechargé ses batteries.