Nuits de Chine, nuits câlines

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Geekeries et autres

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mardi 25 mai 2010

Alimentation continue et gaz parfaits

Non, le titre n'évoque pas l'idéal de vie du geek moyen, la vie sous perfusion, qui permet de rester derrière l'écran un maximum de temps (avec une chaise percée pour les évacuations, et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes) malgré d'éventuelles conséquences négatives sur sa digestion. Je parle d'alimentation continue d'une imprimante à jet d'encre.

J'ai testé ce système (plus exactement j'ai installé et je suis en train de tester). Tous ceux qui ont une imprimante à jet d'encre le confirmeront, les cartouches de rechange coûtent les yeux de la tête. Le modèle économique est simple : vendre une imprimante pratiquement à prix coûtant, et se refaire sur les consommables. Ca marche, à grand coups de cartouches d'origine et autres assertions dont le seul but est de vous convaincre que si vous ne mettez pas une cartouche fabriquée par le constructeur, votre imprimante explosera après avoir vidé votre compte en banque et folâtré avec votre partenaire[1].

Ainsi, sur mon imprimante, j'ai six cartouches (noir, cyan, cyan clair, magenta, magenta clair, jaune). Chose amusante, si on regarde sur différents sites en cherchant le volume d'encre contenu dans les cartouches, il n'y en a pas deux qui soient compètement d'accord. Afin de ne pas être trop vache, j'ai pris les volumes maximum trouvés et les tarifs de la Fnac, et j'ai calculé le prix de l'encre au litre. Je vous passe les décimales, et ça donne :

  • noir : 19 ml pour 35,40 euros, soit 1863 € le litre
  • cyan : 4 ml pour 12,40 euros, soit 3100 € le litre,
  • cyan clair : 6 ml pour 12,40 euros, soit 2066 € le litre,
  • jaune : 6 ml pour 12,40 euros, soit 2066 € le litre
  • magenta : 4 ml pour 12,40 euros, soit 3100 € le litre
  • mangenta clair : 4 ml pour 12,40 euros, soit 3100 € le litre

A ces tarifs-là, je veux bien vous fournir en encre et même vous l'amener au bureau. Par contre je ne livre que par dix litres.

Je viens d'acheter 6 fois 50 ml d'encre, plus le système d'alimentation continue, pour 70 euros. Soit 233 euros le litre d'encre si l'on suppose que le système d'alimentation est gratuit (ce qui n'est pas le cas). Toujours pas donné, je le concède, mais un peu moins cher que précédemment.

Voilà pour la théorie, tout est beau sur le papier. Dans la pratique, c'est un peu différent. Non pas sur le plan des calculs, je le saurai vraiment lorsque je devrais aller acheter les recharges d'encre. Il n'en demeure pas moins quelques astuces qui, si vous êtes tentés par l'aventure, vous seront très utiles.

D'abord, voici les photos de l'installation. La première photo représente les cartouches d'encre, sur lesquelles on voit un tube d'alimentation. Ce dernier sort de l'imprimante et rejoint des réservoirs externes, qui sont ceux que l'on remplira par la suite (à l'aide de seringues, je n'invente rien). L'installation ne pose aucune difficulté. Il suffit de retirer les anciennes cartouches et de mettre les nouvelles[2]. Absolument rien de sorcier.

Détail des cartouches et pipettes d'alimentation Réservoirs extérieurs

Sauf la physique élémentaire. Dans l'éventualité où vous devez débrancher les tubes d'alimentation (ce qui est le cas de mon imprimante, puisqu'il faut rabattre un étrier de fixation de la cartouche, et le tube serait sinon coincé sous l'étrier), n'oubliez pas le principe des gaz parfaits[3][4], surtout s'il fait chaud le jour de l'installation.

Parce qu'alors les réservoirs sont très légèrement sous pression, et lorsque vous débranchez le tube de la cartouche, la pression du réservoir (supérieure à la pression atmosphérique, du fait de l'élévation de température à volume constant de l'air qu'il contient, l'encre étant considérée comme incompressible) va faire sortir l'encre des tuyaux. Pas à grands jets, mais suffisamment pour vous gâcher la journée.

Ca, c'est ma main après un lavage sérieux. L'encre noire, ça tient bien.

La main du crimeLa main du crime, verso

J'ai aussi de très belles taches de type dalmatien sur quelques meubles.

Donc, mettez les réservoirs à la pression atmosphérique avant de déboucher quoi que ce soit. Ce n'est pas difficile, il y a un une entrée d'air sur chaque réservoir, qui est fermée pour le transport et doit être ouverte pour utiliser le système[5]. C'est tout con, retirez le bouchon, réservoir par réservoir, juste avant de débrancher le tuyau associé de sa cartouche.Grâce à ça, je n'ai les mains que noires et non pas de six couleurs différentes.

Ce qui n'empêche pas ma CeT de refuser que je la touche, et je n'ose même plus me gratter le nez.

Notes

[1] Pour ce dernier point, il est facile de s'en rendre compte : votre CeT arborera de très jolis tatouages colorés temporaires en des endroits relativement intimes que la décence ne m'autorise point à citer plus avant.

[2] Selon votre modèle d'imprimante, c'est plus ou moins compliqué.

[3] Nous assimilerons l''atmosphère à un gaz parfait.

[4] pV = nRT.

[5] Sans arrivée d'air, l'imprimante aura du mal à "aspirer" l'encre.

lundi 1 février 2010

Abondance de biens ne nuit (probablement) pas

En me promenant de-ci, de-là, je suis tombé sur un site (au demeurant respectable) qui se révèle quelque peu aggressif quant à sa gestion des cookies. Une copie d'écran valant mieux qu'un long discours...

L'abus de cookies est mauvais pour les dents

51 cookies pour une simple page, tous provenant du même domaine (probablement un fournisseur de bandeaux publicitaires, ou un truc du genre). Si c'est pas de l'overkill, je ne sais pas ce que c'est.

mercredi 27 janvier 2010

Qu'en des termes choisis ces choses-là sont dites...

Il m'a été demandé, dans le cadre d'une manifestation publique destinée aux lycéens, de parler de la protection des données personnelles sur Internet.

Vaste sujet, et je ne dispose que d'une grosse trentaine de minutes pour m'épancher. Autant dire que je reste assez général. J'ai pas mal réfléchi à la chute de ma présentation, et après moult cogitations c'est devenu

Faust et la damnation éternelle
(cliquez sur l'image pour la version originelle).

L'idée est de faire comprendre que la mise en ligne, directement ou non, d'informations parfois très privées n'est pas toujours une bonne idée. Surtout lorsque c'est en échange d'un service apparemment gratuit.

jeudi 7 janvier 2010

Y'en a qui devraient faire plus attention

Les petits outils où on clique comme des bêtes pour faire quelque chose, au lieu de réfléchir un peu, c'est parfois des pièges. Voilà un message que j'ai reçu de l'un de mes fournisseurs...

J'espère pour eux qu'ils ont pensé à changer leur mot de passe...

jeudi 2 juillet 2009

Delta Tango Charlie

Parfois, les geeks gestionnaires de serveurs se lâchent - mais de façon discrète, souvent tellement discrète que ce n'est pas vu des simples mortels. Un de mes nombreux outils d'analyse de logs vient ainsi de me remonter une erreur classique (pour l'erreur en elle-même) accompagnée d'un message un tantinet moins courant :

Jun 30 09:27:03 relais postfix/smtp[18333]: 209111C74D4: to=<xyz@la.bas>, relay=[une IP]:25, delay=0.6, delays=0.01/0.01/0.41/0.17, dsn=4.2.0, status=deferred (host [une IP] said: 450 4.2.0 <xyz@la.bas>: Recipient address rejected: DELTA TANGO CHARLIE (in reply to RCPT TO command))

L'erreur 450, c'est Requested mail action not taken: mailbox unavailable.. Le message, DTC, c'est... un peu plus aggressif. Ce genre de message est rarement vu par les utilisateurs, et parfois seulement vu par les administrateurs de serveurs. Humour de geek, d'une certaine manière.

vendredi 29 mai 2009

Je dois être fatigué

Je viens de passer un bon quart d'heure à tenter de comprendre pourquoi une clé USB n'était pas reconnue par l'un de mes ordinateurs - reboot, vérification de la configuration du noyau, pilotes de périphériques chargés, dernières mises à jour...

Avant de réaliser que je ne l'avais pas branchée sur l'ordinateur sur lequel je travaillais.

dimanche 24 mai 2009

On n'est pas arrivés

Pour faire différents tests, je suis en train de synchroniser un disque RAID en mirroir. Ca se passe plutôt bien, sauf que...

Raid1.png

Durée estimée à 7900 minutes, soit un peu plus de 131 heures, ou cinq jours et demi - sur une machine que j'éteinds la nuit. Quelque chose me dit que je vais modifier mon protocole expérimental.

lundi 6 avril 2009

Mains libres et langue agile

Nan, le titre ne présage nullement d'une note plus ou moins érotique, même s'il se peut que la confusion soit volontairement entretenue.

Une partie non négligeable de mon travail est d'émettre des recommandations, plus ou moins fortes ou pénibles, sur les systèmes d'informations de mes clients. Quand je suis sollicité de façon intelligente, c'est-à-dire tôt dans le cycle de vie d'un projet, l'intégration de mes recommandations est souvent facile. A l'inverse, et c'est malheureusement le plus courant, lorsque je suis appelé très tardivement [1], l'application de mes recommandations peut se révéler douloureuse. C'est un peu comme un bâtiment : si vous vous posez les questions de sécurité incendie avant de faire les plans, il y a de grandes chances pour que le résultat soit moins coûteux et plus efficace que si ces mêmes questions sont posées la veille de l'ouverture au public, laquelle peut ne pas se faire si la commission sécurité met son veto.

Pour poursuivre l'analogie, la commission sécurité, c'est moi.

La semaine dernière, je discutais téléphoniquement avec le fournisseur d'un client. Fournisseur qui n'a toujours pas compris l'intérêt de me contacter tôt, et qui continue à m'appeler au dernier moment, comme si mon travail consistait uniquement à mettre un coup de tampon sur ses développements. Pas de chance, je prends mon travail plutôt à coeur. Autant dire que la réunion téléphonique a été, non pas vraiment houleuse, mais animée lorsque j'ai retoqué plusieurs des éléments de l'architecture prévue. En gros, un bon quart de ce qui devait être livré incessemment doit être refait en question et amélioré. Sur un projet lourd, c'est désagréable[2].

S'agissant d'une réunion téléphonique, nous utilisions tous deux la fonction "mains libres" de nos combinés - surtout utile pour le fournisseur, plusieurs de ses collaborateurs étant conviés à la discussion. Après que nous nous eûmes dit "Au revoir", je m'apprétais à couper la ligne mais, comme je le fais souvent, je regardai d'abord le temps de communication affiché sur l'écran de mon combiné. Et j'entendis une exclamation venant de l'autre bout de la ligne, où l'on supposait sans nul doute que j'avais déjà raccroché : Putain, il fait chier avec ses recommandations de m....

La ligne étant toujours active, j'ai pu répondre très courtoisement Je vais mon travail. Si vous faisiez le vôtre correctement, notamment en prenant en compte ce qui est présent dans votre cahier des charges, vous n'en seriez pas là.

Il y a eu un drôle de silence avant que je n'entende la tonalité de coupure de ligne.

Notes

[1] Caricature : la veille d'une mise en production.

[2] Cela dit, la sécurité est incluse dans son cahier des charges, il savait qu'il pouvait me contacter mais ne l'a pas fait, il doit assumer les conséquences de ses inconséquences.

mercredi 26 novembre 2008

Et hop...

Tout nouveau tout beau. Il faut encore faire la peinture (ou plus exactement trouver une peinture qui me convienne), et fignoler deux ou trois bricoles techniques sous le capot (qui ne concernent pas Dotclear), mais le gros du travail est terminé.

La migration a été un peu délicate, parce que je voulais reprendre tout mon ancien contenu sans me fatiguer. Il s'avère que les informations sur le site de Dotclear sont pertinentes, mais insuffisantes par rapport à mes besoins (ou alors je n'ai pas trouvé LA page qu'il me fallait, ce qui est possible). Mes contraintes :

  1. reprendre le contenu du blog existant
  2. lequel contient des liens internes entre articles, qui sont au format Dotclear 1 abrégé (/index.php/aaaa/mm/dd/numéro)
  3. et des images internes.

En gros, pas de quoi casser quatre pattes à un canard non plus, mais quelques subtilités amusantes.

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Blocage temporaire

Si vous lisez ce billet, c'est que vous êtes arrivé sur le nouveau serveur. Le billet portant le même titre sur l'ancien serveur a un contenu différent, plus en phase avec le titre.

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