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mercredi 17 août 2005

Même en vacances...

Il ne faut pas perdre les bonnes habitudes. Durant les congés, le bidule marche encore ! J'ai donc eu droit à :

Lieu : un quelconque magasin de bibelots, situé en Bretagne mais qui pourrait être n'importe où. Un présentoir de cônes d'encens. J'en prends un, prétendument Parfumé à la rose, et je renifle. Mouais. Sans plus, vraiment pas terrible. L'Héritier(TM) en prend un autre, nommé Aphrodisiaque, le sent puis le repose. Il me regarde et...
En inhalation, j'ai des doutes sur l'efficacité. Peut-être que ça fonctionne en suppositoire.

Lieu : devant le journal télévisé, qui parle des incendies de forêt. Je ne sais trop comment c'est venu, mais l'Héritier(TM) dit d'un coup...
L'excuse d'un pyromane : je nettoyais ma boîte d'allumettes, je savais pas qu'elle était chargée, le coup est parti tout seul.

dimanche 26 juin 2005

Famille de dingues

Je n'ai pas, mea maxima culpa, transmis que des gênes super-extra-qualité-plus à mon fils. Pour son malheur, il a aussi hérité des gênes "machoire étroite" et "grosses dents". Hier, avant d'aller faire mes emplettes mais après avoir déposé Tuture2 au garage (voir la note idoine), je l'ai rejoint chez le dentiste, où sa mère l'avait amené pour l'ablation de deux dents.

Si je compte bien, depuis trois ans, ça fait huit dents qu'on lui retire de cette manière (4 dents de lait et 4 dents définitives), dans l'espoir de ménager suffisamment de place sur la machoire pour que les dents restantes poussent correctement. Autant que possible, je m'arrange pour être avec lui durant ces moments pénibles (j'ai "fait" six des huit dents).

L'intervention était prévue sur une heure, mais n'a pas duré plus de 30 minutes. L'héritier(TM) a pleuré.
De rire.
Pendant qu'on lui arrachait deux dents.

A la sortie, il m'a d'ailleurs dit
Papa, merci de ne pas me faire rigoler quand je ne peux pas fermer la bouche, ça fait des crampes.

Famille de frappés, je vous le dis.

Edit du 27 juin au soir
Le jeune homme, que j'ai vu aujourd'hui, a souligné qu'il avait dit autre chose. Je vous laisse savourer :

Avec l'anesthésie, j'ai l'impression d'avoir des lèvres énormes, comme une pétasse siliconée.

dimanche 1 mai 2005

Petit con !

Vous le savez sans doute, nous sommes dans une période de vacances scolaires. L'héritier(TM) est allé passer quelques jours dans la famille maternelle. J'ai reçu une carte postale (événement si peu courant qu'il mérite d'être souligné).

Sauf que ladite carte postale commence par

Salut Papa !

J'espère que tu passes de bonnes journées de travail. Moi je passe de bonnes vacances.

Ca s'appelle retourner le couteau dans la plaie, ça, je crois.

[Edit du 3 mai : je précise que le titre est sur un ton très affectueux. Comme celui utilisé par mon fils quand il me traite de vieux croûton sénile, par exemple.]

dimanche 14 novembre 2004

On ne choisit pas sa famille...

Hier samedi, nous prenions un petit-déjeuner tardif dans un café de la grande ville d'à côté. Mon fils se saisit de la feuille de chou locale, et me demande ingénument :

"Tu es de quel signe, déjà ?
- Je suis ...
- Hmmm, donc ça donne..."

Et voilà la lecture de mon horoscope (véridique, j'ai contrôlé qu'il lisait le bon truc), commentée par l'animal (en italiques).

Amour Pourquoi vouloir toujours revenir sur le passé ? Tu auras beau faire, Papa, tu ne me feras pas disparaître, je suis là pour te pourrir la vie.
Travail/Argent Vous devez clarifier ou rétablir votre situation financière. Ha oui, c'est vrai, tu es en retard pour me donner mon argent de poche ce mois-ci.
Santé Endurance. Merde, je suis pas prêt de toucher l'héritage alors.

Puis il poursuit

"Et maman, elle est bien ...
- Oui, c'est ça."

Moins inspiré, mais ça a quand même donné

Amour Oubliez vos vieilles rancoeurs. Tiens, c'est bien, elle va te pardonner de l'avoir quittée.

Comme on dit, gardez-moi de mes amis, je me charge de mes ennemis. Avec les proches, c'est encore pire.

samedi 30 octobre 2004

Dites, c'est encore un gamin ???

A moins d'habiter sur la Lune (et encore), il est difficile d'ignorer que nous sommes dans la période d'Halloween. J'ai l'esprit large et je vous laisse penser ce que vous voulez de cette fête artificiellement importée dans nos contrées, pour de basses raisons mercantiles, afin d'habituer les cervelles juvéniles au lavage de cerveau régulier.

Nous déambulions, mon fils et moi, dans les rues d'une ville moyenne du coin de par ici. Il s'arrête brièvement devant une vitrine, puis me dit

"T'as vu, même là ils se mettent dans le ton Halloween."

Je regarde, l'oeil torve et la lippe pendante, cette vitrine d'un magasin de lingerie haut de gamme. Et, en effet, un mannequin s'exhibe dans un body en résille (comme une toile d'araignée) noire et des gants mi-longs et bas oranges.

Je n'ai pu m'empêcher de penser que si une femme se présentait à moi ainsi vêtue, il est peu probable qu'elle obtienne la réaction attendue. Cet orange m'ôte tous mes moyens.