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vendredi 21 mars 2008

Quelques dates

Hop, toujours pour ceux qui pourraient être intéressés par assister à une représentation de théâtre amateur...

  • le 27 mars, ça se fera quartier Lardenne
  • le 2 avril, ça sera vers Arnaud Bernard

A chaque fois, début de la représentation à 20 heures piles, ça dure 90 minutes, et on mange après (vous amenez ce que vous voulez).

Les volontaires me laissent un commentaire (avec leur mail dans l'en-tête, comme ça il ne sera pas affiché ici).

lundi 10 mars 2008

Y'a des week-ends comme ça...

La chance est une cruelle créature : on a souvent l'impression que, lorsqu'on en a vraiment besoin, elle regarde ailleurs ou s'occupe de quelqu'un d'autre (généralement moins méritant que nous). Mais elle est parfois là, et bien là. Ce qui change tout ou presque lors de certaines mésaventures.

Tout a commencé samedi midi. Ma tuture était soigneusement garée sur un emplacement tout à fait autorisé, en plein centre de la grande ville pas très loin d'ici. C'était une place de parking parallèle à la circulation, et c'est ce qui fut fatal à mes portières. Pour être exact, ce qui fut réellement fatal est le taux d'alcoolémie d'un conducteur. Revenant de quelques courses, j'ai eu la très désagréable surprise de constater la disparition du rétroviseur conducteur (retrouvé sur la chaussée quelques mètres plus loin), ainsi que le fort piteux état de tout le côté gauche de TutureChérie. Il semblait bien qu'un quelconque individu[1] avait laissé son véhicule se frotter au mien mais, peut-être pour ne pas avoir à payer de pension alimentaire en cas de procréation non-désirée, n'avait pas jugé bon de rester sur place. Pestant contre l'incivisme et l'irresponsabilité de mes contemporains et contre l'injustice générale de l'univers, je m'apprétais à partir lorsque deux personnes m'ont abordé.

Deux témoins (et pas de Jéhovah, hein) de l'accident, qui ont noté le numéro d'immatriculation du fuyard et m'ont laissé leurs coordonnées pour le dépôt de plainte (pour apporter leur témoignage en appui dudit dépôt de plainte). Ils avaient déjà averti la police de l'accident, et s'apprétaient à me laisser un petit mot sur mon pare-brise avec toutes les informations nécessaires.

Plainte déposée pour délit de fuite. Chance 1, crétins bourrés 0.

Cela dit, dans le pire des cas, ce n'eût été qu'une dépense, certes désagréable, mais il n'y avait que du matériel.

Dimanche, Madame Chance a daigné refaire un tour dans mon coin, et son absence eût pu avoir de bien plus graves conséquences.

J'étais chez une amie, en visite de courtoisie, lorsque j'ai été témoin de sa presque agression par son ex-mari, qui a forcé la porte malgré le refus, l'interdiction et les cris de l'occupante des locaux. La présence d'une tierce partie, témoin voire défenseur potentiel, a (et c'est heureux) déstabilisé l'agresseur, qui s'attendait sans doute à ne trouver qu'une faible femme seule et vulnérable. Le conflit en est resté à des échanges verbaux certes désagréables, mais sans violence physique.

Madame Chance a tourné la tête un moment : la voiture de police qui venait suite à mon appel a été déroutée vers un bureau de vote dans lequel quelques problèmes semblaient nécessiter une intervention rapide[2]. Il a donc fallu 90 minutes avant que le visiteur indésirable n'évacue les lieux.

Plainte déposée par la victime. Chance 2, crétins irrespectueux 0.

Notes

[1] Vraiment très quelconque.

[2] J'ai peut-être commis l'erreur de dire, au téléphone, que du fait de ma présence je doutais que l'agresseur ne devienne violent.

vendredi 22 février 2008

On n'est jamais aussi bien servi que par soi-même

Cela fait un moment que je me pose une question difficile : que se passe-t-il, avec nos jolis radars automatiques, si un véhicule en excès de vitesse se fait flasher pendant qu'il en dépasse un autre ? N'y a-t-il pas un risque que "le mauvais" véhicule soit identifié comme le contrevenant ?

Je crois que je ne vais pas tarder à avoir la réponse : roulant hier à 85 km/h environ, j'ai vu le flash d'un radar de rocade se déclencher alors qu'une moto me dépassait. J'attends maintenant, histoire de voir si je reçois quelque chose.

Au cas où, vous avez des informations quant à comment contester dans ce genre de situation ?

mardi 12 février 2008

Réminiscences et frissons

A chacun ses madeleines. Pour certains, dont Proust, elles sont gastronomiques. Sans nier que certains goûts me rappellent de vieux souvenirs d'enfance et d'insouciance, mes madeleines à moi sont olfactives et, surtout, auditives. J'ai beaucoup de mal, par exemple, à écouter Peer Gynt en essayant de faire autre chose. C'est impossible, il faut que je me pose et que j'écoute, avec de profondes délices et tout autant de frissons qui, s'ils n'ont rien de sexuel, n'en sont pas moins violemment sensuels. Rhâââ, Dans l'antre du Roi de la Montagne. Re-rhâââ, La mort d'Aase.

Je suis en train d'écouter une pièce qui a largement dépassé le statut de célèbre : Pierre et le Loup. Pas dans la version que j'écoutais il y a... 35 ans, probablement dite par Gérard Philippe (je n'ai aucun souvenir du narrateur), mais dans une version dirigée par Tugan Sokhiev (encore lui), Pierre et le Loup et autres pièces russes. J'ai acquis ce disque pour l'offrir à une de mes (nombreuses) nièces dans quelques semaines. Dédicace aidant, puisque l'enveloppe est ouverte, ce serait bien dommage de ne pas en profiter. La musique me fait exactement le même effet que Peer Gynt, ce qui me surprend un peu car je ne me souvenais pas du tout de l'avoir beaucoup écoutée. De toute évidence, elle est restée gravée au recoin de quelques circonvolutions cérébrales.

Nous sommes bien peu de choses, ma bonne dame, que quatre ou cinq notes de musique nous fassent ainsi presque retourner en enfance.

lundi 4 février 2008

Conclusion : j'ai l'air honnête

Il est un adage connu de tous ceux qui s'engagent dans des activités aux limites de la légalité (généralement du mauvais côte de cette frontière) : quoi que vous fassiez, ayez l'air d'avoir pleinement le droit et l'autorité de le faire. Bien que ne doutant pas un instant de la véracité de cette assertion, que j'ai vérifiée plus d'une fois dans le cadre de mes activités professionnelles[1], je ne l'avais jamais validée dans un contexte non professionnel et, de surcroît, improvisé. C'est fait depuis dimanche soir, date à laquelle j'ai emprunté un scooter.

Le terme emprunté est en italiques car j'avais, et j'ai toujours, l'autorisation de l'amie propriétaire dudit scooter, en panne depuis quelques mois[2], pour prendre l'impétrant et l'amener à l'un de mes voisins, bricoleur motoriste de longue date. Toutefois, ladite amie était absente dimanche soir, son scooter étant garé dans la rue avec tout ce qu'il faut d'antivols et autres cadenas. Comme il n'était pas attaché à un mur ou à un piquet quelconque, l'épreuve n'était pas insurmontable.

J'ai donc levé le scooter, afin que sa roue avant (bloquée par un cadenas, la direction étant bloquée elle-aussi par le Neimann) soit dans mon coffre, la roue arrière reposant sur la route. A l'aide de moult sangles de déménageur, j'ai fixé le biniou pour éviter qu'il ne verse d'un côté ou de l'autre ou que, suite à un cahot, la roue avant ne sorte du coffre, laissant le scooter errer sur la chaussée[3]. Et j'ai roulé, d'abord en ville, puis sur une voie rapide, et enfin sur les petites départementales qui font tout le charme et une grande partie de la mortalité de notre belle civilisation automobile.

Personne ne s'est posé la moindre question quant à cette opération, pourtant réalisée en pleine rue (pas très passante, je le concède). J'ai même discuté avec quelques passants, habitant dans la rue, qui ne me connaissaient ni d'Adam ni d'Eve et auraient très bien pu considérer que je volais le scooter. Mais non, rien, pas de remarque ni le moindre appel aux forces de l'ordre pour signaler qu'un individu louche et pathibulaire levait un scooter dont, à l'évidence, il n'avait pas les clés. Ce fut pareil sur la route : l'attelage un peu hétéroclite aurait pu attirer l'attention d'un quelconque pandore, justifiant au moins une demande de papiers. Déception derechef.

Bref, je dois avoir la tronche d'une brave pomme honnête jusqu'au bout des ongles.

Juste pour rire, changeons un tantinet la situation. Si une personne dont les géniteurs sont, disons, originaires d'outre-Méditerranée, avait fait exactement la même chose, exactement dans le même contexte, combien de temps aurait-il fallu à la Police pour arriver ?

Notes

[1] Parfaitement légitimes et légales, je précise au cas où.

[2] C'est le scooter qui est en panne. Quoi que.

[3] Probablement pas bien longtemps, mais certainement avec des conséquences désagréables pour les autres usagers de la route et pour le scooter.