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mercredi 23 novembre 2005

Je ne réponds jamais aux défis...

... ceux qui me sont proposés étant généralement de la catégorie je-vais-plus-vite-que-toi ou vroum-vroum-je-démarre-plus-mieux-fort-au-feu-vert. Je n'ai rien à prouver à des inconnus qui placent leur virilité dans le nombre de décibels ou de chevaux de leur moteur.

Je dois donc reconnaître avoir longuement réfléchi lorsqu'elle m'a si aimablement transmis l'une des chaînesqui fleurissent sur les blogs (non sans avoir d'ailleurs souligné la déliquescence des refileurs-de-chaînes). Répondé-je ? Ne répondé-je point ?

J'ai réalisé que l'impétrante n'était selon toute probabilité pas quelqu'un cherchant à affirmer sa virilité par un quelconque biais dévoyé. Bien sûr, la traitresse ayant déjà usé du décel des secrets d'une tierce partie, je ne puis user de cet habile subterfuge. Voici donc quelques-un de mes petits secrets.

  1. J'ai appris la dactylographie à 13 ans et j'étais capable de sortir du 100 mots/minute sur une machine mécanique.
  2. Je ne paye jamais les parcmètres et, contraventions incluses, je suis plus que largement gagnant.
  3. J'ai souvent été accusé de ne jamais rien faire qui ne soit réfléchi, et c'est probablement vrai.
  4. Je sais faire un noeud de cravate depuis l'âge de 10 ans, même pas honte.
  5. Je suis timide. Si, si.
  6. Je suis incapable de danser. Sauf les slows. Et encore.
  7. J'exècre les fautes de ponctuation. Vraiment.
  8. Je suis capable de rancune tenace : 31 years, and still counting.
  9. Je ne peux imaginer porter des chaussettes qui ne seraient pas assorties à ma chemise.

On va arrêter là, il ne faut pas trop titiller le voyeurisme de son lectorat. Quant à mon voyeurisme, j'ai d'autres façons de le satisfaire que de transmettre ces questions à qui que ce soit. Ce qui ne signifie pas qu'il vous est interdit d'y répondre si le coeur vous en dit.

mardi 11 octobre 2005

Une nouvelle...

Parmi les explications pour ne pas me filer un contrat, la plus courante est Vous êtes trop cher.
En général, je n'ai pas vraiment de difficultés pour expliquer que mes prestations boxent dans une catégorie largement supérieure à celles de ceux qui s'apprêtent à avoir le contrat. Quand on met les prospects en face des deux choix Du pas-cher pas-terrible et Du un-peu-plus-cher très-bon, ils doivent prendre leurs responsabilités et, s'ils choisissent le pas-cher et que ça se passe mal, au moins ils ne viendront pas pleurer d'avoir eu ce qu'ils méritaient.

Aujourd'hui, j'ai pas pu jouer à ça. On m'a dit Sur ce contrat, nous ne voulons pas quelqu'un de trop compétent.Première fois que, à tarif équivalent, je vois un prospect prendre volontairement le moins qualifié (qui était le concurrent, évidemment).

dimanche 9 octobre 2005

Puisqu'il le faut

Une personne que je ne nommerai pas m'a donné un gage surprise, que je me dois d'exécuter. Dont acte, voici la 5ème phrase de ma 23ème note, datée du 2 octobre 2003, ce qui ne nous rajeunit pas.

Mais ça m'inquiète un peu quand meme de n'avoir "vu et lu" que la première partie de la phrase.

Sortie du contexte, c'est moins évident à comprendre. Au passage, on notera que 2 octobre 2003, soit 2/10/03, soit deux fois dix plus trois, ça fait 23. Hasard ?

Je transmets le flambeau à qui veut, mais aussi à

Aucune de ces personnes n'a la moindre obligation de s'exécuter si l'humeur ne lui en sied pas, on n'est pas des sauvages.
Les instructions sont les suivantes :
  1. Go into your archive / allez dans vos archives.
  2. Find your 23rd post (or closest to) / retrouver la 23e note ou celle proche de ce chiffre.
  3. Find the fifth sentence (or closest to) /retrouver la 5e phrase.
  4. Post the text of the sentence in your blog along with these instructions / afficher le texte de la phrase ainsi que les instructions.
  5. Tag five people to do the same / Demander à 5 personnes d'en faire autant.

lundi 3 octobre 2005

A pu soleil ?

Comme vous le savez sans doute, nous avons eu une éclipse annulaire partielle de soleil ce matin. Par chez moi, du fait d'une couverture nuageuse importante mais variable, ça a donné ça au début (i.e. quand les nuages ont bien voulu laisser passer la lumière) :

et ça sur la fin :

A toutes fins utiles, ces photos ne sont pas libres de droits.

Edit du 11 octobre : j'ai modifié l'adresse électronique portée sur les images. Merci aux correcteurs de m'avoir signalé cette erreur, je me flagelle pour me punir (mais pas trop fort, rêvez pas non plus).

mardi 27 septembre 2005

Me prendrait-on pour un con ?

Vous l'avez peut-être compris depuis le temps, je ne suis pas salarié mais TNS (Travailleur Non Salarié, c'est pourtant évident non ?). Profession libérale, pour être plus précis. Jusque-là, rien de bien spécial, ça arrive à plein de monde. Et, comme ce plein de monde, je cotise à une caisse d'assurance maladie (et à pleins d'autres vils collecteurs de l'argent durement gagné à la sueur de mon petit front). Bon. Pareil, rien de spécial.

Pour pouvoir répondre à certaines demandes d'administrations accros à mes compétences, j'ai besoin de certificats disant que je paye mes cotisations sociales, que je ne fraude pas et que je me brosse les dents tous les jours.

URSSAF : un demi-coup de téléphone, 10 secondes d'attente, une conseillère, deux questions et le certificat arrive par la poste demain. Bravo.
Caisse de retraite : encore plus fort, le certificat est envoyé automatiquement chaque année. Rien à demander, faut juste pas le perdre. Chapeau.

Mais pour la caisse maladie...J'appelle.
Répondeur, j'appuie sur la touche étoile comme j'y suis invité.
"Si vous êtes un assuré, appuyez sur la touche 1". Ok, je suis un assuré, j'appuie sur la touche 1.
"Merci d'avoir appelé .... Tût tût tût". Le truc me raccroche au nez (après m'avoir remercié de l'appel, y sont quand même polis).

Bon, j'ai peut-être fait une erreur, après tout il est 10:15, ça fait à peine trois heures que je suis réveillé, deux cafés seulement, le clavier de mon téléphone est petit... Je refais, et rebelotte. Dès que je me déclare "assuré" (ou cotisant, ou cochon de payeur, comme vous voulez), ça me raccroche au nez.

Merci.

Mais c'est pas tout. A force de patience (parce que j'ai vraiment besoin de ce #&@%ù$ de certificat), je finis par passer le barrage du raccroché immédiat. Et ça donne...

"Si vous êtes un assuré, appuyez sur la touche 1". J'appuie. Miracle, ça continue.
"Vous êtes en relation avec ..., tous nos conseillers sont occupés, merci de patienter. Votre attente ne dépassera pas trois minutes."
S'ensuivent 60 secondes de musiques à donner envie de se jeter dans le fleuve du coin, puis de nouveau le message "Vous êtes en relation... trois minutes". Le temps s'écoule, le message revient une seconde fois. Si vous avez bien suivi, cela signifie que j'entame ma troisième minute d'attente, donc il me reste au pire 60 secondes à attendre avant d'avoir un conseiller (parce que je ne peux pas imaginer que le message soit toujours le même, hein, ils ne disent pas "trois minutes" comme on dit "un instant", hein, c'est vraiment un maximum de trois minutes d'attente, hein).

Tic tic tic fait la trotteuse de ma montre. Et soudain...

Tût tût tût. Raccroché de la ligne. Je regarde le chrono du téléphone, qui indique 2:57.
En effet, mon attente totale n'a pas dépassé trois minutes. Très fort.
Très, très fort, même. Mais pas dans le même registre que mes précédentes félicitations.