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mercredi 3 septembre 2008

Dialogue de sourds

Comme vous le savez peut-être, je suis profession libérale, et sans collaborateur même si je co-traite régulièrement des dossiers avec des confrères. Ce qui signifie que, lorsque je réponds au téléphone, bien que je me présente sous mon nom commercial, c'est bien moi et nulle autre personne qui décroche. Pas de secrétaire ni de filtre, l'appelant est en contact direct avec monsieur le Président (et aussi avec monsieur le directeur financier, monsieur le directeur des achats, monsieur le responsable immobilier, tout ce que vous voulez, je suis une multi-nationale à moi tout seul si j'en ai envie).

Cela ne m'empêche pas de faire barrage aux gens qui appellent en demandant à parler à tel ou tel directeur ou responsable, de façon non nominative (Je veux parler au responsable des achats s'il vous plaît)[1]. Le barrage est celui mis en place par tous les assistants et secrétaires : C'est à quel sujet ? Si le sujet est inintéressant (c'est-à-dire bien trop souvent), Monsieur le Directeur est occupé (indisponible ou pas intéressé, c'est selon).

Là, je viens de recevoir un appel d'un certain Monsieur Gautier, de la société IFPI (ou ISPI), que je ne connais ni d'Adam ni d'Eve tant pour l'entreprise que pour l'individu. Il a fort mal vécu le barrage :

"Bonjour, ici Monsieur Gautier, société IFPI, je voudrais parler au directeur de l'entreprise.
- C'est à quel sujet ?
- Je suis Monsieur Gautier, société IFPI, je veux parler au directeur de l'entreprise.
- Oui, mais c'est à quel sujet ?
- Ecoutez, je suis Monsieur Gautier, société IFPI, je veux parler au directeur de l'entreprise. C'est clair, non ?
- C'est clair, mais au sujet de quoi voulez-vous parler avec le directeur ?
- Nous parlons la même langue, non ? Il faut que je vous l'envoie avec accusé de réception ? Je suis Monsieur Gautier, société IFPI, et je veux parler au directeur de l'entreprise. Il est là, non ?
- Il aime savoir pourquoi on le dérange. Donc, quel est le but de votre appel ?
- Je suis Monsieur Gautier, société IFPI, je veux parler au directeur, c'est incroyable ça."

Et il raccroche.

Cher Monsieur Gautier, de la société IFPI, je me permet de vous signaler que votre nom ou votre société ne sont pas suffisants pour décider si votre appel est pertinent ou intéressant. Un peu d'humilité et de courtoisie ne vous feront probablement pas de mal.

Notes

[1] Quand on me demande nominativement Je voudrais parler à M. Xj, je dis que c'est moi, quand même.

lundi 25 août 2008

Y'a des fois qu'on se demande...

Suite à la défection brutale de mon bailleur (en bref, il s'est fait expulser de ses locaux, et ses locataires se sont retrouvés à la rue avec un préavis de 15 jours à peine), j'ai dû déménager mon bureau professionnel. Un peu chiant, mais j'y survis. Sauf qu'il faut que je recolle tous les morceaux, et notamment le téléphone.

Vous me direz, et c'est aussi ce que je pensais il y a quelques semaines, où donc est le problème, en plein coeur de Toulouse, pour obtenir le téléphone ? Nulle part, on peut obtenir très facilement, et en une petite semaine, une ligne de téléphone. Sauf si on demande à France Télécom et que l'on veut conserver son numéro de téléphone précédent, et que ce numéro appartient à un autre opérateur (Completel, en l'occurrence).

Nos amis de l'ex-opérateur monopolistique savent traiter la portabilité des numéros fixes quand on les quitte. Si vous avez un numéro FT et que vous changez pour un autre opérateur, y compris dans la téléphonie fixe, vous pouvez conserver le même numéro. Mais les collaborateurs de FT sont totalement incapables de ne serait-ce que comprendre la portabilité d'un numéro quand on veut quitter un opérateur alternatif pour aller chez FT. Depuis deux semaines, j'ai beau faire (y compris signaler qu'un de mes voisins a réussi à obtenir ce portage entrant chez FT, en montrant une copie du beau formulaire à logo FT qu'il a rempli), aucun des interlocuteurs que j'ai eus au téléphone ou que j'ai rencontrés n'a dérogé au discours du "C'est impossible, ça n'existe pas".

Comme s'il était normal et fréquent qu'on quitte FT pour la concurrence, mais totalement impensable qu'on quitte la concurrence pour rejoindre FT[1].

Allez comprendre.

Notes

[1] J'ai une très bonne raison pour choisir FT : le bureau où je vais est neuf et n'a donc pas encore été raccordé au réseau téléphonique; en théorie, FT est le plus compétent pour faire ce raccord rapidement. En théorie, évidemment.

vendredi 25 juillet 2008

Que répondre à pareille question ?

Issu d'un document que je suis en train de remplir, histoire (peut-être) d'apporter mes minces compétences à des entités internationales (d'où l'usage de l'anglais).

Actes contraires à la morale

La principale question que je me pose est le niveau de détails qu'il faut produire, au cas bien sûr où l'idée vienne au soumissionnaire de répondre oui à la question. Faut-il fournir des photos ? Des témoignages certifiés ?

mardi 22 juillet 2008

A votre bonne santé !

Il est des opinions parfois tranchées sur les qualités (ou l'absence de) de certaines boissons gazeuses. Il n'en demeure pas moins que je n'avais jamais vu un restaurant exprimer ainsi sa réprobation d'une boisson bien connue.

Caca-Cola

mercredi 16 juillet 2008

Ca ne s'invente pas

Le bac de français est passé. Je ne vous donnerai pas le détail des notes de l'Héritier, ça ne regarde que lui et sa conscience. Cependant, le total de ces mêmes notes est amusant : 42. Encore une fois, nous retrouvons cette constante universelle, la vie, l'univers et tout ça.