Nuits de Chine, nuits câlines

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jeudi 2 juillet 2009

Delta Tango Charlie

Parfois, les geeks gestionnaires de serveurs se lâchent - mais de façon discrète, souvent tellement discrète que ce n'est pas vu des simples mortels. Un de mes nombreux outils d'analyse de logs vient ainsi de me remonter une erreur classique (pour l'erreur en elle-même) accompagnée d'un message un tantinet moins courant :

Jun 30 09:27:03 relais postfix/smtp[18333]: 209111C74D4: to=<xyz@la.bas>, relay=[une IP]:25, delay=0.6, delays=0.01/0.01/0.41/0.17, dsn=4.2.0, status=deferred (host [une IP] said: 450 4.2.0 <xyz@la.bas>: Recipient address rejected: DELTA TANGO CHARLIE (in reply to RCPT TO command))

L'erreur 450, c'est Requested mail action not taken: mailbox unavailable.. Le message, DTC, c'est... un peu plus aggressif. Ce genre de message est rarement vu par les utilisateurs, et seulement parfois vu par les administrateurs des serveurs. Humour de geek, d'une certaine manière.

lundi 29 juin 2009

Quand le Diable s'en mêle

Hier, avec CeT, nous nous perdîmes à l'Opéra afin d'y savourer un Faust de Gounod de fort bonne facture - quoi que je ne puisse m'empêcher de pester un peu, rien cependant par rapport à la Dame de Pique.

Je commence par la mise en scène. M. Nicolas Joël va aller prochainement officier à Paris, et c'est fort dommage pour nous. J'ai beaucoup aimé la mise en scène[1]. Quelques surfaces semi-réfléchissantes, une ambiance teintée de bleu parfois déchiré de rouge lorsque Méphisto s'exprime, très peu d'éléments annexes, et pourtant tout y était... Mention spéciale pour le premier acte (dans l'étude de Faust) et pour le tableau à la cathédrale. Bravo monsieur Joël, et continuez longtemps ainsi. Moi qui aime les styles dépouillés, j'étais servi.

Servi, nous l'étions aussi par une Marguerite (Inva Mula) intéressante. Ses interrogations et ses peurs (la tentative de prière, interrompue par Méphisto), ses doutes après avoir été séduite puis abandonnée par Faust, sa folie (dernier tableau du cinquième acte, en prison) sonnaient justes, et étaient d'autant plus percutants que la mise en scène minimaliste ne nous distrayait en rien.

Faust (Giuseppe Filianoti) s'est révélé un peu emprunté mais efficace. C'est son jeu de scène et ses attitudes qui m'ont quelque peu gếnés : ça manquait un poil de conviction, pas suffisamment pour gâcher le plaisir de l'entendre, mais comme un truc qui vous gratte quand tous les regards sont braqués sur vous et que vous ne pouvez vous soulager. C'est la même remarque que je ferai sur Méphisto (Orlin Anastassov). Un très belle basse, mais crénom de nom, il est supposé incarner le Diable (avec un D majuscule, s'il vous plaît). Il n'était pas assez démoniaque, pas assez inquiétant, presque trop retenu, trop poli, trop lisse. Son interprétation du Veau d'Or, au second acte, manquait de souffle (au sens épique du terme, pas au sens respiratoire). Le jeu de scène était très correct (notamment avec Dame Marthe, interprétée par Isabelle Vernet), la voix était puissante et solide, mais le personnage tenait plus du Petit Démon que de Satan himself.

Enfin Siebel (Blandine Staskiewicz), qui m'a un peu surpris parce que décidément j'ai du mal avec les rôles masculins tenus par des femmes[2], mais une fois le filtre adéquat en place on se laisse porter. Elle tient bien le rôle du soupirant ignoré, mais semble avoir été un peu négligée dans la mise en scène. C'est dommage, il eût été intéressant que l'on ressente, outre le désespoir de Marguerite abandonnée de son amant et celui de Faust amoureux et rongé de remords, celui de Siebel dont l'amour est ignoré.

Ajout du lendemain La nuit portant conseil, j'ai réalisé que j'avais oublié les choeurs. J'ai toujours aimé les choeurs (les bons, pas ceux des supporters avinés de quelques vagues équipes sportives), et ceux de ce dimanche n'ont nullement fait exception. Les applaudissements qu'ils ont reçus à la fin de la représentation étaient à mon avis en-dessous de ce qu'ils méritaient.

N'allez pas croire ce que je n'ai pas dit. Quelques défauts mineurs, mais ce fut un après-midi diablement agréable.

Notes

[1] A l'exception du second acte, sans grande originalité, mais il faut dire qu'il ne s'y prête guère.

[2] Il n'y a là rien de sexiste.

mardi 23 juin 2009

Rhôôô le menteur !

Je n'ai pas le moindre doute que, dans une organisation professionnelle classique, il existe une catégorie ultra-critique de personnes : les secrétaires. Retirez leurs assistantes à beaucoup de responsables d'entreprise ou de service, et ils ne savent plus rien faire. Mettez une secrétaire de mauvaise humeur, traitez-la comme moins que rien, et elle peut facilement vous pourrir l'existence. En bref, des terreurs potentielles disposant d'un pouvoir quasi-illimité sur ceux qui dépendent d'elles. Par chance, elles n'usent que rarement de ce pouvoir totalitaire[1].

J'ai eu la semaine dernière un exemple de régression d'un responsable d'entreprise qui, tel un gamin en maternelle, s'est enferré dans une série de mensonges de plus en plus grossiers uniquement pour éviter d'avouer à sa secrétaire qu'il n'avait pas fait quelque chose qu'il aurait dû faire.

En bref : il devait m'appeler pour confirmer un point dont j'avais discuté avec sa secrétaire, et il ne m'a pas appelé. Pas de quoi retrouver sa tête au bout d'une pique sur la grille d'entrée de la société.

J'ai d'abord eu droit à un très classique Je vous ai appelé hier sur votre portable, ça ne répondait pas, auquel ma réponse fut de demander à quelle heure afin que je regarde dans mon journal des appels. Bien sûr, on me renvoie un Je ne me souviens pas exactement, c'était en fin de journée qui m'amène à montrer mon étonnement, d'abord parce que j'étais dans les locaux de la dite entreprise à ce moment et qu'un appel téléphonique était inutile, et ensuite parce que mon téléphone portable n'indique aucun appel sur ce créneau. La marche franchie ensuite a été Ha mais non, j'ai appelé sur votre téléphone fixe en fait, ce qui était plausible et aurait pu suffire - sauf qu'il devait me joindre, donc soit laisser un message (pas de message sur le répondeur), soit rappeler (pas de rappel). Ou, solution qu'il a choisie, dire qu'on avait répondu à son appel, renvoyant ainsi la responsabilité de la non-communication sur celui qui ne m'aurait pas signalé l'appel : J'ai eu votre fils qui m'a dit que vous n'étiez pas joignable.

L'Héritier est capable de beaucoup de choses, mais pas d'entrer dans mon bureau pour répondre à mes appels téléphoniques : il n'a pas les trois clés nécessaires pour ce faire. En outre, il n'habite pas chez moi mais chez sa mère. Enfin, mon bureau n'est pas non plus chez moi mais à quelques dizaines de kilomètres de mon domicile. Toutes remarques que j'ai faites à mon interlocuteur. Lequel a baissé les yeux et enfin avoué J'ai perdu votre numéro de téléphone, mais si je le dis à ma secrétaire elle va m'engueuler.

Notes

[1] Certaines vous le diront, uniquement contre des cibles identifiées et pour d'excellentes raisons.

vendredi 12 juin 2009

Les années se suivent et ne se ressemblent pas toujours

J'ai déjà évoqué, non sans une certaine fierté ou orgueil, mes "résultats" vis-à-vis de l'assistance d'étudiants à mes cours. Sans doute aurai-je dû rester modeste, car cette année c'est la Bérézina : 8 élèves en moyenne, sur une classe de 20. Je ne suis pas le seul à subir cette désaffection : tous les autres enseignants ou intervenants ont signalé que, avec cette nouvelle promotion, l'attendance est plus que clairsemée. Piètre consolation.

Sauf hier, dernier TP (deux heures) et surtout jour du partiel (les deux heures qui suivent). Tout le monde est venu, et je n'ai d'ailleurs pas pu m'empêcher de m'étonner à haute voix des têtes que je voyais pour la première fois. Il est évident que certains étudiants sont totalement largués - à ne même pas savoir se servir de l'ordinateur qui est mis à leur disposition au-delà de l'allumer et de cliquer frénétiquement sur les menus[1]. Un comble pour des bac+4 en informatique. Quelques autres lisent mes supports de cours[2], plus ou moins discrètement. Certains -ceux que j'ai vu régulièrement ces derniers mois- travaillent, ou font semblant, mais au moins j'ai l'impression qu'ils sont là pour l'enseignement et pas uniquement pour la forme et la note.

Autant dire que pour la correction des partiels, je crois que je vais m'amuser.

Notes

[1] Un groupe a réussi à reformater une de mes clés USB au lieu d'en copier certains fichiers.

[2] Il n'est jamais trop tard.

jeudi 4 juin 2009

Visite dominicale et mots bizarres

Le week-end dernier se tenaient les Journées Nationales des Meilleurs Ouvriers de France, en l'abbaye-école de Sorèze. Nous y avons passé quelques heures, CeT, l'Héritier et moi-même. Inutile de décrire les piques de vile jalousie qui nous assaillaient à chaque exposant ou presque, devant la remarquable qualité[1] des pièces présentées.

J'en ai ramené quelques souvenirs. D'abord cette fort avenante rose blanche et rouge (cliquez sur les images pour la taille normale)

Rose rouge Rose rouge Rose pastèque

qui se révèle être une pastèque sculptée, de même que cette rose blanche

Rose blanche Rose pomme

est en réalité une pomme sculptée.

EDIT du 5 juin : suite à une remarque fort pertinente, je signale que les mots compliqués du paragraphe ci-dessous trouvent une explication dans le texte. Inutile (mais pas interdit non plus) de vous jeter sur Wikipédia ou un moteur de recherche.

Le second souvenir est dans un registre différent, autant visuel que circonstanciel. Pour tout comprendre, il faut savoir que CeT est ophidiophobe et, ce qui a priori n'a pas de rapport, calcéolophile (sans toutefois verser dans la paraphilie).

L'un des exposants du week-end dernier était un bottier[2], ce qui n'a évidemment pas manqué d'attirer CeT - je dois reconnaître que les paires de chaussures exposées étaient tout à fait remarquables. Lorsque je l'ai rejointe[3], elle était en train de caresser quelques bandes de cuir qu'elle trouvait particulièrement souples, fines et douces. Je lui ai posé la question qu'il m'eût fallu retenir : As-tu bien vu ce que c'est ?

C'est tout à son honneur : elle n'a pas hurlé, ni même crié au-delà du raisonnable. Elle s'est seulement enfuie vers une cour extérieure où, pendant quelques cinq bonnes minutes, il m'a fallu la calmer, non sans force rires de nous trois.

Oui, il s'agissait de peaux de serpents[4].

Notes

[1] Visuelle, technique et éventuellement gustative.

[2] Voilà, vous savez ce qu'est un calcéolophile sans même avoir à chercher dans Wikipédia.

[3] Tant il est vrai qu'il ne faut jamais laisser une femme seule près d'un étal de chaussures, la facture pourrait s'en ressentir cruellement.

[4] Et voilà pour l'ophidiophobie.

vendredi 29 mai 2009

Je dois être fatigué

Je viens de passer un bon quart d'heure à tenter de comprendre pourquoi une clé USB n'était pas reconnue par l'un de mes ordinateurs - reboot, vérification de la configuration du noyau, pilotes de périphériques chargés, dernières mises à jour...

Avant de réaliser que je ne l'avais pas branchée sur l'ordinateur sur lequel je travaillais.

dimanche 24 mai 2009

On n'est pas arrivés

Pour faire différents tests, je suis en train de synchroniser un disque RAID en mirroir. Ca se passe plutôt bien, sauf que...

Raid1.png

Durée estimée à 7900 minutes, soit un peu plus de 131 heures, ou cinq jours et demi - sur une machine que j'éteinds la nuit. Quelque chose me dit que je vais modifier mon protocole expérimental.

jeudi 21 mai 2009

Nouvelle orthographe ou faute ?

J'avoue être perplexe : c'est une affiche éditée par la Mairie de Toulouse. Bien que de gauche, on pourrait espérer qu'ils respectent deux ou trois bricoles dont l'orthographe, certes réactionnaire, des mots latins (cliquez sur l'image pour une version plus grande).

FOROM ou FORUM ?

mardi 19 mai 2009

Xkcd

Je suis un assidu fan de xkcd depuis de longues années (au moins deux, voire trois, c'est très long sur Internet). Certaines planches sont d'une pertinence qui me pose problème. Par exemple (cliquez sur les images pour les obtenir en taille normale) :

Xkcm.com

J'avoue faire encore (irrégulièrement, certes, mais quand même) ce type de rêve.

Alors que dire de ceci, sachant que l'Héritier est en train d'apprendre à conduire et que cela représente presque parfaitement ce qu'il est capable d'envisager ?

Xkcm.com

vendredi 15 mai 2009

Encore des photos

Je devrais plus régulièrement vider la carte mémoire de mon téléphone portable. Voilà deux photos faites l'été dernier, alors que nous nous rendions, l'Héritier et moi, sur notre lieu de vacances. Dans les deux cas, un camion avec un logo un peu particulier.

Pour le premier, tout est dit sur le battant droit de la porte (cliquez sur la photo pour avoir la version grand format, sur laquelle le logo est lisible). J'avoue qu'il faut un aplomb certain pour nommer ainsi une coopérative. Et cela doit amener une certaine difficulté pour attirer de nouveaux clients (quoi que, de nos jours...)

Coopérative des connards

Le second logo est une mise en forme particulièrement malheureuse. D'après les couleurs et le nom de l'entreprise, les lettres qui composent ce logo devraient être lues dans l'ordre "T D C" (Transports De Clercq). Mais, vous comme moi, nous le lisons simplement de gauche à droite (idem, cliquez sur la photo pour la version grand format).

DTC !

Quel est le graphiste qui a osé commettre ça ?

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